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GeneaNet : Communauté : Blog Généalogie Samedi 21 novembre 2009 | Fête de Saint Albert

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Les survivants de l'Aviso Paris II

Internet est un outil merveilleux pour lancer des appels à l'entraide, et plus particulièrement dans le domaine de la généalogie et de l'histoire des familles. Béatrice Martin, monitrice de plongée sous-marine, fait ainsi des recherches très particulières, qu'un site comme GeneaNet pouvait relayer avec efficacité. Nous n'avons donc pas hésité !
Tout a commencé lorsqu'un membre de GeneaNet, répondant au doux pseudonyme de mimipinson85, à la recherche de son ancêtre Émile Francheteau, membre de l'équipage du Paris II, établit un contact avec Béatrice Martin, monitrice de plongée sous-marine, qui avait retrouvé l'épave de ce navire en 1994.
En plus d'Émile, il recherchait aussi des informations sur plusieurs personnes : le lieutenant de vaisseau Rollin et les officiers et matelots Poiraud, Lemoal, Corbani, Laouenan, Guillerm, Dely, Neula, Mazoyer, Pherivong, Nomdedeu, Castel, Brenon. Mimipinson85 désirait aussi obtenir des renseignements sur un autre navire, l'Alexandra, coulé un an après le Paris II, au même endroit, et son lieutenant de vaisseau nommé Doucet.
Le Paris II était quant à lui un aviso, qui fut coulé le 13 décembre 1917 dans le sud de la Turquie, pendant la guerre de 14-18.

Béatrice Martin lui expliqua alors qu'elle avait été l'une des premières à plonger sur l'épave de ce navire, et que depuis plusieurs années, elle travaillait sur la rédaction d'un ouvrage relatant la perte du Paris II et de l'Alexandra.
Un aviso aujourd'hui
Sa demande était on ne peut plus précise :
"Je recherche surtout des temoignages de familles, photos, lettres... afin de rendre hommage a ces hommes. (...)
J'ai retrouvé les traces de Lalouanan, qui fut tué a bord de la baleinière et enterré sur l'île grecque de Castellorizo, ainsi qu 'un membre de sa famille vivant à Istanbul !
L'attaque du Paris II a eu lieu le 13 decembre 1917, vers 11h30 du matin dans la petite baie d'Avona, sud de la turquie, region d 'Antalya. Ils ont été pris sous le feu d une batterie turque qui se trouvait sur la côte, en vingt minutes le Paris II a péri, non sans avoir vaillement combattu, mais ils avaient plus forts en face, et comme les premiers obus avait mis le feu au bâtiment, il sombra corps et biens à 200 m de la côte ! Parmi les survivants, quelques-uns furent fait prisonniers par les Turcs, les autres réussirent à nager et embarquer dans un radeau de fortune, (ils) furent récupérés par L'alexandra et rapatriés à Castellorizo où se trouvait la base française.
L'Alexandra périt le 8 mars 1918, quelques mois plus tard, sous les feux de la même batterie Turque !"


Il ne restait plus qu'une chose à faire : nous contacter, et nous relayons avec plaisir cette demande de mimipinson85. A vous de jouer maintenant : possédez-vous des informations qui pourraient être utiles à lui et à Béatrice Martin pour la rédaction de son ouvrage ? Peut-être même l'un de vos ancêtres se trouvait-il sur le Paris II ou l'Alexandra ?

Cliquez sur "commentaires", ci-dessous, nous transmettrons les informations à qui de droit !

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le "PARIS-II", qualification de patrouilleur auxiliaire. -- C'était un chalutier du chantier de CHERBOURG, mis à flot en 1913. Il avait été réquisitionné au HAVRE le 23 septembre 1914.
55 tonnes - 895 cv - 55 x 8,5 x 5,6 m -- machine à vapeur.
Le "PARIS-II", "reçu" la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-18; les Officiers, Officiers-mariniers et matelots survivants autorisés à la porter.

Concernant l'Officier de Marine ROLLIN, ... Le seul Officier de la Marine Nationale porteur de ce patronyme en 1911 & 1917, est ROLLIN Henri Louis Victor Mars, né le 11 septembre 1885; lequel entre dans la Marine en 1903, Aspirant le 5 octobre 1906, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1908; port BREST. Au 1er janvier 1911, il est sur le cuirassé "JAURÉGUIBERRY", 2ème Escadre (Cdt Ernest GERVAIS). --- Au 1er janvier 1917, cet Officier figure sur le tableau d'avancement (Lieutenant de vaisseau). En toute logique, il doit y avoir son dossier individuel au SHM de VINCENNES.

A/s "ALEXANDRA" ---- Quant à l'Officier DOUCET, qui ne figure pas dans les effectifs de la Marine Nationale au 1er janvier 1917, il s'agit de DOUCET Arthur Henri, né le 19 novembre 1891, à SAINT-VAAST LA HOUGUE (Manche), lequel Enseigne de vaisseau de 2ème classe de réserve, commandait ce bâtiment. Disparu avec ledit le 8 mars 1918. Le jugement déclaratif de décès a été rendu par le Tribunal de TOULON le 7 juillet 1919 et transcrit le 2 août 1919 dans cette commune.

"PARIS-II". --- Louis LAOUENAN, né le 16 mars 1893 à BREST (Finistère). Il était Quartier-Maître de timonerie sur le bâtiment. Acte de décès transcrit à CAMARET (Finistère) le 25 février 1918; dernier domicile.---

mimipinson85 peut aller sur le site du forum "Anciens Cols-bleus et pompons rouges", lien ci-dessous - Cordialementhttp://www.anciens-cols-bleus.net

pour le "ParisII",il y a probablement des docs sur le site "netmarine.net".

aucun commentaire mais trés ému par cet artice.

Bonjour à toutes et à tous,

Je vais relayer la demande auprès de GeneaMarine, ce groupe est consacré à la recherche de ceux qui ont des ancêtres marins ou même simples passagers :

http://fr.groups.yahoo.com/group/Ge...

Bien cordialement,
Marc

Je rectifie concernant le "PARIS-II", le chantier est celui du HAVRE et non de CHERBOURG. Pardon.

Les autres membres de l'équipage sont difficilement identifiables avec un simple patronyme et faute d'au moins un prénom... Le SHM détient probablement les listes d'équipages de ces bâtiments...

Pour ce qui est d'Émile Auguste Léopold FRANCHETEAU, et qui est probablement connu ?; il est né le 2 janvier 1892 aux SABLES D'OLONNE (Vendée), Matelot de 3ème classe sur le "PARIS-II", il disparaît en mer avec le bâtiment --- Jugement déclaratif de décès rendu à BREST le 7 mai 1919 et transcrit aux SABLES D'OLONNE le 16 mai 1919 --- Croix de guerre 1914-1918 --- Dernier domicile, 36 rue du Bastion, LES SABLES D'OLONNE (Vendée)

vous pouvez lire l'histoire du Paris II et de l'Alexandra par
Paul Chack dans "luttes sans merci au nord et au sud" les éditions de France 1938

A/s ALEXANDRA, qualifié de patrouilleur auxiliaire. Il s'agissait d'un harenguier, mis à flot en 1905. Réquisitionné à BOULOGNE le 1er février 1915 et affecté au groupe des chalutiers de la Méditerranée Occidentale. Le 8 mars 1918, torpillé par un sous-marin ou bombardé par un navire turque dans le Golfe d'ADALIA. ---

Un de mes arrière petits cousins faisait partie de l'équipage du PARIS II (chalutier).
Il s'appelait Robert François LE VEO, quartier maître de manoeuvre, né le 27 octobre 1896 à Sotteville-les-Rouen (76) et disparu avec le navire.le 13 décembre 1917.
L'acte de décès a été transcrit le 21 mars 1920 à Toulon.

