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GeneaNet : Communauté : Blog Généalogie Lundi 13 octobre 2008 | Fête de Saint Géraud d'Aurillac drapeaux English Español Français Italiano Deutsch Nederlands   

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D'où viennent les Aser ?

La rubrique avait été silencieuse depuis quelques temps, il est temps de la remettre en branle. Voici donc une énigme jamais résolue, soumise à votre sagacité.
L'action se déroule à Nice, dans les actuelles Alpes-Maritimes, auparavant comté à part entière qui a appartenu à la Savoie et à la Sardaigne. Le 21 mai 1852, naît dans cette ville un enfant de sexe féminin dénommé Julie Françoise ASER. A l'époque, Nice est italienne (mais huit années plus tard la ville deviendra définitivement française). Celle-ci est dite de "genitori incogniti", parents inconnus. Les témoins ne nous apprennent rien, lui sacristain (nom difficilement déchiffrable), elle domestique, Maria/Marie Curti.



On pourrait croire la piste définitivement bloquée, mais non. Sur son acte de décès en 1902 à Tourrettes-sur-Loup, village d'où est originaire toute la famille de son mari, de l'autre côté de la frontière (ancien Var, actuelles Alpes-Maritimes), les parents de Julie Aser sont parfaitement connus : Jean-François Aser et Caroline Blanchardi. Ils sont, évidemment, décédés, et on ne sait rien de plus sur eux.





Une fouille quasi-complète de l'état-civil actuellement en ligne ne donne rien, sur de nombreuses communes environnantes, et au-delà. Pire : aucun Aser n'est présent dans le département, hormis la mère d'un marié, dans les années 1820, à Nice.
Pour rajouter au mystère, le mariage de cette Julie Aser avec Raymond Noble, son époux, est introuvable, on peut juste calculer qu'elle s'est unie jeune, avant 1872, année de naissance de son premier enfant, elle n'avait alors que 20 ans. Précisons que ledit époux avait à l'époque une "situation", puisqu'il est qualifié successivement d'agent d'affaires, de clerc d'huissier puis de clerc d'avoué.

Ses trois premiers enfants, des filles, portent des noms différents. La première se nomme Blancardi, et Julie Aser elle aussi est dénommée Julie Blancardi, du nom de sa mère.
Les secondes (des jumelles dont l'une morte-née) portent le nom de Aser comme leur mère, le père étant mentionné inconnu. Il est pourtant bien là... comme simple témoin !





La tradition orale voudrait que ledit père, ayant comme on dit un "sale caractère", ne voulait pas transmettre son nom à une fille, il voulait un fils, et d'ailleurs les cinq fils qui suivront porteront tous son nom. On peut néanmoins douter de cette tradition, et une explication se dessine, confirmée par la tradition orale : Aser serait un nom juif, et la seule fille vivante pendant la seconde guerre mondiale subira quelques tracas à cause de ce nom que seule sa mère portait.

Les questions sont donc nombreuses : le couple Noble/Aser s'est-il seulement marié ? Pourquoi le père a t-il refusé de reconnaître ses filles ? Parce qu'il n'était pas marié, d'autant qu'il était d'un bon niveau social ? Parce que leur mère était juive ?
Pourquoi, vingt ans plus tôt, les parents de l'enfant sont-ils déclarés, eux aussi, inconnus ?
Enfin, d'où venaient les Aser ? De Tunisie, comme le prétend la tradition orale ? Mais dans ce cas, que faisait cette autre Aser dès 1820, à Nice ? Les juifs de Nice étaient semble t-il tous installés à Nice, mais il n'y a pas de raison pour que seuls les Aser aient échappé à leur enregistrement dans les registres : pas de mariage Aser/ Blanchardi, pas de mariage Noble/Aser, pas de décès de Aser, nulle part, et pas non plus dans les départements limitrophes, vu la rareté du nom.

