Scandales au XVIIIe siècle : curés et prostituées
Les scandales sexuels impliquant des membres du clergé ont toujours fait sensation parmi la population. Et ils ne datent pas d'hier : au XVIIIe siècle, les faits divers mettant en scène des ecclésiastiques et des femmes de mauvaise vie étaient courants.
C'est grâce à un membre de GeneaNet, Artemisia Solo, qui a récemment publié dans les Relevés gratuits une centaine de notices concernant des procès-verbaux d'arrestations de curés au XVIIIe siècle, que nous pouvons aujourd'hui appréhender la réalité d'alors.
Parfois drôles, toujours émouvants, les scandales engendrés par ces arrestations ont été avalés par l'Histoire. On imagine bien volontiers l'opprobre jetée sur ces malheureux prêtres, curés, diacres, chanoines, etc, victimes de leurs pulsions charnelles, mais deux cent ans plus tard on peut affirmer la prescription : on ne les juge pas.Restent ces témoignages par lesquels on entr'aperçoit les moeurs de l'époque.
Nous vous proposons de consulter trois sources, bien qu'il en existe sûrement d'autres.
La première, les relevés fournis par Artemisia Solo, sont faciles à lire car leur auteur a pris la peine les retranscrire. Les noms des protagonistes (policiers, victimes, prostituées et témoins) en ont été extraits et sont donc trouvables via les moteurs de recherche de GeneaNet : y trouverez-vous l'un de vos ancêtres ?
Avec la seconde et la troisième, on retrouvera quelques témoignages publiés précédemment issus de la même source (des "papiers" trouvés à la Bastille).
La seconde nous présente une "Liste de tous les prêtres trouvés en flagrant délit chez les filles publiques de Paris sous l'ancien régime ; avec le nom et la demeure des femmes chez lesquelles ils ont été trouvés, et le détail des différents amusemens qu'ils ont pris avec elles."
Cette liste a été publiée en 1790, rajoutant probablement à l'ignominie pour les ecclésiastiques concernés, car on peut penser que bon nombre d'entre eux étaient encore vivants. L'avertissement publié en couverture du livre, "Ministres de la religion, apprenez les vices de ce gouvernement que vous regrettez" est sans ambigüité, il témoigne sans détour de cette époque où les acteurs de la Révolution Française avaient souhaité écarter de toute forme d'autorité la religion catholique (constitution civile du clergé votée en juillet 1790, massacre de prêtres à venir), en avertissant les nouveaux tenanciers du culte de la conduite de leurs aînés.
Heureusement pour les principaux concernés, donc les noms étaient clairement indiqués, on peut penser que de tels ouvrages n'étaient pas lus ou connus par l'ensemble de la population, majoritairement analphabète.
La troisième enfin, datée de 1791, ne concerne que pour une faible partie ces témoignages dénonciateurs car ce n'était pas le but de l'ouvrage, mais en reproduit néanmoins quelques-uns (page 681). Il s'agit d'une "Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières : jurisprudence, Volume 10".Son intérêt est l'ensemble de l'article "Prostitution" (pages 678 à 694) qui nous apprend ce qu'il advenait des femmes arrêtées, qui brosse un tableau complet de la prostitution féminine et masculine, sans oublier ce qu'elle fut au cours de l'histoire de France. Les amateurs parferont leurs connaissances avec la lecture de l'article "Débauche" en page 4, qui vaut également le détour.
> Les relevés sur GeneaNet
> L'article "Prostitution" de l'Encyclopédie méthodique
> La Liste de tous les prêtres
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Commentaires
Je viens de découvrir grâce à un lointain cousin (par généanet) que mon ancêtre Christophe Prieur, sieur de Blancfief et de la Vieullerie (1644-1712)qui avait épousé Jeanne Ozias le 26/10/1669 nous fait entrer dans cette histoire de curés infidèles à leurs voeux.En effet le grand père de Jeanne Ozias, Jacques Ozias, sieur de Montlabeur, avait épousé Marie Louise Guitard, fille illégitime de Louis Guitard (1513-1584)chanoine et grand doyen de la cathédrale de Saintes, baron de St Ciers du Taillon, seigneur de Monlabeur et de la Brossardière, très riche, jouissant de prébendes et bénéfices, qui eut cet enfant,Marie Louise Guitard, d'une dame Chastenet.