Milles excuses pour mon apparition tardive sur le blog et tous mes remerciements aux participants qui ont déjà apporté des infos précieuses.
Béatrice nous rejoindra ultérieurement car très prise par occupations professionnelles.
Pour info : extrait d’un mail adressé par Béatrice, il y a qques semaines :
“Je souhaite surtout retrouver les familles des membres d equipage
des 2 navires, Paris II et Alexendra, car ces 2 batiments ont coules tres proche l’un de l'autre, pres de la baie de Moon-light a kemer, a quelques mois d'interval.
Je m'interresse aussi a la version côté turc, et suis en contact avec l'auteur d'un ouvrage concernant le commamdant turc qui a coule les 2 navires.
Je souhaite rendre un hommage de memoire a ces hommes qui ont peris sur les cotes turques, et dont les familles ne connaissent parfois meme pas le lieu du naufrage (certains pensaient que leur alleuil etait decede a canakale !!mer de marmara).
Vous trouverez ci joint des photos de l'epave du Paris II,...”

à très bientôt avec une foule de question et quelques infos.
mimipinson 85, nièce d’Émile Francheteau, mâtelot à bord du Paris II et disparu dans le naufrage.

Béatrice, avez vous trouvée et plongée sur l'épave de l'Alexandra ?

Bonjour,
Juste une quetion de curiosité : pourquoi les turcs ont-ils coulé ces deux navires ? Etions-nous en guerre avec eux en 1914-18 ?
Merci d'avance pour vos réponses qui m'éclaireront sur une partie de notre histoire que j'ignorais.
Amicalement

Merci Marc pour votre relai sur GeneaMarine/YahooGroupe.
J'avais trouvé sur ce groupe, où s'était exprimé l'un de mes neveux en sept. 2006, un extrait d'un des livres de Paul Chack, long, mais qui va passionner lapierrebarbey, si comme moi, il n'a pas encore ces livres dans sa bibliothèque.

extrait envoyé par jseynaeve :

NAUFRAGE DU PARIS II LE 13 DÉCEMBRE 1917

(extrait de : l'histoire maritime de la première guerre mondiale de
P. CHACK & J.J. ANTIER )

Le PARIS II, chalutier, fut mobilisé sous le commandement du lieutenant de vaisseau PAPONNET. Promu aviso par sa grande taille et sa robustesse, il conquit de haute lutte le surnom de bateau-pirate.
Il porte un canon de 10, trois de 75 et un de 47 contre les avions.
En 1917, le lieutenant de vaisseau ROLLIN remplace PAPONNET.

13.12.1917 :

Naviguant à toucher la côte de Caramanie, PARIS II et ALEXANDRA se dirigent vers l'est en ligne de file. A 6h du matin les voici dans le canal de Lycie. 80 kms plus loin, voici le cap Khelidonia. Les 2 patrouilleurs continuent de longer la terre et passent entre l'ilôt Grambousa et le continent. Rivage désert. Les criques se succèdent, toutes vides…Puis ils se dirigent sur Adalia.
10 heures : A bord du PARIS II, les bâbordais sont de quart, les tribordais à table. Sur la passerelle, le second maître de manœuvre GUILLOU s'exclame : « C'est trop fort ! il y a encore un salopard dans le fond de la baie. – Ma foi, répond le commandant, je ne m'engagerai pas dans ce trou-là aujourd'hui, on risque trop. »
Le timonier NORET rend compte, l'œil vissé à sa longue-vue : « C'est une barque pareille à celle qu'on a crochée il y a 4 jours, et elle est à la même place. Regardez, Commandant, elle amène sa voile. Quelle frousse ! Les gens se foutent à l'eau. Ils ont peur d'être poissés, bien sûr. –Diable ! Voilà qui change tout. Si ces Turcs rentrent leur voile, c'est qu'ils viennent d'arriver du large. Il faut aller voir ce que leur bateau a dans le ventre ».
` Indépendance de manœuvre' signale le PARIS II à l'ALEXANDRA, tout en venant vers la gauche, droit sur la barcasse.
« Aux postes de combat ! Les baleiniers volontaires à l'appel ! ».
La baleinière est en route : le quartier-maître de manœuvre POIRAUD est à la barre, le quartier maître fusilier LE MOAL à la mitrailleuse, le quartier maître timonier LAOUÉNAN emporte 2 pavillons emmanchés pour les signaux. Grimpé dans le nid de pie, le canonnier NOMDEDEU surveille la crique ……
…….La baleinière s'amarre le long de la barcasse, qu'escaladent POIRAUD et LAOUÉNAN. Rien ne bouge. Le bateau est triplement tenu par câble et filins. Ayant fixé la remorque, le patron donne 3 coups de hache qui libèrent la barcasse : « Paré ! LAOUÉNAN, tu peux envoyer ton signal ».
Le treuil du PARIS II va maintenant haler la baleinière.
Dressé sur le bastinguage, bien en vue, face au PARIS II, LAOUÉNAN manipule ses pavillons….et soudain s'abat dans la baleinière, atteint au cœur, tué raide. D'une tranchée invisible, une salve est partie.
Maintenant les balles pleuvent. Couchés dans le fond de leur embarcation, les baleiniers attendent que cesse la fusillade. Cela ne saurait tarder car voici que résonnent des coups de canons : c'est sûrement la voix du PARIS II qui arrose les tranchées…Mais ce n'est pas le PARIS II qui tire ; c'est la batterie mobile turque qui vient d'arriver d'Adalia. Bien dissimulée sur une des pentes du cap Avova, elle a ouvert un feu rapide et réglé dès le 2ème coup, lequel à 11h25, crève la coque de l'aviso à tribord, sur l'arrière de la passerelle et au-dessous de la flottaison, en plein dans une soute à charbon qui prend feu : tout ensemble incendie et voie d'eau…..
…..Tandis que la pièce de 10 du gaillard d'avant commence à riposter, 2 nouveaux projectiles ennemis éclatent ; l'un démolit le canon de 75 de l'arrière, tue ou blesse les canonniers et coupe l'aussière qui déhalait la baleinière et la barcasse, l'autre anéantit la poste de radio. Ecouteurs aux oreilles, le quartier maître LAMIER tombe mort.
Trois obus de 10, bien ajustés, s'envolent encore du PARIS II vers le cap. L'armement va charger de nouveau la pièce, lorsque, sur le gaillard, jaillit une gerbe de feu si haute, que dans le nid de pie, le canonnier NOMDEDEU, les mains et la barbe brûlées, laisse choir ses jumelles. Un projectile a frappé le parc à munitions qui flambe.Un rideau incandescent , haut de plus de 10m, sépare le gaillard du reste du navire. Le quartier maître canonnier PAULAY charge un 4ème coup puis essaie de pointer. Pas moyen : la fournaise est trop près. Peu à peu l'homme recule devant elle. Ses cheveux et ses sourcils brûlent. Il s'écarte encore jusqu'à l'extrême avant, parmi ses camarades. Les 4 marins sautent à la mer. Agrippé par les mains au plat-bord, le corps pendant hors du navire, le second maître MARQUE arrive seul à gagner le milieu du PARIS II et bondit sur le pont en face de la cuisine. Le cuistot BOUVIER est toujours au travail : « Tout ça n'empêche pas de manger », déclare-t-il … puis il tombe, le flanc crevé par un fragment d'obus.
Pénétrant dans la machine, un obus tombe sur le plateau du cylindre de moyenne pression et éclate. Le collecteur principal est crevé. La vapeur s'en échappe en sifflements déchirants. Blessé , le mécanicien PASTRIE s'affale.
« Que tout saute, mais donnez tout ce que vous pouvez ! » crie le commandant.
Le mécanicien BRENON ouvre à tâtons le registre d'arrivée, puis, avec le second maître LARONDE blessé à la main et PASTRIE qui s'est relevé, tente d'appocher du collecteur crevé. Le jet de vapeur brûlante refoule les 3 hommes sur l'avant. Les voilà dans la chaufferie. Sous leurs pieds l'eau monte.
« Charge, GUILLOU, charge, pousse les feux tant que tu pourras ! » ordonne LARONDE au chauffeur de quart.
Mais le nuage asphixiant de l'incendie chasse les hommes de la chaufferie. Ils montent sur le pont où le second maître mécanicien DESCHAMPS panse le cuistot BOUVIER dont le sang coule à flots et le quartier maître JAFFREZIC qui vient d'écoper…..
Le PARIS II est condamné. Il agonise. Son 75 tribord, seul debout, tire encore. Le commandant est blessé à la mâchoire. A ses pieds, l'homme de barre, le matelot HUBY, est couché et râle. Le timonier NORET, le bras cassé, a pris sa place.
« La barre à droite toute ! » ordonne le lieutenant de vaisseau ROLLIN. Mais le gouvernail est bloqué. NORET a quitté la passerelle pour aller voir. Et le second du PARIS II, le maître timonier BUINO, qui avait pris la roue à sa place, s'est abattu, le crâne ouvert.
Gouvernail coincé, le PARIS II revient sur la gauche vers la batterie ennemie. La soute à poudre vient de sauter, et tout l'arrière du navire n'est plus qu'un tas de fers tordus et emmêlés qui immobilisent le gouvernail.
Inexorablement, jusqu'à la fin, l'aviso va tourner en rond.
Le feu de l'ALEXANDRA gêne les Turcs, mais le PARIS II pique du nez.
Au total, 29 coups reconnus l'ont touché, le tout en quelques 10 minutes.
Criblé, le PARIS II va couler, pavillon haut. Il est temps d'abandonner l'épave pour sauver les hommes. Tous sautent à la mer.
Sur les 37 hommes du PARIS II, manqueront également PAULAY, frappé de congestion, HUBY, à bout de forces, et d'autres….
17 hommes survivront à ce naufrage…