GeneaNet - Enigme du mois : d'où viennent les Aser
Le couple mystérieux, Julie Aser / Raymond Noble, avec leur première fille


Une recherche reste à faire dans les autres types d'archives, notariales, judiciaires, certes, mais peut-être certaines personnes auront leur idée quant au mystère qui entoure cette famille, et aux éléments à rechercher qui pourraient permettre de débloquer la piste.

Les débats sont lancés, merci à tous de vos commentaires !


PS : Si vous aussi vous rencontrez un problème généalogique de la sorte, n'hésitez pas à nous écrire en indiquant le maximum d'informations à votre disposition. Si votre énigme est retenue, elle sera soumise à l'ensemble de la communauté GeneaNet.

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La tribu d'Aser est une des douze tribus d'Israël.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Tribu_... »

Il parait évident que le couple ASER-BLANCARDI n'était pas marié... au moins jusqu'à la naissance de Marie Louise, puisque Julie a alors le nom de sa mère.

La situation semble avoir changé au moment de la naissance des jumelles. Si Julie porte alors le nom de son père, c'est que soit ses parents se sont mariés dans l'intervalle, soit son père l'a reconnue.

Existe-t'il des registres de reconnaissances ? Peut-être faut-il chercher chez les notaires...

Avec ces éléments on imagine facilement une solution romanesque. Caroline est jeune, mineure, Jean François est marié avec une autre. Caroline reconnait sa fille à sa majorité ; Jean François attend d'être veuf...
Reste à trouver des documents...

J'ai rencontré un cas un peu dans le même genre dans l'Algérie française du XIXe siècle.

Une jeune fille originaire de la Loire avait épousé un homme probablement alsacien dont elle n'eut aucun enfant. Devenue veuve, elle se mit à travailler pour le compte d'un commerçant de Sétif d'origine juive allemande. Il y eut plusieurs enfants... le mariage n'intervint qu'après la naissance du troisième... j'imagine que ce genre de mariage mixte "passait" mal dans la famille de la jeune femme (celle de son mari étant restée apparemment en Allemagne).

Pour en revenir au cas présent, j'observe qu'à la naissance de son premier enfant, Julie Françoise ASER est repasseuse. Peut-être a-t-elle été d'abord employée comme domestique par le sieur Noble ?

Concernant le statut du couple, que précise les actes de naissance des 5 fils?
Si la mention "enfant légitime" apparait, c'est que les parents sont mariés... sinon non.

Cordialement,
Bertrand Massoud

Les "mariages" des deux personnes?Elles sont peut-être de confessions différentes. Elles ne peuvent donc se marier dans l'une ou l'autre confession.
Seul un mariage républicain aurait pu les unir.
Une recherche dans les archives religieuses des deux confessions semble nécessaire.
Amicalement et bonne chance
Christian

peut étre ,le Blancardi ,était un homme Qui avait de l`influence ,sur les autoritées civiles ou une sorte d' adjoint au maire pouvant faire disparaitre les documents?

je vois une autre possibilité
la religion juive se transmet par la mère par conséquent par les filles, il était peut être important pour elles de porter le nom pour transmettre la religion ???

Bonjour,
A-t-on vérifié à la synagogue de Nice ? Il doit y avoir des registres.
Il existe une association de généalogie juive. Peut-être pourrait-elle donner des pistes supplémentaires ?
Cordialement
Monique

Il n'est pas impossible que le patronyme ASER soit en réalité une francisation du patronyme AZEROUAL .
Ceci expliquerait que le nom ASER soit si rare dans les registres déjà vérifiés, alors que celui d'AZEROUAL était porté par nombre de familles juives du Maroc, d'Algérie et de Tunisie .
Pour différentes raisons une origine algérienne me semble en l'espèce plus plausible qu'une origine tunisienne et pourrait notamment expliquer la reconnaissance tardive de Julie Aser par son père par l'incidence du décret Crémieux .
C'est en tout cas une piste à explorer .

Effectivement, le couple ASER-BLANCARDI a pu se marier après la naissance de Julie Françoise tout comme le couple ASER-NOBLE (au décès de Julie Françoise, elle est dite "épouse de") a pu se marier entre la naissance des jumelles et celle du premier fils.
Avez vous le décès de Raymond NOBLE ?
Avez-vous cherché le lieu d'inhumation de ces personnes ?
Tourrettes? Nice ?

