La bande à Bonnot aux AD 77
Les archives départementales mettent en ligne de nombreux documents, et cela réjouit les généalogistes que nous sommes. Mais la vocation des AD n'est pas seulement généalogique. Leur rôle est de protéger le patrimoine historique et même, parfois, de nous permettre de revivre l'actualité d'une époque.
Il y a plusieurs mois, nous avions évoqué la mise en ligne, sur le site des archives départementales de l'Ain, des pièces du procès de l'affaire Joseph Vacher, tueur en série de la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, nous vous proposons de revisiter l'une des grandes affaires du XXe siècle grâce à un mini-dossier sur la bande à Bonnot, sur le site des AD de la Seine-et-Marne.
a) La "bande à Bonnot"
Les sites web consacrés à Jules Bonnot et à sa bande de malfaiteurs sont légion. Impossible de les citer tous sans froisser les susceptibilités, aussi nous nous contenterons de vous renvoyer à Wikipédia, et de rappeler brièvement ce qu'il en est dit sur ce site : "Jules Joseph Bonnot est un anarchiste français, né le 14 octobre 1876 et mort le 28 avril 1912. Il fut le meneur de ce que la presse appela la « bande à Bonnot », un groupe illégaliste ayant multiplié les braquages et les meurtres en 1911 et 1912."
Les archives de Seine-et-Marne nous proposent de revivre quelques épisodes des frasques de la bande à Bonnot à travers la presse d'époque, sélectionnée pour l'occasion.

b) Fonctionnement de la visionneuse
Pour parcourir les coupures de presse, numérisées en haute définition, quelques explications sont nécessaires :
1- la colonne de gauche présente les coupures de journaux à consulter, avec une barre de défilement verticale. Il suffit de cliquer sur la vignette désirée.
2- la colonne de droite présente l'origine et la nature du document, ainsi qu'un commentaire sur ce que l'on peut y voir.
3- au centre, la visionneuse. A l'ouverture, celle-ci lance un diaporama que vous pouvez stopper grâce à un petit menu de lecture :

Pour un plus grand confort de lecture, nous vous suggérons ensuite d'utiliser la barre d'outils qui apparaît lorsqu'on passe la souris sur le haut de l'image :

En troisième position depuis la droite, un bouton "plein écran" vous sera utile. Notez que vous pouvez également enregistrer l'image sur votre disque dur ou l'imprimer, régler la luminosité, etc.
Une fois l'image affichée plein-écran, vous pouvez utiliser le menu de zoom en déplaçant le curseur sur la barre verticale :

Cette initiative des archives départementales est à saluer pour son intérêt historique et factuel et encouragera chacun, nous l'espérons, à ne pas se contenter des actes d'état civil. Les sites de certaines AD fourmillent de documents divers qu'il est souvent passionnant d'examiner que ce soit pour leur intérêt généalogique, patrimonial, culturel ou historique.
On les complètera évidemment avec les documents glanés dans la Bibliothèque numérique de GeneaNet ou sur divers sites comme Gallica.
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Commentaires
Bonjour
Vous m'intéressez beaucoup car ma grand-mère qui était née en 1902 à Decazeville, me racontait que lorsqu'elle était enfant, elle s'amusait à regarder (par le trou de la serrure!!) des gens qui manipulaient des armes assis autour d'une table.
Plus tard elle a su que c'était la bande à Bonnot.....et elle a eu très peur!!!
Mais à l'époque il n'était pas encore connu ............il commençait leurs méfaits.
Amicalement
Mme Annie BOYER
Intéressante initiative, mais ça serait bien que les AD77 mettent un peu d'ordre dans leurs archives généalogiques. Ça fait des années que je leur en signale des problèmes d'archives pas à leur place (registre d'une ville trouvé dans une autre ville pour une dizaine de cas !) et qui ne sont toujours pas réparées. De nombreux fichiers ne sont pas à leur place et il y a d'innombrables lacunes dans leurs archives en ligne, lacunes que l'on comble en salle par les microfilms.
bonjour,
la légende familiale rapporte que la "bande à Bonnot" aurait "emprunté" pendant sa cavale du sud au nord de la France, probablement pour une étape parmi d'autres, une automobile appartenant à mon grand père. (Étienne Merlin )
Celui ci industriel à Vienne Isère , était un des peu nombreux propriétaires de véhicules automobiles - en l'occurence une De Dion Bouton .
Je ne sais si les emprunts de véhicules dans cette phase terminale de l'épopée "Bonnot" ont été répertoriés.
