La difficulté pour le généalogiste réside dans le choix de la bonne orthographe, et ce d'autant que la présence de signatures reste rare : faut-il prendre le nom comme il est inscrit à la naissance, au mariage ou au décès, ou encore celui qui est signé quand la signature existe ? Faut-il plutôt utiliser le nom tel qu'il existe aujourd'hui ou tel qu'il figure sur les tables décennales en majorité ? Aucune règle n'existe en la matière, et chacun jugera au mieux de ce qu'il doit faire.


1/ quelle orthographe choisir

C'est bien ennuyeux : pour une même personne, plusieurs orthographes de son nom ont été utilisées entre sa naissance, son mariage et son décès, et aucun autre document ne vient étayer nos suppositions... quelle orthographe faut-il alors choisir ?

Il n'y a pas de règle en la matière, et chacun agira selon son intuition. On peut toutefois se baser sur plusieurs possibilités :

  • noms.jpgutiliser le nom donné lors du mariage, probablement le plus fiable car l'individu est vivant et adulte, et surtout présent physiquement. Un acte de naissance/baptême est moins fiable car le père est le seul déclarant, quand il est présent. L'acte de décès l'est encore moins, car il arrive fréquemment que les déclarants n'aient pas de lien familial.

  • utiliser la signature donnée par le principal intéressé... s'il sait signer : cela est risqué, car on ne sait pas si lui-même est certain de ce qu'il écrit. Par contre, si sa signature est toujours la même quels que soient les actes où il l'appose, alors que ces mêmes actes donnent des orthographes fantaisistes, on peut alors se dire qu'il sait ce qu'il fait et respecter sa signature. Dans ce cas, mieux vaut contrôler les signatures de ses proches, père, mère, fils, filles, frères, sœurs, pour vérifier si tout le monde utilise la même orthographe.

  • regarder sur les actes d'autres familles de la commune, s'il y en a, quelle orthographe est la plus souvent employée, et partir du principe que la plus fréquente, même si elle ne concerne pas ses propres ancêtres, est la règle.
    Un bon moyen pour cela est de regarder les tables décennales, même quelques générations plus tard, à une époque où les noms commencent à se stabiliser.

  • utiliser le nom de l'ancêtre le plus récent et le conserver.


2/ comment saisir un nom sur votre arbre


En matière d'informatique, c'est partout la même chose : une seule case "nom" est disponible, il faut donc choisir un seul nom...
On déconseillera de saisir un nom sous toutes les formes rencontrées, y compris les plus rares, comme par exemple "LEFEBVRE, LEFEVRE, LEFEUVRE" dans une seule case. Cela n'est pas lisible et plutôt déroutant. Utilisez les formes les plus répandues, et indiquez dans les notes les autres formes rencontrées.

Lorsque le nom a vraiment beaucoup évolué, alors choisissez l'ancêtre sur lequel le cas est sans ambigüité, et changez son nom par rapport à celui de son père. Le père et tous ses ancêtres se nommeront LEFEBVRE, le fils et tous ses descendants se nommeront LEFEVRE, on peut ainsi appréhender l'époque où il y a eu une réelle évolution dans l'orthographe du nom.


3/ rechercher un nom


Les membres Privilège ont la possibilité, en faisant une recherche par nom (par patronyme ou par individus), d'utiliser la case "élargir aux variantes", et de personnaliser ces mêmes variantes à volonté.

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NB : La saisie du nom sous une seule forme n'est pas préjudiciable lors des recherches, car on retrouvera toujours les éventuelles autres formes du nom dans l'ascendance ou la descendance.


> Comment fonctionnent les variantes : voir notre tutoriel complet

Retrouvez ici la précédente partie de notre étude sur les noms de famille.