Suggestions :
1- L'acte de naissance de Françoise Julie est aussi un acte de baptême catholique. Les parents, juifs et donc non baptisés, ne sont pas reconnus et donc pas mentionnés.
2- A la naissance de la 1e fille, la mère est repasseuse. Le père est probablement le patron, le fils du patron ou peut-être un 3e larron. Afin de ne pas hypothéquer ses chances de trouver plus tard un mari, l'enfant est déclaré sous le nom de la grand-mère. Officiellement, sa fille ne serait pas la sienne, même si elle l'élève, ce qui lui laissera la possibilité de trouver un mari à une époque où être "fille-mère" était mal vu. Le père n'aurait-il pas donné une somme d'argent par acte notarié, chez un notaire des environs, pour élever l'enfant ? C'est une chose qui s'est passée après la naissance du grand-père de ma femme, lui-aussi enfant illégitime d'une lingère et du patron de cette dernière.
3-Les jumelles sont illégitimes à leur naissance. Le père est probablement Raymond Noble, mais ce n'est pas sûr. Il ne reconnaît pas la jumelle survivante soit parce que ce n'est pas sa fille, soit, si c'est sa fille, justement parce que "ce n'est qu'une fille" et qu'elle est née avant mariage.
4- Pour trouver le mariage de Raymond et Julie, peut-on reconstituer la carrière professionnelle de Raymond ? Il est peut-être allé travailler ailleurs qu'à Nice et peut-être pourra-t-on trouver trace du mariage dans ce lieu, ce qui permettait de ne pas faire trop de pub sur une union avec une mère célibataire. Si la tradition familiale place l'origine de la famille en Tunisie, peut-être faut-il chercher là-bas le mariage? bien que les traditions familiales soient souvent sujettes à caution.
5- il faut aussi rechercher la trace de "cette autre ASER de 1820". Lien de parenté probable qui expliquerait la naissance de Julie à Nice.
Simples hypothèses bien sûr.
Cordialement,
Joël

Juste une petite rectification pour la vérité historique: Nice n'a jamais été italienne. Nice a appartenu aux états de Savoie et au royaume de Piémont Sardaigne . L'Italie en tant que nation n'a existé qu'en 1860, quand Nice est redevenu française définitivement.
J'y tiens en tant que niçois de naissance et de coeur.
Merci

a votre place je ferai une recherche sur les livres de recensement de la population.
cordialement

je pense que Mr NOBLE n'a jamais été marié à Julie ASER, ce qui n'est pas étonnant dans une société de cette époque ,étant donné la différence de statut social entre ces deux personnes.

c'est le moment de noter ce petit site sympa: les noms juifs d'AFN :http://membres.lycos.fr/jattal/
on y trouvera peut-être des variantes intéressantes: Azeraf, Azar, Azeroual...

En Italie, précisement à Turin, lorsqu'on baptisait un enfant "esposto" on se réferait à une liste préétablie de patronymes non usités en Italie. Cela s'est produit en 1854 pour mon propre grand père et m'a été expliqué par le conservateur des Archives Eclesiastiques de Turin

Aser est effectivement le nom d'une des 12 tribus d'Israël, du nom de l'un des 12 fils de Jacob. Orienter les recherches vers l'Algérie paraît pertinent sans qu'il soit possible de dire que de Constante à Oran les recherches puissent être plus fructueuses.

Précision:
attention, Laetitia ASER n'est pas mort-née, son décès est enregistré à Nice le 30 juillet 1874 (acte n°1158, page 298 en ligne) à l'âge de 4 mois et demie.
Pourquoi la mère est-elle allé accoucher à Menton pour revenir à Nice quelques mois plus tard ?

Dans l'acte de décès, Raymond NOBLE est encore témoin, et surtout, il déclare être non-parent de la défunte.