Je ne suis pas étonnée, car souvent il a été dit que dans les fouilles dans les sous-sols de l'Abbaye royale de Fontevraud à certaines phases de construction ou d'agrandissement, il avait été retrouvé des squelettes de morts-nés. Donc on peut supposer que certaines religieuses sont tombées enceintes, mais quand ? Il n'y a que les experts anthropologues pour nous le dire.
Merci pour cet article et le lien qui amène à la liste de tous les prêtres.
Cela fait un bel argument à ceux qui comme moi ne croient pas aux "sur hommes" !
Ça ne date pas d'aujourd'hui que le célibat est dur à vivre ...
à dominique COTINAT: angenvin, et passionné d'histoire, je connais ces "decouvertes", mais elles ne sont pas dues à ce que vous en dites, car les anciens souhaitaient enterrer leur petits morts, aupres de personnes saintes, et donc, dans le cimetierre des religieuses, ils en etaient convaincus!
la chair est faible, c'est certain, mais faire des monasteres des lieux de debauche, c'est vraipment aberrant!
c'est comme le s trains: on ne parle que de ceux qui arrivent eretard, et pas de l'immense majorité de ceux qui arrivent à l'heure!
Au cours de mes recherches généalogiques en Haute Marne, dans les registres paroissiaux, je suis tombée un jour sur la naissance d'un enfant, dont la mère, encore ado,pressée de questions, révèlait que l'auteur de cet enfant était....le curé du village voisin !
Sur ce sujet il faut lire "Jacques le fataliste et son maître" de Diderot, écrit entre 1765 et 1775. Parmi les histoires racontées par les protagonistes, il y a celle du père Hudson, supérieur d'une maison de prémontrés (Ordre des Chanoines réguliers de Prémontré). "Le père Hudson avait la figure la plus intéressante: un grand front, un visage ovale, un nez aquilin,de grands yeux bleus, de belles joues larges, une belle bouche, de belles dents, le souris le plus fin, une tête couverte d'une forêt de cheveux blancs, qui ajoutaient la dignité à l'intérêt de sa figure; de l'esprit, des connaissances, de la gaieté, le maintien et le propos le plus honnête, l'amour de l'ordre, celui du travail; mais les passions les plus fougueuses, mais le goût le plus effréné des plaisirs et des femmes, mais le génie de l'intrigue porté au dernier point, mais les moeurs les plus dissolues , mais le despotisme le plus absolu dans sa maison." ... "Mais cette austérité à laquelle il assujettissait les autres, lui, s'en dispensait; ce joug de fer sous lequel il tenait ses subalternes, il n'était pas assez dupe pour le partager;"
Suit le récit détaillé des vaines tentatives pour confondre le père Hudson.
Pour que Diderot s'y attarde aussi longuement, il fallait que le fait soit courant et suffisamment choquant. Il dénonce d'ailleurs plutôt l'hypocrisie, voire la perversité d'un certain clergé, que les manifestations du désir.
"Jacques le fataliste et son maître" est donc une excellente et agréable lecture sur ce thème (je n'ai pas tout retranscrit bien sûr) et sur la société du XVIIIème siècle.
Pourquoi parler de ''curés'', les curés sont comme les vicaires, les évêques ... des prêtres tout simplement et restent des hommes , avec leurs défauts mais aussi leurs qualités. Hélas, comme on dit : la chair est faible et personne n'est à l'abri d'un désir sexuel ou autre ! On peut aussi bien citer les hommes politiques, les financiers, les patrons d'entreprises etc... ou même le plus simple des citoyens ... Evidemment il est plus croustillant de citer les infidélités des ecclésiastiques que celles du simple facteur !
