Quand avez-vous commencé la généalogie ?

Élise - En été 2006, lorsque j’étais étudiante : en découvrant le nom de mes arrière-grands-parents dans un arbre en ligne. J’ai poursuivi les recherches de ce côté et j’ai immédiatement attrapé le « virus » !

Sophie - J'ai commencé il y a bientôt 20 ans.

Quand avez-vous commencé à utiliser les réseaux sociaux ?

Élise – Pour la généalogie, j'ai commencé quelques temps après le lancement de mon blog, en 2012. Tout d’abord Scoop.it, par simple curiosité et parce que j’avais constaté que des gens arrivaient sur mon blog par ce biais. Puis, petit à petit, Twitter, Facebook, Pearltrees, et plus récemment Google+, Pinterest et Delicious.

Sophie - Je suis sur Facebook depuis 2008 et 2010 pour Twitter.


A quoi servent les réseaux sociaux en généalogie ?

Élise - Il est possible de distinguer quatre fonctions principales des réseaux sociaux : la découverte de nouveaux liens, l’organisation des favoris (Pearltrees, Delicious, Pinterest), partage d’information et l’interaction avec d’autres généalogistes (Facebook, Twitter, Scoop.it, Google+).

Sophie - C'est un lieu d'échange pour tout ceux qui n'ont pas de blog et une porte d'accessibilité pour ceux qui en ont un. Ils servent à diffuser une information, à l'entraide dans le cas des groupes sur Facebook. Twitter peut également être un vecteur grâce aux RT (retweets) et faire jouer les réseaux des uns et des autres.

Généalogiste professionnelle, Sophie Boudarel est spécialisée dans la formation autour de l'organisation du travail généalogique, des archives personnelles, et de l'utilisation des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) appliquées à la Généalogie. Passionnée par les vieux papiers et les nouvelles technologies, elle partage avec les internautes ses conseils et ses découvertes sur son blog « La gazette des Ancêtres ».

- Son blog :
http://lagazettedesancetres.blogspot.fr/
- Son Twitter :
https://twitter.com/gazetteancetres
- Son Facebook :
https://www.facebook.com/lagazettedesancetres?fref=ts


Sont-ils devenus indispensables ?

Élise - De nos jours, il y a tellement de réseaux sociaux et nous en entendons tellement parler que nous pouvons avoir l’impression qu’ils sont indispensables. Suivre l’actualité généalogique au moyen des réseaux sociaux prend un temps considérable, sans pour autant réaliser une veille documentaire efficace. Il est donc préférable de les utiliser avant tout pour l’interaction entre généalogistes et l’organisation de ses données.

Sophie - Rien n'est indispensable. Nous arrivions à faire sans avant leur arrivée. Néanmoins ils apportent un plus non négligeable qui va être la variété des personnes touchées. Elle sera plus grande qu'au sein d'un forum.


Sont-ils réservés aux "jeunes" ?

Élise - L’usage des réseaux sociaux est à la portée de tous les passionnés de généalogie et pas seulement des « jeunes ». De nos jours, la pratique de la généalogie se passe en grande partie sur Internet donc tous les généalogistes, quel que soit leur âge, sont amenés à maîtriser un grand nombre d’outils informatiques.

Sophie - Non. Je connais des personnes de plus de 80 ans sur Facebook et de plus de 60 ans sur Twitter. L'entraide présente au sein de la communauté généalogique fait qu'il est aisé de s’approprier ces réseaux. Il y aura toujours quelqu'un pour expliquer.


Quels sont les réseaux sociaux les plus utiles ? Pourquoi ?

Élise - Tout dépend de l’usage que l’on souhaite en faire. Je conseillerais Facebook ou Scoop.it à une personne qui n’a pas de blog, mais souhaite partager des informations avec d’autres passionnés de généalogie. Facebook a des avantages supplémentaires : les interactions et l’entraide entre utilisateurs y sont facilitées et ce réseau permet de rassembler un grand nombre de cousins et de les informer de l’avancée de nos recherches. Pour une personne qui souhaiterait lancer son blog de généalogie et le faire connaître rapidement, je conseillerais plutôt Twitter : on s'abonne plus facilement aux nouveaux venus sur cette plateforme.