En remontant ma famille je trouve ESSERT Jean x Aoste (38 )04.O7.1719 CURT Louise avec ascendance :Jacques ASSER ° La Batie Montgascon (38) 12.06.1668 + id. 10.02.1730 x Corbelin (38) 12.11.1692.

bonjour,
Pensez-vous que la mère de marie-Louise est la même personne que la mère des jumelles ? outre la différence de nom on note que l'âge varie.
qui décrète l'âge de la mère sur l'acte de naissance ?
à la naissance de Marie Louise, Julie Françoise devrait avoir à une semaine près 20 ans ors il est noté 18 ans et pour la naissance des jumelles il est noté 22 ans alors qu'elle n'a que 21 ans..
peut-être des pistes ??
bon courage

Bienvenue "au club des ancêtres téflon"

Les parents NOBLE se seraient opposés à ce mariage au risque de déhériter leur fils Raymond NOBLE.
Connaissez-vous les dates de décès de père et mère NOBLE et avez-vous pensé à rechercher le mariage après le décès de ceux-ci? Faut-il s'interresser à un éventuel mariage NOBLE/ BLANCARDI?
Anne

avez vous noté aussi la différence de prénoms (Francoise Julie et non Julie Francoise)? De plus Noble serait écrit Nobles avec un s donc. Bizarre quand même.

Je vous propose ici une version romancée de l'énigme :

Il apparaît donc que le 21 mai 1852 à 8h du matin, on baptise à Nice, dans la paroisse St Dominique, une petite fille, née de parents inconnus, qui aurait, semble-t-il, été abandonnée à 5h le même jour "sur les marches de l'hospice".
On lui donne le nom de FRANCESCA GIULIA ASER.
Le parrain est le sacristain et la marraine une domestique, probablement celle du curé.
Elle est présentée à l'église par l'économe de l'hospice, qui déclare (d'après ce que j'ai pu comprendre) que l'enfant n'y serait pas née... On parle d'un procès-verbal qui a été rédigé à cette occasion. Celui-ci a-t-il été retrouvé ?

La première question est la suivante : "Pourquoi a-t-elle été appelée ainsi ? "
Le premier prénom tombe sous le sens, c'est celui du "parrain"… Encore que, nous apprendrons plus tard que le père présumé s'appelle Jean François…
Mais le nom de famille ? Etant donné qu'il s'agit d'un nom juif, il est évident que ce n'était pas un nom au hasard ou tiré d'une liste, comme cela se faisait souvent pour les enfants abandonnés. On peut donc supposer que la personne qui a déposé l'enfant a signalé son nom de famille, ou qu'un message accompagnait le bébé. Je pencherais plutôt pour la deuxième hypothèse, car ce nom n'étant pas courant, il aurait été surprenant que celui-ci soit correctement orthographié sur l'acte de naissance, comme cela se vérifiera par après.

La deuxième question est : "Pourquoi la fillette a-t-elle été abandonnée ?"
Toutes les suppositions romanesques sont à envisager.
On peut imaginer que c'est une enfant illégitime : la mère était domestique et a été séduite par son patron… C'est chose courante à toutes les époques. Mais, étant donné que l'enfant semble avoir été "reconnue" par le père plus tard, cela paraît peu probable. Encore, s'il se fut agi d'un fils, éventuel héritier, mais une fille…
On peut penser plutôt, que les parents n'étaient pas (encore) mariés et que la mère serait morte en couches alors que le père était absent (prison, milice, voyage,… : on parle de l'Afrique du Nord dans la tradition orale familiale). La famille de la mère n'ayant pas les moyens ou le désir de s'occuper de la fillette, l'abandonne, sans donner le nom de la mère (pour ne pas être inquiétée) tout en signalant le nom du père présumé, afin que celui-ci puisse éventuellement la reprendre à son retour. Il serait bon, alors, de vérifier les actes de décès aux alentour de la date de naissance de Julie (Françoise) ASER.
Imaginons donc que la petite fille retrouve son père quelques mois ou quelques années plus tard (les services militaires étaient longs). Elle apprend ainsi ses origines avant l'âge de 20 ans et le nom de sa mère, Caroline Blancardi. Les années passent…