BRAVO LAPIERREBARBEY !

Émile Francheteau et Robert Le Veo était dans le même bateau !

Vous êtes le premier à établir un contact entre deux familles de disparu du Paris II... et bravo à Geneanet.
Il va falloir échanger nos documents et les apporter à Béatrice pour la rédaction de son ouvrage.

À jogerst

Vos infos sont d'une précision extraordinaire, est-ce indiscret de vous demander vos sources ??

Ainsi le 3ème prénom d'Émile Francheteau = Léopold, n'apparait ni dans son acte de décès ni dans le document relatif à sa croix de guerre.
Ce prénom apparait dans son acte de naissance d'enfant naturel reconnu par le mariage de son père, Eugène Lucien avec Marie Hourquescos.
Je reviendrai sur mes recherches consernant la mère d'Èmile née à La Roche sur Yon (patronyme plus courant dans le 64 que dans le 85).

Un grand merci pour vos infos.

Les causes du naufrage de l'Alexandra : dans des mails précédents Béatrice m'indique que c'est la même batterie turque qui a coulé l'Alexandra, dans la même région ??

"PARIS-II" --- Octave Edouard Jean LAMIER, né le 3 mars 1890 à TOURS (Indre & Loire), Quartier-Maître électricien et de timonerie, tué à son poste. -- Jugement déclaratif de décès rendu le 7 mai 1919 à BREST -- transcrit à THOUARS (Deux-Sèvres) le 9 juillet 1919, dernier domicile.

"PARIS-II" --- Eugène Pierre Marie BUINO, Maître timonier était né le 7 octobre 1886 à MALANSAC (Morbihan). Disparu en mer avec le bâtiment. Jugement déclaratif de décès rendu à BREST le 7 mai 1819, transcrit dans cette commune le 24 mai1919. Dernier domicile à VANNES.

"PARIS-II" - Pierre Marie HUBY, Matelot de 3ème classe, né le 15 juin 1895 à LANGUEUX (Côtes d'Armor), disparu avec le bâtiment - Jugement déclaratif de décès le 7 mai 1919, transcrit à LANGUEUX le 19 mai 1919, dernier domicile ---

D'après mes recherches, compte tenu de la fréquence des patronymes, il semble que les marins DELY, NEULAT, PHERIVONG, NOMDEDEU, POIRAUD, CORBANI, BRENON, soit à compter parmi les survivants ne figurant pas dans les listes des disparus ou morts pour la FRANCE... Mais prudence, ...

Pour répondre à "mimipinson85"; établissant depuis qqs lustres sur GENEANET une base concernant les Officiers de la Marine Nationale entre 1841 et 1917, à partir de documents en ma possession, je suis "rompu" à ce type de recherches. Mais dans ce cas c'est à la portée de tous, il suffit de consulter le site du SGA, "Mémoire des hommes" recensant tous les hommes décédés et déclarés Mort pour la France en 1914-18, notamment.

** PARIS II **
J'aimerai bien mettre la main sur le texte du jugement déclaratif de décès du tribunal civil de Brest du 7 mai 1919 (consultable aux AD ??) car c'est le même doc qui a été retranscrit à l'état civil de Thouars pour Octave LAMIER, de Malansac pour Eugène Buino, des Sables d'O. pour Émile Francheteau et peut être de Toulon pour Robert Le Veo.
Lapierrebarbey, pouvez vous nous le confirmer ?? C'est indiqué sur l'acte de décès.
Il pourrait s'agir d'un jugement "collectif" qui pourrait nous donner, d'un seul coup, une foule de renseignements d'état civil sur les personnes disparues ou décédées suite au naufrage du Paris II.
Je dispose de ce genre de doc. pour le décès du père d'Émile Francheteau suite au naufrage de son bateau de pêche au large des côtes landaises : les circonstances détaillées du naufrage y sont relatées ainsi que l'identité, filiation, état matrimonial, et domicile des 7 disparus et décédés composant l'équipage.

"PARIS-II" --- Albert François Marie PAULAY, né le 6 août 1890 à NOYAL MUZILLAC (Morbihan); Quartier-Maître canonnier, disparu avec le bâtiment - jugement déclaratif de décès rendu le 7 mai 1919 à BREST et transcrit dans cette commune le 7 juin 1919. - Dernier domicile, 27 quai Rohan à LORIENT -

** PARIS II **

À mjduviols

Je comprend votre émotion.
D'autant mieux que j'ai cherché sur différents sites, envoyé des mails souvent sans réponse, alors quand j'ai reçu ce contact de Béatrice et ensuite les photo sous-marines de l'épave du Paris II !

Avez vous des membres de votre famille qui ont participé aux combats dans cette région ??

Je suis très intéressée par le rapport sur le naufrage du PARIS II ; merci infiniment pour toutes ces explications.
J'ai trouvé la fiche de Robert Le Véo sur le site du Ministère de la guerre
Par ailleurs, pendant la guerre 14/18, les turcs étaient alliés avec les allemands.

Votre question est l’illustration que la généalogie n’a pas uniquement pour but la constitution d’une collection d’actes d’état civil et nous amène à nous poser des questions sur notre histoire et nos modes de vie.

Et aussi que les poilus d’Orient sont les oubliés de la Grande Guerre.
Et pourtant le nombre de tués fut également considérable.

Comme éléments de réponse : la 1ère guerre est dite ...mondiale.
Voir livres d’histoire, le mien date de 1962, intitulé le monde contemporain traite la période 1914 à ...., mais ne consacre que quelques paragraphes sur le front d’Orient, la bataille des Dardanelles.