Une des questions, très intéressante, est de savoir quand, pourquoi et comment on est arrivé aux voeux de chasteté - et non de célibat comme dit trop souvent. Est-ce pour éviter une dispersion du patrimoine financier des paroisses, sitôt le décès du desservant (ce dernier confondant très souvent ses biens propres et ceux de sa paroisse : l'héritage arrivant dans les mains de tous ses enfants) ? J'aimerais être éclairé sur la question ...Est-ce pour que le prêtre soit totalement au service des fidèles ... et non partagé entre une famille et ces derniers ? ... La quantité de "conciles" est impossible ou presque à comptabiliser. Il suffisait que 5 ou 6 évêques soient réunis ... et l'on avait un concile. Ca a discutaillé ferme sur les questions de prêtrise, avec de nombreux arrangements, rebondissements ...
Les clercs étaient-ils fidèles à leur engagement ? Ici, à Jumièges, il y a une abbaye. Et l'on sait, par de multiples découvertes, que ces bons moines menaient grand train de vie, que tous ou presque vers 1780 - 1790 avaient de multiples "relations" avec les dames du secteur. J'ai personnellement trouvé aux Archives à Rouen - avec 4 de mes élèves - un document dont il n'est fait état nulle part semble-t-il. Il était "coincé" en toute dernière page du registre rassemblant les cahiers de doléances (comme celui de Jumièges, par exemple). Ce document, c'est une lettre envoyée au haut-bailliage signalant le non-paiement d'une commande de vins (je dis bien des vins : Beaune, Chambertin, Meursault, Volnay etc ...)par les moines. La qualité des vins ainsi livrés - et non payés, mais nous sommes en pleine période révolutionnaire et les moines ont été dispersés et l'abbaye vidée de ses occupants : on a alors regroupé là des prêtres insermentés - et les quantités énoncées (des futs de 200 à 240 litres ...) ... tout cela tend à montrer que les moines ne vivaient pas dans l'indigence. Une remarque également: L'ancien guide de l'abbaye - décédé depuis longtemps - assurait que les repas étaient limités à 2 heures pendant le carême "avec une tolérance de 4 heures pour les estomacs germaniques" !!! Pour revenir sur le document cité plus haut : sur place nous avons pu prendre des photocopies. Quand je suis parti en retraite, j'ai omis bêtement d'en récupérer une. Le temps a passé (c'était en 1989) et l'on n'a pas retrouvé ces photocopies ... Je dois toujours retourner aux Archives à Rouen ...Bernard Charon N.B. Je tiens à préciser que la vie monastique à Jumièges a beaucoup varié au cours des siècles et que l'abbaye a connu des périodes, fort longues, où l'attitude des moines était très différente de celle citée plus haut. Je ne suis pas assez féru sur la question ...
L'Eglise exige des prêtres le célibat mais ils ne prononcent pas de voeux de chasteté comme les moines, or l'Eglise ne reconnait pas les relations sexuelles hors du mariage, belle hypocrisie !
Il y a de nombreux témoignages sur ces moeurs (clergés et filles de joie)Mais ,ont ne peut les jugés.Car l'apôtre avait dit: "Que celui qui veut servir le Seigneur ,mais pense avoir du mal à maîtriser ses pulsions,qu'il se marie,mais celui,qui se sent capable de servir le Seigneur et être maître de ses pulsions ,qu'il le fasse".Vous voyez il n'imposait pas le célibat.Comme il est dit dans un autre verset:"Qu'il faut être équilibrer en toute chose".
Transcription en a été faite dans le numéro 100, à partir de la page 53, de Compendium, revue de l'Association Généalogique de l'Oise (troisième trimestre 2012).
Pas besoins de remonter si loin, au XX ème le curé de mon petit village entretenait une relation ambiguë avec entre autre la boulangère, a un tel point que le boulanger s'est suicidé et que le curé est ensuite parti vivre ... plus loin avec la boulangère !