Dans la présentation de l'énigme, nous retrouvons une Julie le trente mai 1872, toujours à Nice, soit exactement 20 ans plus tard. Elle est repasseuse et vient de mettre au monde une petite fille. Chose curieuse, sur l'acte de naissance de cette enfant, la mère est déclarée avoir 18 ans et s'appeler Julie Blancardi, et la fillette est enregistrée sous le nom de Marie-Louise Blancardi, née de père inconnu. On peut se poser la question de savoir s'il s'agit bien de la même Julie ? L'âge ne correspond pas, et la mère de Julie ASER, Caroline Blancardi, étant originaire de la même ville, on peut supposer qu'il y avait d'autres Blancardi dans la région. Donc, pourquoi pas une Julie, éventuellement apparentée à la Julie que nous étudions. Cette hypothèse semble confirmée par la suite des événements.

En mars 1874, nous retrouvons Françoise Julie ASER, elle a bientôt 22 ans. Elle est à Menton, et sans profession. Elle aurait donc abandonné son métier de repasseuse ? Cela paraît étrange. De quoi vit-elle ? Elle donne le jour à deux petites jumelles, Olympe et Laetitia. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces noms ne sont pas courants à l'époque ! Rien à voir avec Marie-Louise… Ce ne sont pas des prénoms populaires, ils témoignent d'une certaine culture générale. Elles sont déclarées de père inconnu et porteront donc le nom de la mère : ASER. Pourquoi celles-ci et pas la première ? La déclaration des naissances est faite par Raymond NOBLE. Une des jumelles décède à Nice 4 mois plus tard, et là encore, Raymond NOBLE est présent en tant que témoin (tout en déclarant pourtant qu'il n'est pas apparenté à la fillette…).

Raymond est-il bien le père de ces deux petites filles ? C'est possible, mais pas certain. Il est manifestement proche de Julie et a avec elle une relation suivie. Mais rien ne prouve qu'il est réellement le géniteur.
Deux situations se présentent :
Julie, enceinte et abandonnée par son amant rencontre, à Menton, Raymond qui tombe amoureux d'elle, la prend sous son aile protectrice, l'emmène à Nice, et l'épouse quelques temps plus tard. Cette situation expliquerait pourquoi, lors de la déclaration de décès, il a déclaré ne pas être apparenté à la fillette décédée, et qu'il n'a pas, par la suite, reconnu et donné son nom à la fillette survivante.
Ou, il est le géniteur des enfants : Il est de bonne famille et a une "situation". Julie est peut-être une des domestiques de la maison. On peut imaginer le scandale que sa situation provoquerait. Certaines pressions empêchent Raymond de s'engager provisoirement plus avant : une menace de déshéritement de la part de la famille, des problèmes liés aux origines juives de Julie, … ? Celle-ci doit vider les lieux. Il l'installe à Menton pendant sa grossesse et la ramène à Nice par après…
Quoi qu'il en soit, il attendra sans doute le bon moment pour épouser sa bien-aimée (la mort de son père, une amélioration de sa situation professionnelle qui lui permet de couper les ponts et de quitter la maison familiale, …) et avoir avec elle cinq autres enfants.

ASER se prononce HR.
En France, le prénom juif comme le nom (qui n'est plus forcément juif) s'écrivent ACHER. Si le père était récemment émigré, il ne connaissait peut-être pas la graphie française. Il existe ou a existé des Acher (anoblis fin XVe), Acher de la Neuville (certains de leurs descendants, XVIIe) et des Acher de Montgascon (anoblis au XIXe).

Merci à tous pour vos commentaires tous très instructifs, et en particulier pour les versions de l'histoire de Mahel, Joël et Wednesday, qui me semblent tout à fait plausibles, pour ne pas dire probables.
Evidemment, on ne connaîtra jamais la réalité, mais en se plongeant dans les listes de recensement et les actes notariés, voire judiciaires, on pourra sans doute confirmer tout cela. La tâche reste à effectuer mais cela s'avère passionnant !

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