Sur Internet rechercher sur Google, Wikipedia ou autres sites, sur les termes “Poilus d’Orient” “bataille des Dardanelles” “empire ottoman”

Bonne lecture, amicalement

** Paris II et Alexandra **

Si je comprend bien, il existe un jugement déclaratif de décès pour l'ensemble des marins décédés au cours des 2 naufrages ? celui du tribunal civil de Brest du 7 mai 1919 pour le Paris II et celui de Toulon du 7 juillet 1919 pour l'Alexandra.
Peut-on et comment se procurer une copie de ces 2 documents ??

"ALEXANDRA" - Guillaume MOREAU, né le 28 novembre (mois s/r) 1880 à TRÉBOUL (Finistère), Quartier-Maître fusilier, disparu avec le bâtiment. Jugement déclaratif de décès rendu à TOULON, le 17 juillet 1919, transcrit le 8 octobre (mois s/r) 1919 à TRÉBOUL, dernier domicile.

Le jugement déclaratif de décès s'applique pour des personnes disparus, guerre, catastrophe, la famille étant dans l'impossibilité de déclarer le décès... Le juge détermine la date de disparition en tenant compte des circonstances liées à la disparition (témoignage de survivants par exemple). Le jugement est ensuite transcrit sur les registres de l'État-Civil du lieu réel ou présumé du décès, ou en cas de décès survenu à l'étranger sur ceux du lieu du dernier domicile du défunt...
Donc se retourner vers les services de l'État-Civil.

Comme je l'ai déjà exposé, pour en savoir plus , il conviendrait de se faire communiquer le rôle d'équipage de ces 2 bâtiments auprès du SHM de VINCENNES. Peut-être y-a-t-il un bénévole habitué à ces démarches au groupe Yahoo Marine? --- une précision, ce n'est plus gratuit, qqs euros...

RECTIF -- A/s le Quartier Maître Guillaume MOREAU, sa date de naissance serait plus probablement le 28 septembre... La date de transcription à l'État-Civil de TRÉBOUL le 8 août ou octobre 1919

Merci à Gaetan de ses précisions sur l'ouvrage de Paul CHACK. "Luttes sans merci au sud et au nord".
Je voudrais ajouter la relation du même auteur, "Survivants prodigieux" aux mêmes éditions (1941), sur un autre épisode glorieux du Paris II, épuisant ses munitions de 65mm contre un sous-marin ennemi armé de 100mm qui, lui même ecoeuré par la résistance rencontrée, batit piétreusement en retraite.
Le commandant du Paris II (janvier 1915) était alors le LV Paponnet.
L'épisode se passait sur les côtes lybiennes, au large de Solloum.

Pour Marie Thérèse Fancheteau
Sur l'acte de décès de Robert Le Véo, trouvé sur le site du minisrère de la guerre "mémoire des hommes", il est écrit :
"jugement rendu par le tribunal de Toulon le 16 février 1920 et transcrit le 31 mars 1920 à Toulon.
Ce jeune homme habitait LE HAVRE et il n'est pas indiqué à quelle date son décès a pu être retranscrit dans cette ville.
Amicalement
Nicole Lapierre

"PARIS-II" -- Identification de GUILLOU Hyacinthe François, né le 9 juillet 1893 à PLUDUAL (Côtes d'Armor) --- Second Maître, Chef de quart, disparu.--- jugement déclaratif de décès rendu à BREST le 7 mai 1919, transcrit à PLUDUAL le 30 mai 1919; dernier domicile. --- Figure sur le Monument aux Morts de la commune.---

"PARIS-II" - Identification : CASTEL Alain Eugène, né le 1er mars 1895 à PLOUEZOCH (Finistère); Matelot de 3ème classe, disparu avec le bâtiment -- Jugement déclaratif de décès rendu à BREST le 7 mai 1919, transcrit à PLOUEZOCH le 29 mai 1919; dernier domicile ---

"PARIS-II" - Identification de Louis Julien BOUVIER, né le 11 janvier 1894 à LANGROLAY SUR RANCE, Côtes d'Armor --- Matelot boulanger, coq --- Atteint par des éclats d'obus provoquant une gangrène des poumons, il décède à l'Hôpital militaire ottoman d'ADALIA. Déclaré mort pour la France le 13 décembre 1917.--- Acte de décès transcrit le 11 août 1918 à LANGROLAY SUR RANCE, dernier domicile --- Figure sur le Monument aux Morts de la commune ---

Bonjour,
A propos de recherches sur le personnel de la marine nationnale vous pouvez retenir cette adresse; BMM / CGR fort Lamalgue le Mourillon toulon 83. (BMM bureau maritime des matricules CGR centre de gestion des réserves ). J'étais en 1975 matelot dans ces bureaux chargé de classer les fiches et dossiers de tous les marins de la royale vivant ou disparus (les dossiers comportent l'état civil et tous renseignemets sur la personne jusqu'à la couleur des cheveux).
Je ne sais pas si la marine pourra vous donner ces renseignements (confidentialité), mais ça vaut le coup de garder l'adresse sous le coude. (ex.la fiche de jean gabin moncorgé (acteur )signale qu'il a fait la campagne de Narvik).

Phérivong Alfred
Je suis son petit fils et mon père (son fils est encore vivant).
Contact : 02 47 76 01 80

J'ai communication de l'existence à la bibliothèque du port de TOULON de l'ouvrage "Le dernier combat du PARIS II - 13 décembre 1917" de R. GAUDIN DE VILLAINE, édité à TOULON en 1920...
L'ouvrage sous la cote INV 6551, peut être consulté sur place...

**aviso Paris II** et **aviso Alexandra**
Merci de trouver ci-après copie du mail reçu de Béatrice Martin.

"hello marie-therese et daniel,

merci pour cette photo regroupant des rescapes du Paris II....
puis-je entrer en contact avec le petit-fils ou petite-fille de Pherivong ??
ci-joint une vue aerienne de l'endroit ou le paris II a coule....
je suis encore, tres occupee par mon travail, mais des la fin du mois prochain je vais pouvoir m'y consacrer !!
encore merci pour votre aide,
salutations,
beatrice

Ayant communication par Mr PHERIVONG, d'une photo regroupant 9 survivants du "PARIS-II"... Voici la liste des patronymes tels qu'ils sont orthographiés...
" DELLY-BRESSON-MAGAGER-POIREAU-GUILLERON-CARBANI-NOMDEDEU-LE MOAL-"
merci à ceux qui auraient des renseignements. Cordialement. Gilles JOGERST

Au cas où?... Je renouvelle ici l'appel formulé sur le forum régional... Recherche bénévole à TOULON, pour consulter l'ouvrage de R GAUDIN DE VILLAINE, édité à TOULON en 1920 "Le dernier combat du PARIS II - 13 décembre 1917", consultable à la Bibliothèque du port sous la cote INV 6551 --- Ce afin de relever les patronymes et prénoms contenus; une liste des membres d'équipage y est problement contenu... D'avance merci
Cordialement Gilles JOGERST.

** Aviso PARIS II ** et
** Aviso ALEXANDRA **

Ils sont FORMIDABLES, à l'état civil de Toulon !!

Ils m'on téléphoné pour me dire qu'ils avaient les 2 jugements déclaratifs de décès du Paris II et de l'Alexandra (2 pages chacun) qui ont servis à la transcription des actes de décès individuels.
Je dois recevoir les docs avant la fin de la semaine.

Mais ils n'ont pas trouvé l'acte de décès de Robert Le Véo.
Nicole Lapierre, avez vous un acte de décès de Robert Le Véo ?

Je ne comprend pas très bien pourquoi 2 jugements déclaratifs pour le Paris II, l'un à Brest, l'autre à Toulon.
Aussi je vais essayer d'obtenir celui de Brest par les mêmes moyens : téléphone et mail à l'état civil.

Sinon nous aurons peut-être besoin d'un volontaire pour aller le chercher à Brest.