Belle démonstration de l'hypocrisie de l'Eglise d'alors (et d'aujourd'hui)!
Martin LUTHER, l'un des pères de la Réforme, s'est en premier lieu élevé contre le marché des "indulgences" avec lequel l'Eglise Romaine s'enrichissait, puis contre le célibat, ce qui l'a d'ailleurs amené à épouser une nonne !
D'autres dogmes de l'Eglise Romaine ont été combattus par Jean HUSS, tout d"abord, puis LUTHER et CALVIN, mais là n'est pas le sujet.
Je n'ai pas les connaissances Historiques nécessaires, mais j'aimerait savoir quel Concile a imposé le célibat aux prêtres, car à ma connaissance les "dirigeants de consciences" qui ne s'appelaient pas encore "curés" des premiers temps de la Chrétienté, n'étaient pas tenus à ce célibat.
Que les Moines fassent voeux de chasteté, je le comprends, ils sont enclos dans un monastère et vivent en autarcie en priant pour le pardon des fautes des imparfaits que nous sommes.
Je ne parviens pas à comprendre le célibat des prêtres aujourd'hui encore érigé en dogme.
Les Protestants, dont je suis, voient leurs Pasteurs se marier et avoir des enfants. Ils sont des hommes commes nous tous, et vivent dans le monde tel qu'il est comme tout un chacun. J'en connais qui ont divorcé, et se sont remariés. Il ,est certain que leur statut au sein de l'Eglise Protestante n'est plus le même, mais ils ne sont pas rejetés comme les curés dits "défroqués"!
Enfin,je n'ai pas connaissance de Pasteur accusé de pédophilie .
Il serait intéressant qu'un historien, neutre de préférence, nous explique l'origine et la raison ordonnant le célibat aux prêtes (donc référence à un Concile ou à une Bulle Papale)
Je rejoins la question de Bernard CHARON qui me parait fondamentale. A ma connaissance les premiers guides de conscience (je préfère les appeler ainsi et non "prêtres")n'avaient pas l'obligation de célibat. C'est l'Eglise Romaine qui a imposé le célibat à ses prêtres alors que sa hiérarchie s'en dispensait.
Martin LUTHER s"est battu non seulement contre la vente des "indulgences", mais aussi contre l'hypocrisie de l'Eglise, tout comme Jean HUSS quelques années avant en Hongrie, et Jean CALVIN en France quelques années plus tard.
Le Protestantisme n'a jamais demandé le célibat à ses prêtres (les Pasteurs).
Que les Moines fassent voeux de chasteté, cela me parait normal, il sont "en dehors de la vie commune" se consacrent à la prière, et vivent en quasi autarcie; par contre les curés et autres vicaires SONT dans la vie quotidienne à côté de leurs paroissiens, et, à mon avis, devraient pouvoir vivre et aimer charnellement comme ces derniers.
On les appelle "mon père" mais ils ne savent pas ce que ce mot entraine physiquement et moralement sur le plan de la responsabilité quotidienne.
Les Pasteurs Protestants sont des hommes comme les autres, ils se marient, ont des enfants, parfois ils divorcent (j'en connait), et dans ce dernier cas si il ne leur est plus confié de paroisse, ils sont maintenus dans le giron de l'Eglise et il leur est confié une autre mission, telle que les Aumoneries des prisons ou des armées.
La religion Catholique Romaine, elle, rejette purement et simplement le prêtre souhaitant à vivre "dans le siècle" et se marier. Il devient un "défroqué" un paria!
Il serait temps qu'un historien se penche sur la question du célibat des prêtres: quel Concile ou quel Pape l'a imposé et quelles étaient les motivations profondes de la décision.
Cela pourrait, peut-être, peser sur la position dogmatique actuelle de Rome.
Tout est passionnant, vous êtes passionnants.
Cordialement.
Pourquoi dire que les prêtres sont des hommes comme tout le monde et les critiquer ainsi ! soyez un peu logiques et surtout évitez de parler de religion quand vous êtes en dehors, c'est déformant !