Je serais curieux d'en apprendre plus sur ce détail de l'aventure des "bandits" . (je possède une photo de cette hypothétique de Dion de mon grd p.)
donc si qq'un le sait - ou sait comment le savoir , merci de me contacter henrimerlin@wanadoo.fr , bonne journée .
J'ai entendu raconter dans mon enfance que Bonnot déguisé en vieille femme se serait caché 2 ou 3 mois dans un petit appartement situé au 1er étage d'un petit immeuble du quartier des Brotteaux à Lyon. A l'arrivée de la police Bonnot se serait échappé en sautant par la fenêtre toujours habillé en femme, à la grande stupéfaction des voisins .
Certains racontaient avoir tout de même été intrigués par le fait que cette vieille femme qui par ailleurs n'attirait pas l'attention ne recevait que des visites masculines.
Bonjour
Je suis une descendante de Jules Bonnot qui était un lointain petit cousin de la grand-mère paternelle (Sophie Elize) de ma maman. L'arrière arrière grand-père paternel de Sophie Elize et L'arrière arrière arrière grand-père paternel de Jules étaient frères.
Bonjour à tous,
Ce site va beaucoup m’intéresser et pour cause. Mon arrière grand-père Eggerickx Joseph Isidore a écrit ses « mémoires » dont je suis en possession. Suite à un départ dans la vie pour le moins difficile (mort précoce de son père, vie misérable qui s’en suivit, …) mon arrière grand-père s’est impliqué, dans un premier temps, dans le syndicalisme belge. Par la suite, il a fréquenté le milieu anarchiste et il côtoit notamment Victor Serge, Dieudonné, Kibaltchiche, De Boé, … Il a notamment témoigné en faveur de De Boé lors du procé « Bonnot ». Voici de qu’il écrit : « …Un soir j’entendis crier les marchands de journaux : La bande Bonnot, arrestation d’anarchistes ! J’achetai, lus le journal e parmi des noms inconnus, j’en découvris deux de camarades particulièrement intéressants et dévoués : J. D. et Victor Kibaltchiche. D. était accusé d’avoir participé le mardi matin à l’attentat de la rue Ordener où un encaisseur avait été attaqué et blessé par plusieurs hommes. Or la veille de l’attentat, J. D. et moi avions assisté à la Maison du Peuple, à la soirée du Francklin socialiste. Le Francklin était un groupement de jeunes gardes. Nous rentrions tard en devisant de choses et autres et vers minuit et quart, nous nous trouvions à proximité du domicile de J. D. où nous nous séparâmes.
L’attaque contre l’encaisseur avait eu lieu vers 9 heures ou 9 heures 30 minutes du matin. Le dernier train du lundi ou plutôt le premier train du mardi quittait Bruxelles-Midi à minuit et 2 minutes. Pour pouvoir participer à l’attentat, J.D. aurait du prendre ce train-là, or, à minuit et quart, nous étions encore chaussée de Mons. Il était donc matériellement impossible que J.D. soit à Paris vers 9 heures 30 minutes du matin et par conséquent tout aussi impossible qu’il prenne part à l’agression. Vu notre camaraderie, mon témoignage aurait pu paraître suspect, mais une voisine vint spontanément déclarer quelle avait vu J.D. rentrer tard vers minuit et demi. J.D. était venu à Bruxelles pour quelques jours. Quand il regagna Paris, ignorant tout de cette affaire, il fût arrêté comme co-auteur, ainsi qu’un autre camarade, Dieud., aussi coupable que lui ! La famille de J.D. invoqua le témoignage de la voisine et le mien, ce que nous acceptâmes naturellement… » et ceci : « … Les parents de J.D., la voisine et moi-même furent appelés en témoignage au procès de l’affaire Bonnot (qui d’ailleurs était mort). Je dus à nouveau aller demander congé à M. G., il ne fut pas surpris, il commençait à s’habituer à mes aventures, me souhaita bon voyage et prompt retour. A Paris, les chats-fourrés nous firent attendre 13 jours, cela nous ennuyait d’autant plus, que moi, particulièrement, ne pouvait faire un pas sans être suivi par les bourres. J’informai le président des assises que s’il ne nous convoquait pas sans délai, nous repartions pour Bruxelles. J’étais d’ailleurs convaincu, et la suite démontra que j’avais raison, que notre témoignage ne servirait à rien. Les chats-fourrés n’avaient pas d’intérêt à ce que les accusés fussent coupables ou innocents, ils avaient des victimes, le reste importait peu.