Cette trouvaille à l'état civil de Toulon, dont j'ignore le contenu, ne doit pas freiner les ardeurs des Toulonnais ou voisins pour faire les recherches de Gilles JOGERST, d'autant plus qu'il se trouve au milieu des Pyrénées (ou presque, non ?) et moi en Bourgogne du sud !!

Cordialement, mimipinson/Marie-Thérèse Francheteau

** aviso Paris II et
aviso Alexandra **

Je suis complètement ignare concernant le fonctionnement des services de la défense et en particulier la marine nationale.
En me promenant sur le site du SHD, véritable labyrinthe pour une novice, j'ai trouvé les cotes par année des rôles d'équipage du "Paris II, Chalutier (Patrouilleur auxiliaire)".

Il est indiqué :
cote pour 1915 = BR-4E-1894
cote pour 1916 = BR-4E-2135
cote pour 1917 = BR-4E-2433
cote pour 1918 = BR-4E-2731
pour les années 1917 et 1918, il est indiqué : coulé le 13 décembre 1917.

Peut-être, Gilles Jogerst avez-vous déjà ces infos ?

J'avais déjà utilisé plusieurs fois le moteur de recherche du site SHD pour trouver le Paris II et l'Alexandra, sans succès.
En fait j'ai fait la recherche sur le terme Paris.
Mais pour l'Alexandra je n'ai rien trouvé même sur les termes Alex ou Alexandre.

Les adresses des pages consultées sont :
http://www.servicehistorique.sga.de...
et
http://www.servicehistorique.sga.de...

Amicalement, mimipinson85/Marie-Thérèse Francheteau

Bonjour,
Voilà une bonne nouvelle qui permettra de nouvelles recherches... et bravo aux services de l'État-Civil de TOULON, ce n'est pas courant...
Pour ce qui est de Robert LE VÉO, je suggère de demander une copie de l'acte de naissance, en toute logique cet acte devrait supporter les mentions marginales quant à son décès, ...
D'une manière générale ayant continué les quelques recherches possibles faute du rôle d'équipage des deux bâtiments; je crains de nouvelles difficultés, en effet il semble que certains membres des équipages aient été récupérés et répartis dans divers hôpitaux comme l'hôpital ottoman, et celui de SAINT-MANDRIER à TOULON... (tout celà n'est que déduction). Or les fiches individuelles détenues sont sous le couvert du secret médical, et les démarches sont en principe réservées à la famille ....
A/s l' "ALEXANDRA", il est possible que j'ai identifié un matelot fusilier du nom de LALANNE Jean, originaire de la TESTE DE BUCH (Gironde)... J'ai contacté un bénévole qui devrait rechercher l'acte de naissance et prendre connaissance des mentions marginales...

Je recherche toujours bénévole pour se rendre à la bibliothèque du port de TOULON, idem pour le SHM de PARIS...

Cordialement à tous Gilles JOGERST

Madame Marie Thérèse FRANCHETEAU,
Les infos concernant les cotes du rôle d'équipage du "PARIS-II", m'étaient connues, à vrai dire je les avais mises en ligne sur le blog, hier... Elles ont été supprimées (pour double emploi ??)... Bref ces cotes prouvent bien l'existence de ces rôles au SHM de VINCENNES, dont nous pourrions avoir copie si si un bénévole se manifestait, sachant que ces démarches sont devenues payantes maintenant et qu'il serait dédommagé...
il n'en est pas de même pour l'ALEXANDRA, apparemment pas de documents au SHM...
En attendant la copie du jugement que TOULON doit vous faire parvenir pour progresser... Bonne journée, Cordialement.
Gilles JOGERST

Bonjour à tous

ÉTAT CIVIL DE TOULON

Espoir déçu..., pour l'instant.
Je me met en relation tél. avec Toulon à nouveau et avec Brest en 1er contact.

** aviso PARIS II **

Je trouvais bizarre que Robert le Véo fût le seul à avoir une fiche du SHD/SGA/Mémoires des Hommes où apparaisse un jugement déclaratif de décès à Toulon du 16/2/1920 et non pas à Brest du 7/5/1919 comme pour les autres naufragés du Paris II.

Le jugement déclaratif du 16/2/1920 envoyé par Toulon correspond à un remorqueur le PARIS, ayant fait naufrage le 6/2/1919.

On peut en déduire que le jugement déclaratif de décès concernant les naufragés du Paris II a bien été rendu à Brest.

Pour Robert Le Véo, on peut en déduire qu'il se trouvait sur "notre" Paris II -> la fiche de Mémoire des Hommes contient une erreur sur le jugement déclaratif de décès,

ou Robert Le Véo se trouvait sur le remorqueur PARIS -> la fiche de Mémoire des Hommes contient une erreur sur la date de décès et l'identité du bateau,

ou 2 Le Véo homonymes se trouvaient sur le remorqueur ET sur "notre" Paris II.

Mais l'état civil de Toulon m'avait indiqué ne pas avoir retrouvé d'acte de décès pour aucun Le Véo, donc la 1ère hypothèse devrait être la bonne ?

Pour vérif. je vais demander à Toulon le jugement complet pour le remorqueur Paris.

La déception est que les doc. envoyés par Toulon sont incomplets.
Il manque l'essentiel : la liste des marins décédés avec état civil complet.
voir prochain commentaire sur l'Alexandra.

PS : comme pour l'Alexandra, je n'ai pas trouvé de trace du remorqueur Paris sur le SHD.

Amicalement, mimipinson85/Marie-Thérèse Francheteau

ÉTAT CIVIL DE TOULON (suite)

L'espoir renaît ?

**Aviso Alexandra**

Pour faciliter la tâche de l'état civil de Toulon, j'avais cru utile d'associer ma demande de jugement déclaratif de décès des naufragés de l'Alexandra à une demande d'acte de décès de l'enseigne de vaisseau Arthur DOUCET qui commandait ce bâtiment (voir Jogerst du 22/8/07 à 8h14).

Toulon m'a bien envoyé le jugement avec le début de la liste des marins décédés, dont le 1er est ... Arthur Doucet et en tronquant le doc. du reste de la liste !!

J'ai obtenu un doc de 3 pages avec les attendus juridiques, la composition du tribunal, le récit de la procédure et les textes de loi appliqués .... et 9 lignes sur Arthur Doucet.

Je recontacte Toulon pour essayer d'obtenir le jugement en entier et la liste complète.

Dans cette attente, ci-après des extraits :

"...qu'il résulte des pièces jointes, que le 8/3/1918, le chalutier ALEXANDRA ayant été coulé en mer, 11 officiers, quartier maître et matelots ont trouvé la mort dans cette affaire, que les noms et grade de ces victimes sont inscrits sur liste communicative annexée au présent dossier.....
Déclare constant le décès des 11 officiers, quartier maître et matelots nommés ci-dessus :
Premièrement : Doucet, Arthur, Henri, Auguste, Enseigne de vaisseau de 2ème classe, né à Saint Vaast la Hougue (Manche) le 19/11/1891, fils de Arthur, Auguste, Victor et de Marie, Constance QUENTIN, célibataire, domicile de sa famille Saint Vaast La Hougue (Manche)..."

reste de la liste = document tronqué

"...tampon [morts pour la France] le 8/3/1918 à bord du chalutier Alexandra dans la baie de Dagova près d'Atalia..."

Amicalement, mimipinson85/Marie-Thérèse Francheteau

Bonjour à tous,
Un bénévole membre de "NET-MARINE" s'est proposé d'aller consulter l'ouvrage à la bibliothèque du port de TOULON "Le dernier combat du PARIS-II. Espèrons que des noms, une liste de l'équipage y sera contenue.

Cordialement.