N'oublions pas qu'Eve a donné la pomme à Adam. Les femmes pervertissent les hommes... c'est bien connu, alors un prêtre ! il est préférable qu'il reste célibataire... Est-ce la raison ?
La femme a toujours été juste bonne à faire le ménage et des enfants... Dans l'association où je suis, les hommes quelquefois disent tout haut ce qu'ils pensent souvent tout bas des femmes... c'est très révélateur !
L'histoire a souvent condamné le dogmatisme de l'église et l'on est en droit de se demander s'il n'est pas maintenu par pure idéologie sans fondement. Aujourd'hui
la médiatisation de la moindre entorse à la règle fait retomber le scandale sur toute l'église alors que l'abolition d'une telle absurdité favoriserait les rapprochements
entre toutes les églises chrétiennes en donnant une force décuplée face au développement des fanatismes idéologiques.
Bernard CHARON soulève dans le premier paragraphe de son commentaire , un "lièvre" que je voudrais évoquer:
Un de mes ancêtres a eu "maille à partir", en sa qualité de "Syndic de Fabrique de St MERD les OUSSINES" (ce qui doit grosso modo correspondre à un Maire d'aujourd'hui) avec le curé Irénée BROUSSE et son frère (ou neuveu) Jean Baptiste, sur des problèmes de dime sur le blé noir, puis sur les "relations" (dans le sens péjoratif bien sûr) qu'entretenait sa fille Françoise avec le "gestionnaire" du Château du coin.
On le voit, on était curé non de père en fils (encore que...) mais en tous les cas de frère en frère ou d'oncle à neveu, et effectivement cela devait permettre de protéger le peu de biens que pouvaient posséder ces prêtres de basse classe, et on peut imaginer l'incidence au niveau hiérarchique supérieur où étaient destinés les cadets de la Noblesse !
La "dispute" entre mon ancêtre Jacques DARS et les éclésiastiques BROUSSE est résumé sur mon site "GENEANET".
bonjour,
le prêtre peut semer sans remord éventuel, un prêtre défroqué est quasi banni par l'église et j'en connaîs, mais une religieuse qui est parfois soumise et qui est enceinte comment peut-elle ou pouvait-elle "cacher" sa grossesse, le couvent...car des religieuses enceintes ça existe,combien d'enfants d'hommes ou de femmes d'église sont élevés par les "deniers du culte"? le mensonge de l'église est sur ce sujet permanent comme sur d'autres: pédophilie,concubinage non reconnu, naissance....
amicalement à tous
Le célibat des prêtres n'aurait il pas été édicté sous le 1er concile de Latran en 1123.Pourquoi pas plus tôt ? Pourquoi pas plus tard ?
L’idée du célibat pour les personnes consacrées à Dieu existe depuis l’origine du christianisme. On trouve dans Matthieu, XIX, 11-12 : « Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.«
D’un autre côté, Jésus ne choisit pas comme apôtres des célibataires : Pierre a une famille, et notamment une belle-mère.
Toutefois si le célibat ne constitue pas une obligation dans les premiers temps du christianisme, il est néanmoins fortement valorisé par les Pères de l’Eglise, et il est décidé dès l’origine pour les communautés monastiques. Et il est davantage valorisé dans l’Eglise d’Occident que dans celle d’Orient. Ce ne sont là que des pratiques.
Les hommes étant ce qu'ils sont, il y a eu et il y aura toujours des dérives. C'est là qu'il faut voir le problème et non dans le célibat des prêtres ou son absence. Il y a toujours eu de saints prêtres et d'autres, plus...humains.
Il ne faut pas oublier que le texte produit a été édité par des révolutionnaires qui voulaient détruire l’Église et dont la partialité est plus qu'évidente;
Je voudrais ajouter deux remarques:
En ce qui concerne les protestants, certes, ils se marient, mais justement, n'est-ce pas, entre autres, cette situation qui fait qu'ils n'ont aucune visibilité sociale, excepté auprès de leurs fidèles?