Le matin, nous nous présentâmes au palais de la Justice ( ?), il aurait été plus facile d’entrer dans une poudrière. Dans les couloirs, il y avait au moins trois barrages successifs de bourriques, chaque fois les papiers étaient soigneusement épluchés. A l’entrée de la salle, nouveau barrage, quant à l’auditoire, en dehors des avocats de la défense : des bourriques, des municipaux et encore des bourriques qui surveillaient les témoins et, par déformation professionnelle, se surveillaient probablement entre eux. Les trois premiers témoins de J.D., oncle, tante et voisine furent rapidement expédiés. Que pouvaient-ils dire d’ailleurs, sinon que J.D. était rentré vers minuit vingt minutes. Quand mon tour fut venu, le chat-fourré me dit :
- Vous parlerez sans haine et sans crainte.
Sans crainte, je crois pouvoir dire que je ne les craignais pas ; mais sans haine ! Quand je voyais d’un côté un groupe de malheureux camarades, de l’autre côté les jurés qu’on avait terrorisés, le procureur général : l’ hyène et les pourvoyeurs de la guillotine et du bagne, le tout sur un fond de mouchards.
Et ce crétin aurait voulu que je parle sans haine, quand je les aurais tous exterminés, si j’avais pu le faire !
Je répétai donc la formule, déjà avec la nette impression que mon témoignage serait sans influence. Néanmoins, je déclarai que J.D. se trouvait en ma compagnie à Bruxelles, après minuit et qu’il était matériellement impossible qu’il se trouve à Paris à 9 heures du matin, puisqu’il n’y avait pas de train pour l’y amener et qu’il n’avait pas d’auto et qu’il n’avait donc pu participer à l’agression.
Cette déclaration était irréfutable pour tout homme de bonne foi, mais les chats-fourrés ne sont jamais loyaux, ni de bonne foi et voici ce qu’il trouva :
- Etes-vous anarchiste monsieur ?
- Oui certes !
- Vous entendez, messieurs mesdames les Jurés, monsieur est anarchiste !
C’était dire hypocritement qu’il ne fallait pas croire mon témoignage et comme les douze trembleurs qui étaient là n’étaient déjà que trop prévenus contre les camarades, mon intervention équivalait à zéro. Le salopard qui présidait était parvenu à ses fins. Je quittai Paris le jour même, écœuré mais non surpris. Le procès se poursuivit, les avocats et les témoins avaient beau démontrer que tel ou tel accusé n’avait pas participé aux actes des autres, rien n’y fit, la plupart furent condamnés et durement. L’occasion était trop belle pour ne pas se débarrasser de tous les gêneurs innocents ou coupables qui leur tombaient sous la main. Quatre camarades : Cal., So., Mon., Dieud., furent condamnés à mort, les trois premiers furent exécutés et moururent bravement, le 4ème, Dieu. vit sa peine commuée en travaux forcés, So. S’empoisonna, Victor Kibaltchiche 5 ans de prison, mon ami J. D. 10 ans de travaux forcés et d’autres pauvres diables qui n’en pouvaient , mais a diverses peine de prison.
Mon camarade J. D. passa 10 ans en Guyane, à l’île du Diable. Ce dangereux malfaiteur s’y comporta tellement mal qu’il devint pharmacien et, tenez-vous bien, instituteur des enfants des gardes chiourmes ! … ».
J’espère donc trouvé sur le site dont il est question, des informations complémentaires aux écrits d’Eggerickx Joseph Isidore. Si quelqu’un à des informations complémentaires ou tout autres remarques, voici mon adresse : pascal.eggerickx@base.be
Ma grand mère entrée à la compagnie du Nord comme Garde-barrières au passage à niveau de Luzarches dut sous la menace ouvrir celles-ci à la voiture de Jules Bonnot et sa bande après leur braquage de la Société Générale de Chantilly en mars 1912 prenant la fuite vers Pontoise. La gendarmerie de Luzarches n'ayant pas le téléphone ne put signaler leur passage dans la commune! Fait relaté dans les journaux de l époque.
Bonjour, je me permets de vous envoyer ce message car je suis de parenté de jules Bonnot, a ce que m'a raconté mon père il était le grand père à mon grand père, mon grand père habitait goux les damblins à côté de pont de roide. et j'aimerais avoir des informations sur lui et sur octave garnier. pourriez vous m en donner ou m envoyer par e-mail des documents des photos...... j'aimerais apprendre a connaitre l'histoire de ma famille. merci encore
Virginie