Bonjour à tous...,
Il faut être patient... Pour le moment l'essentiel, cad la liste des victimes des deux bâtiments est manquante, dont la plus importante concernant l' "ALEXANDRA", puisqu'apparemment le rôle d'équipage n'est pas au SHM...
Cas LE VÉO : --- Comme pour beaucoup il serait utile que ses proches qui doivent connaître sa filiation demande copie de l'acte de naissance qui doit faire ressortir les mentions marginales de décès.----
Par ailleurs, on a tendance à oublier que malgré la fin de la guerre en 1918, les forces étaient toujours engagées dans le Détroit des DARDANELLES... ET C'EST AINSI que le 6 FÉVRIER 1919, le remorqueur "PARIS" basé à CONSTANTINOPLE disparu en Mer Noire au cours d'une mission... Citons parmi les victimes Jean Gustave VINET, Vincent Marius François MALGORN, Yves Marie GOARZIN... Bref ces hommes ont été déclarés Mort pour la France, mais ce remorqueur "PARIS" ne figure pas sur la liste des bâtiments de la Marine Nationale...

Plus IMPORTANT est que le jugement déclaratif de décès de ces hommes a été rendu le 16 février 1920 à TOULON et transcrit le 31 mars même commune...

On peut déduire en attendant la liste des membres de l'équipage "PARIS-II", que Robert LE VÉO se trouvait sur le remorqueur "PARIS" et non le patrouilleur "PARIS-II"..;

S'il y avait confirmation une demande de rectification de cette grossière erreure devrait-être formulée...

A bientôt, j'espère pour plus de nouvelles?
Cordialement Gilles JOGERST...

Paris II :
Armement :
1 canon de 10
3 canons de 75
1 canon de 45 (contre avion)

Dans la baleinière
Quartier Maître de maneuvre
Patron de la baleinière : Poiraud
Quartier Maître Fusilier : Le Moal
Tué d’une balle au cœur : Laouénan
Chauffeur : Dely
Matelot : Neulat
Les Fusiliers : Corbani / Guillerm
Quartier maître tsf : Lamier (tué par balle à son poste)
Canonnier : Nomdedeu
Quartier Maître Canonnier : Poulay (coulera frappé de congestion)
Second Maître : Marque
Cuisinier : Bouvier (blessé par un obus, mourra un peu plus tard)
Mécaniciens : Pastrie et Pessonneau
Second maître : Laronde
Chauffeur : Guillou
Bresson
Second maître mécanicien : Deschamps
Quartier maître / Jeffrerie
Matelot : Muby (mourra noyé)
Timonier : Noret
Maître Timonier : Buino (blessé mortellement, il décèdera sur la passerelle)
Canonnier : Moro
phérivong

Le Paris II coulera en 10 minutes par 22 coups de canon

Amicalement
Phérivong

"ALEXANDRA"... A/s DOUCET Arthur... Apparemment le nom de cet Officier de Marine figure sur le Monument aux Morts de la communne de SAINT VAAST LA HOUGUE...

Gilles JOGERST

Bonjour à tous,
RÉSULTATS DES RECHERCHES auprès de la Bibliothèque de TOULON, effectuées par Mr S. LE COUSTOUR.

Situation de l'équipage du "PARIS-II" après le combat du 13 décembre 1917.

Prisonniers blessés
Lieutenant de vaisseau ROLLIN Henry, Commandant
Maître mécanicien DESCHAMPS Auguste
Second-Maître canonnier MARQUE Auguste
" " " " " " mécanicien LARONDE Léon
" " " " " interprète libanais FARI (mort d'épuisement en captivité)
Quartier-Maître canonnier JAFFEZIC Paul
Matelots : timonier NORET Jean Louis; Canonnier MORO Victor; mécanicien MASSON Roger; mécanicien PASTRIE Roger; chauffeur LE DONGE Jean; chauffeur GUILLOU Yves; boulanger-coq BOUVIER Louis (mort de ses blessures)

Prisonniers non blessés
Quartier-Maître canonnier RENAULT Julien
Matelots : mécanicien PESSONNEAUX; chauffeur BRIVET Régis; sans spécialité MARIAGE Louis; libanais NEMTALLAH, libanais MANSOUR.

Tués ou disparus pendant le combat :
Maître de timonerie BUINO Eugène
Second-Maître de manoeuvre GUILLOU Hyacinthe; fourrier HEURTEL Victor.
Quartier-Maître de timonerie LAOUENAN (tué dans la baleinière); canonnier PAULAY Albert; électricien T.S.F. LAMIER Octave; mécanicien CLÉMENCON Adrien.
Matelots : gabier CASTEL Allain; gabier BESSOU Eugène; timonier ANTONINI Jules; canonnier JOSSE Pierre; fusilier THEBAUD Léon; Chauffeur FERRARD François; cuisinier LEVEO Robert; sans spécialité HUBY Pierre; FRANCHETEAU Émile; libanais SELEMEN.

Survivants recueillis par l' "ALEXANDRA"
Blessés :
Quartier-Maître fusilier LEMOAL Laurent.
Matelots : fusilier CORBANI Don-Pierre; fusilier GUILLERM Pierre; chauffeur CASTEL; sans spécialité NEULAT.
Non blessés :
Second Maître de manoeuvre PHERIVONG Alfred
Quartier-Maître de manoeuvre POIRAUD Joseph; mécanicien BRENON François
Matelot canonier NOMDEDEU Noël; mécanicien MAZOYER Georges; chauffeur DELY Pierre.

40 hommes se trouvaient à bord.

Pour suivre JUGEMENT (compte-rendu du "PETIT VAR" du 9 décembre 1919)

"Après une courte délibération, le Conseil rapporte un jugement déclarant à l'unanimité le Lieutenant de Vaisseau ROLLIN non coupable sur les cinq questions posées, et M. le Capitaine de Vaisseau MELEART, appelant devant le Conseil le jeune officier invite à se ranger derrière lui, ceux de ses hommes qui ont déposé aux débats ainsi que Madame BUINO et son jeune fils, et il dit au Commandant ROLLIN qu'il est heureux et fier de lui faire part de son acquittement et de le féliciter ainsi que tous ceux du PARIS II; il adresse un souvenir ému à ceux qui sont tombés dans le combat et termine ainsi :

"Honneur et gloire au PARIS II, à son vaillant Commandant, et à son héroïque équipage!"

La séance est levée; des mains amies se tendent vars M. ROLLIN, les juges serrent celles de tous les survivants et saluent respectueusement Madame BUINO.

"PARIS-II" : Identification :
HEURTEL Victor Mathurin Second Maître fourrier, né le 6 septembre 1885 à SAINT QUAY PORTRIEUX (Côtes d'Armor) - disparu en mer - Jugement déclaratif de décès le 7 mai 1919, transcrit à SAINT QUAY PORTRIEUX (dernier domicile) le 16 mai 1919.

Cordialement Gilles JOGERST

"PARIS-II" --- identification
CLÉMENCON Adrien Antoine, Quartier-Maître mécanicien; né le 7 mai 1891 à MARCILLY LE PAVÉ (Loire) - Disparu, Jugement déclaratif idem --Dernier domicile à SAINT ÉTIENNE (Loire)

"PARIS-II" Identification
BESSOU Eugène Auguste, Matelot de 2ème classe breveté gabier né le 6 mars 1897 à SAINT GEORGES DE DIDONNE (Charente Maritime) - disparu - Jugement à BREST le 7 mai 1919; transcrit le 20 mai 1919 à SAINT GEORGES DE DIDONNE (dernier domicile).

"PARIS-II" - identification
ANTONINI Jules André, Matelot de 2ème classe timonier né le 5 novembre 1898 à MARSEILLE (Bouches du Rhône). Disparu - Jugement déclaratif de décès BREST le 7 mai 1919, transcrit à MARSEILLE le 24 mai 1919 - Dernier domicile à MARSEILLE, 116 rue Ferrari.