Quant aux pédophiles, les statistiques montrent qu'il y en a plus parmi des gens mariés que parmi les célibataires.
Georges Duby a écrit un livre très intéressant dans lequel on trouvera quelques réponses : "Le chevalier, la femme et le prètre: le mariage dans la France féodale"
On peut aussi se rappeler quelques grands personnages tels les Borgia dont la conduite ne nous paraît conforme avec la pensée de l'Eglise actuelle. Autres temps, autres moeurs dit-on.
Il me semble que dans l'histoire de l'Eglise il est des époques où les prêtres avec femmes, compagnes, enfants n'étaient pas obligatoirement mis aux bans de la société, où ils n'étaient pas jugés. Si on s'en réfère à Duby, ce serait plutôt les moines qui étaient sévères sur la conduite à tenir.
Aujourd'hui encore on peut rencontrer des enfants de curés. Ils ne l'avouent pas facilement.
L'Eglise et bien consciente des "pulsions" que peuvent connaître les curés.
C'est pourquoi elle a décrété un "âge canonique", c'est à dire l'âge à partir duquel une femme peut devenir une "bonne de curé". C'est 42 ans.
On devait estimer que, à partir de cet âge-là, une femme n'était jadis plus "appétissante", et ne risquait plus de troubler l'esprit desdits curés.
Mais un prof de biologie m'a donné une autre raison : après 40 ans, les femmes deviennent moins fertiles, et le risque d'avoir un bébé dont le papa serait le curé est moindre.
Que de propos stupides, quelle décadence, certains s'engagent dans les mêmes visions que la mode actuelle de mettre le sexe à toutes les sauces comme un droit, est-ce qu'il ne resterait plus pour l'homme que cette fonction très primitive après s'être gavé de bien matériel, j'ai bien l'impression qu'il y a de plus en plus de trains qui n'arriveront plus à l'heure.
J'ai bien apprécié le commentaire de Bernard Godivier (1er Fev.) qui élève le niveau du débat, et je suis bien d'accord pour le rapprochement des églises chrétiennes, séparées, entre autres, par cette question de plus en plus épineuse du célibat des prêtres. Beaucoup de questions se posent en effet sur l'entêtement de l'Eglise catholique à maintenir cette règle. Je pense que les questions d'héritage restent des raisons majeures.
Intéressée par le commentaire du protestant qui dit ne pas connaitre de pasteur pédophile.
En tout cas, bravo aux chercheurs : c'est fou ce que cette question provoque de réactions !
Oui cela suscite bcp de réactions qui n'ont rien à voir avec la généalogie.
Il faut aujouter aussi celles que DELIBERE%MENT on a décidé de ne pas les écrire, comme la mienne qui , elle, n'était pas contraire aux règles habituelles sur les forums.
O.LEPERE
Il y a sur le sujet un livre qui s'appelle "Les Contes" de La Fontaine. Je dis bien les "CONTES"
et non pas les "FABLES". J'en ai un trés joli (et trés petit exemplaire), trouvé dans la bibliothèque
de mes grand-parents. Edité vers 1720. Le petit format s'explique par le fait qu'il était à l'index
et que ses propriétaires le cachait dans las basses poches de leurs redingotes.
Un de mes voisins, Italien d'origine, maintenant retraité aprés avoir eu un salon de coiffeur toute
sa vie, m'a raconté son enfance à Udine, comme apprenti coiffeur avant son expatriation. Il rasait et
taillait les barbes de toutes les édiles de la ville: maire, notaire, capitaine des carabiniers,
receveur des impots, médecin-chef, archiprètre,...Aprés quand la semaine avait été bonne en affaires,
son maitre et patron l'emmenait au bordel pour le récompenser de son bon travail. Il a noté qu'il y retrouvait tous ... ses clients! pour qui il y avait une entrée spéciale, réservée aux édiles.
L'archiprètre absolvait ses "partenaires" pour leur péchès et leur donnait sa bénédiction pour la suite
de leurs activités.