Sophie - Tout dépend de la communication que vous souhaitez avoir. Pour favoriser l'échange, les discussions, le blog est très bien, à condition de répondre à ses lecteurs ! Après le blog, j'utilise beaucoup Twitter. Du fait de la limitation aux 140 caractères il faut être concis et précis. Je préfère cette forme d'échange à celle sur Facebook ou l'on peut très vite dévier du sujet initial !

Elise a créé son blog, « Auprès de nos Racines », pour partager ses découvertes et ses méthodes de recherche avec sa famille et d’autres passionnés de généalogie. Ce dernier parle non seulement de généalogie mais aussi d'histoire, de patrimoine et de vieux métiers. Elle a écrit récemment un article intitulé « Comment utiliser les réseaux sociaux en généalogie ? » sur lequel vous trouverez de plus amples informations sur le sujet.

- Son blog :
http://aupresdenosracines.blogspot.fr/
- Son Twitter :
https://twitter.com/EliseGenealogie
- Son Facebook :
https://www.facebook.com/elise.aupresdenosracines?fref=ts

Et ceux qui n'en valent pas la peine d'après vous ?

Élise - L’essentiel est de savoir à quoi s’attendre avant de s’abonner à un réseau, pour ne pas être déçu. Certains, considérés à la base comme des plateformes d’échange, se révèlent au final peu propices aux discussions entre utilisateurs : c’est le cas de Twitter, du fait de la limitation des messages en nombre de caractères.

Sophie - Je viens de supprimer mon compte Pinterest. Je n'ai pas trouvé d'intérêt à réépingler des images que je pensais intéressantes. De plus, il n'y pas de réels échanges sur ce réseau.


S'il y a un réseau dont vous ne pouvez plus vous passer, lequel est-ce ?

Élise - Scoop.it, qui est à mes yeux le réseau où l’information est la mieux mise en valeur et la plus facilement accessible.

Sophie – Twitter, pour les raisons citées ci-dessus.


Pourquoi écrire régulièrement sur son blog ? Comment ?

Élise - Raconter ses recherches permet de prendre du recul et parfois même de découvrir des éléments nouveaux. De plus, avec les commentaires, ou en lisant d’autres blogs, nous pouvons envisager des pistes de recherches auxquelles nous n’avions pas pensé et échanger avec les autres. Les premiers articles ne sont pas toujours faciles à écrire, mais plus on en écrit, plus les idées viennent, et mieux on arrive à structurer notre pensée.

Sophie - Ecrire régulièrement permet de fidéliser ses lecteurs. Plus on écrit plus il devient aisé d'écrire. Beaucoup de gens n'osent se lancer car ils pensent ne pas savoir écrire pour leur blog. C'est faux. Il ne faut pas laisser la peur nous guider ni se comparer à d'autres généablogueurs qui font ça depuis des années. Il faut commencer petit puis, la confiance venant, le reste suivra.

Le challenge AZ, d'après-vous, pourquoi ça marche ?

Élise - Concernant le challenge AZ, je laisse à Sophie le soin de répondre ;-)

Sophie - Je pense que cela a fonctionné car c'était original, c'était l'occasion de se remotiver ou de se motiver, d'oser se lancer dans le bain de l'écriture sachant que d'autres y étaient également. Mais le plus important pour moi était de faire attention que tout le monde se sente à l'aise, qu'il n'y ait pas de compétition, juste du plaisir. C'est ce dernier point qui est ressorti le plus souvent des bilans des uns et des autres.


Une phrase pour convaincre les frileux de s'y mettre ?

Élise - Je pense que tout passionné gagne toujours à découvrir de nouvelles ressources, à interagir avec d’autres généalogistes et à partager ses découvertes. Cela est vrai pour la généalogie comme pour tous les autres domaines.

Sophie - Osez franchir le pas, vous ne le regretterez pas !