"PARIS-II" - Identification
THEBAUD Léon Marie, Matelot de 2ème classe fusilier embarqué sur le patrouilleur auxiliaire "PARIS-II". Disparu - né le 5 mai 1897 à NOYALO (Morbihan) - jugement déclaratif 7 mai 1919 à BREST transcrit le 4 juillet 1919 à NOYALO (dernier domicile).

"PARIS-II" Identification
FERRARD Francis Louis, Matelot de 2ème classe chauffeur né le 30 octobre 1893 à TRESSÉ (Ille & Vilaine) - jugement déclaratif rendu à BREST le 7 mai 1919, transcrit à PLERGUER (Ille & Vilaine) le 4 juillet 1919 - Dernier domicile à LE TRONCHET (Ille & Vilaine).

"PARIS-II" - Identification
JOSSE Pierre Joseph Francisque, Matelot de 2ème classe canonnier né le 19 octobre 1894 à SAINT PIERRE DE PLESGUEN (Ille & Vilaine) -- dernier domicile à CANCALE (figure sur le Monument aux Morts)...

Article de Presse paru dans - l’Echo de Paris - 30 janvier 1920
“ Nos Marins ”

Le bruit fait à la Chambre et dans certains journaux autour des incidents de la Mer Noire a donné au public l’impression que la discipline était moins forte parmi nos marins que parmi nos soldats. Avant de se permettre une appréciation sur la façon de servir qu’avaient nos marins six mois après l’armistice et après avoir subi l’influence d’une propagande dissolvante, il serait peut-être simplement loyal de chercher à savoir ce qu’ils ont fait pendant quatre ans de guerre.
Ils ont vécu, à peu près tous les jours des journées comme celle que je vais vous raconter.

La scène se passe en décembre 1917, non loin d’Adalia. Dans cette partie orientale de la Méditerranée, à la mission générale de nos patrouilleurs (lutte contre les sous-marins) s’ajoute celle de bloquer étroitement les côtes méridionales de l’Asie Mineure. Les bâtiments chargés de ce rôle donnent la chasse aux barques turques, les combattent si elles résistent, tâchent de les ramener à nos points d’appui — non pas que les parts de prise vaillent celles que touchaient jadis les corsaires dunkerquois ou maloins, mais parce que de bonnes barquasses d’une silhouette bien turque, sont quelquefois très utiles pour faire voyager des gens…qui aiment se promener pour s’instruire.
Au début de décembre, le Paris II, commandé par le lieutenant de vaisseau Rollin, a réussi une petite affaire de ce genre : il est allé tout près de terre, à portée de fusil, amariner une barcasse qui se croyait en sureté dans une baie, la petite baie d’Avova que limite à l’est le cap du même nom. C’est un bon petit bateau que le Paris II : 1.200 tonnes, une pièce de 100 à l’avant, 3 de 75 sur les bords et un canon de 47 contre les avions ; dame, ce n’est pas un croiseur de bataille, mais bien des cuirassés n’ont pas déjà comme lui une citation à l’ordre de l’armée gagnée le 4 février 1916 en se battant plus de deux heures contre un sous-marin ennemi plus puissamment armé et plus rapide, qui finalement a abandonné la lutte.
Donc, le 13 décembre, le Paris II revient à l’entrée de la baie d’Avova, et y voit une barcasse à l’ancre qui amenait ses voiles. Il arme sa baleinière de sept volontaires, pour aller frapper l’amarre sur la prise. Les hommes de la barcasse se jettent à l’eau sans que la baleinière ne fasse usage contre eux de la mitrailleuse dont elle est pourvue. Trois quartiers-maîtres montent à bord de la barque, sans recevoir de terre un coup de feu, ils coupent l’amarre de l’ancre et signalent à bras que la remorque est parée. Le Paris II commence à manœuvrer pour entraîner sa prise.
A ce moment précis (le commandant note l’heure, 11 h 23) éclate un feu violent d’artillerie une batterie turque a été amenée à dos de mulets et le bâtiment est tombé dans un piège. Le premier obus pénètre à tribord ; sous la ligne de flottaison, dans la soute à charbon où il allume un incendie. Le commandant repère aussitôt les lueurs de la batterie ennemie ; il ordonne d’ouvrir le feu sur elle : hausse 1.800 mètres. Mais, dès les premières salves turques, les deux pièces de 75 du bords engagé ont été mises hors de service. La T.S.F. a été brisé, le télégraphiste tué l’écouteur aux oreilles. La pièce de 100 avant seule peut tirer : elle tire trois coups, bien dirigés, mais au moment où l’on va charger le quatrième, un obus ennemi met le feu aux munitions et voici l’avant séparé du reste du bâtiment par un rideau de flammes d’une dizaine de mètres (nous avons vu qu’il y a, depuis le premier coup, le feu à l’arrière dans la soute à charbon). Admirable de sang-froid, le quartier-maître Paulay charge son quatrième coup, mais il ne peut tirer et il est obligé de se réfugier à l’extrème avant.
Du rivage, l’infanterie turque abritée dans ses tranchées, exécute avec ses fusils et ses mitrailleuses un tir à la cible nourri qui balaye le pont et la passerelle d’une grêle de balles. Le commandant sur sa passerelle, parfaitement calme, fumant une cigarette, ordonne de forcer la vitesse pour s’éviter derrière le cap, lorsqu’un obus éclate dans la machine, crevant le collecteur principal de vapeur. Les mécaniciens, pour ne pas être bouillis vivants, sont obligés de passer dans la chaufferie, où ils poussent les feux à fond.
Sur la passerelle, le commandant, qui a ordonné la barre tout à droite s’aperçoit que le bâtiment vient à gauche. Il se retourne et il voit son second, le maître de timonerie Buino, couché et ensanglanté qui lui fait signe que la barre est bloquée. (Le maïtre Buino a pris la barre pour remplacer les deux premiers timoniers frappés par balles à leur poste.) L’arrière du bâtiment a sauté et ses tôles projetées par l’explosion ont bloqué le gouvernail.
Le bâtiment ne gouverne plus et commence à tourner en rond en revenant sous le feu de la batterie dont il voulait s’éloigner.
Les hommes sont au pied de la passerelle, immobiles, leurs pièces brisées, leurs machines crevées et bloquées. Pas un ne saute à la mer. Ils regardent leur commandant et attendent l’ordre.
Leur commandant ? Il est vrai qu’il vaut de le voir : il a la mâchoire brisée et la rotule gauche broyée par les éclats d’obus : mais il se tient droit près du tas ensanglanté que forment ses timoniers successifs et sur lequel Buino, le second, agonise. Il n’a pensé d’abord qu’à combattre, tout en manœuvrant pour sauver son bâtiment et sa prise.
Maintenant il ne peut plus rien. Sur un équipage de 40 hommes, il y a 18 tués et 18 blessés. Le bâtiment va sauter ou achever de sombrer d’une minute à l’autre. Le commandant ordonne « tout le monde à la mer ».
Tout le monde ? Non, pas lui. Pendant que les hommes ayant mis avec calme leurs ceintures de sauvetage, quittent le bâtiment, le commandant Rollin seul, la rotule gauche brisée, la mâchoire cassée, la jambe droite touchée, les yeux brûlés par la vapeur, les poumons emplis par la fumée de l’incendie, fait le tour de son bâtiment, pour détruire les papiers confidentiels, mettre le feu à ce qui ne brûle pas encore (spécialement sa chambre et la soute à munitons avant) et s’assurer qu’il n’y a plus personne de vivant à bord.
Alors seulement, ayant conscience d’avoir rempli son devoir, le commandant Rollin se jeta à la mer.
Or, parmi ces blessés, dont la mer mord les chairs saignantes, qui ont attendu l’ordre de leur commandant pour évacuer leu bateau en feu, pas un n’a gagné la terre à la nage. Se soutenant les uns les autres avec la fraternité si simple de nos marins, ils ont attendu leur commandant.
A plusieurs milles au large, un patrouilleur, l’Alexandra, qui opérait de conserve avec le Paris II, canonnait la batterie turque, peut être pourrait-il trouver un moyen de les secourir ? Mais ayant vu disparaître le glorieux bâtiment son enseigne battante dans les explosions de ses soutes et de ses chaudières, l’Alexandra vira de bord et disparut au large. Pendant cinq heures, les survivants du chalutier attendirent, et ce n’est qu’après avoir perdu tout espoir qu’ils consentirent à s’avouer vaincus.
On doit reconnaître ici la haute courtoisie et l’humanité parfaite avec lesquelles les Turcs, frappés d’admiration par l’héroisme de nos hommes, les accueillirent.
A Adalia, la garnison entière leur rendit les honneurs sous les ordres d’un général. C’est à lui que le commandant Rollin put dire : « Chez nous, on se fait sauter, on n’amène pas. »
Mais voici la captivité où les pouvoirs du chef, maître après Dieu à son bord, ne sont plus rien. Jamais les matelots du Paris II ne furent plus déférents envers leur commandant et leur gradés qu’au moments où ceux-ci n’avaient plus le pouvoir d’exiger leur obéissance, et je ne sais rien de plus touchant que ce petit matelot breton, mourant, de retour au pays, des suites de ses blessures, et faisant signe à son père : écrire… et trois doigts mis sur la manche… écrire au commandant. Rien de plus touchant ? Si, peut-être, la veuve et le jeune fils du second Buino, tué à la barre, nous l’avons vu, venant de Bretagne à Toulon, assister aux débats du Conseil de guerre, où le commandant Rollin avait à rendre compte de la perte de son bâtiment… pour que le petit entende parler de son père et se souvienne…

Cet enfant, cette veuve, ces quelques braves ne doivent pas être seuls à se souvenir. Laisserons-nous les Turcs se rappeler seuls avec eux cet exploit pour raconter comment on se bat et comment on meurt « à la Franque » ?

Pierre DELONCLE
Chef de service à la Section Historique
de l’État-major général de la Marine

**Aviso PARIS II** et
**Aviso Alexandra**

À Philippe Pherivong

Saisissant, et trés émouvant .

**aviso Alexandra**
et **aviso Paris II**

L'état civil de Toulon, joint ce jour, m' envoie le jugement complet concernant l' Alexandra.

Petite recherche des Doucet sur l'annuaire téléphonique : 75 dans la Manche dont 12 sur Saint Vaast la Hougue !!

Je me charge des 12 !!

Amicalement, Marie-Thérèse Francheteau.

**aviso Paris II** et
**aviso Alexandra**

L'état civil de Brest va m'envoyer le jugement déclaratif concernant le Paris II.

Arthur DOUCET : recherche en cours sur Saint Vaast la Hougue

Amicalement, Marie-Thérèse Francheteau

**aviso Paris II**

Un grand merci à M. S. Le Coustour pour ses démarches à Toulon.
Si S. Le Coustour regarde ce blog merci de nous indiquer si le livre de R. Gaudin de Villaine contenait des illustration : photos, croquis, cartes ?

C'est ma femme qui va être contente , au printemps prochain, de me voir l'accompagner avec entrain sur les vide-greniers de Bourgogne du sud, Pays Beaujolais et Bresse réunis !!
(c'est le mari de Marie-Thérèse qui est au clavier) pour essayer de trouver les livres cités sur ce blog.

**aviso Alexandra**

Bravo l'état civil de Toulon !
J'ai reçu le jugement déclaratif concernant les 11 disparus de l'Alexandra.
Jean Lalanne était bien sur l'Alexandra.
Je termine la vérification des infos avec celles des fiches de www.mémoiresdeshommes/sga + photos du doc. avant communication.

Si le jugement nous donne des infos sur l'état civil des disparus, je suis convaincu que des infos très intéressantes se trouvent sur les pièces annexes au jugement tel que les circonstances du naufrage.
Ces pièces ne se trouvent pas à l'état civil qui a fait une simple transcription de la décision de justice.
Ont doit pouvoir les trouver dans des archives au tribunal civil ou + probablement aux AD à Toulon.

La même recherche serait intéressante pour le Paris II à Brest.

À Philippe Phérivong : votre grand-père Alfred a été recueilli sur l'Alexandra.
Avez-vous des infos sur les circonstances de ce sauvetage, le nb de marins composant l'équipage de l'Alexandra ?
Votre grand-père a-t-il eu des contacts avec les auteurs des livres écrit sur le Paris II ? lui a-t-on demandé son témoignage à l'enquête civile, à la procédure militaire ?

Amicalement Daniel et Marie Thérèse.

**aviso Alexandra**

Jugement déclaratif de décès rendu le 7/7/1919 par le tribunal civil de 1ère instance de Toulon.

suite du commentaire du 29/9/07 + commentaire du 22/8/07 à 8h14 pour Arthur DOUCET...

? = doute sur orthographe.

"Deuxièmement : LOLLICHON, René, Louis (Pierre, Louis sur mémoire des hommes/sga), quartier maître canonnier, né à Moelan (29) le 3/11/1890, fils de François et de Marie Anne Fouernant (?), célibataire, domicile de sa famille Moelan (29)."
Sur fiche mdh/sga : bâtiment ou service : 7ème escadrille de patrouille.
Matricule : 9634/Concarneau. Mort pour la France le 10 ! mars 1918. Dernier domicile Moelan/Kerhuel ?

"3è, MOREAU, Jean, Guillaume, Marie, quartier maître fusilier, né à Tréboul (29) le 28/11/1880, fils de Alain, Yves et de Marie, Catherine GLOAGUEN, époux de Marie Anne DARCHEN, domicile de sa famille Tréboul (29)."
Fiche mdh/sga : prénom = Guillaume, matricule 10575/Douarnenez, lieu de la disparition : baie de Dagova, acte transcrit à Tréboul le 15/10/1919.

"4è, HELIAS, Pierre, Marie, quartier maître timonier, né à Tréboul (29) le 25/7/1895, fils de feu Sébastien, Marie et de Jeanne SIMON, célibataire."
Fiche mdh/sga : matricule n° 11102/Douarnenez. 7ème escadrille de patrouille (Toulon), acte transcrit à Tréboul le 15/10/1919.

"5è, DAOULOUDET, Sylvain, Marie, matelot 2ème classe gabier, né à Yvias (22) le 25/5/1898, fils de feu François, Marie et de feue Marie Anne NICOLAS, célibataire, demeurant à Yvias (22)."
Fiche mdh/sga : matricule 104462/2, dernier domicile : Glourior ou Glourioo ?

"6è, de BOISSIER, Abel, Raymond, Ernest, 2ème maître de manoeuvre, né à Chateaulin (29) le 15/6/1893, fils de Abel, Charles, Raoul, comte de BOISSIER, et Marie GOURDIN, domicilié à Brest (29), rue de la Mairie n° 3."
Fiche mdh/sga : chef de quart, matricule n° 111134/2, dernier domicile : 24 rue Ernest Renan à Toulon (83).

"7è, HAUTIÈRE Victor, François, Auguste, matelot 2ème classe canonnier né à Corseul (29) le 20/4/1898, fils de Auguste et de Virginie ROUXEL, célibataire, demeurant à Corseul (29)."
Fiche mdh/sga : Victor, Joseph, François, Auguste, matricule n° 41 784/1 ou 141784/1.

"8è, BLANC Jean, matelot 2ème classe fusilier, né à Toulouse (31) le 11/11/1898, fils de feu Jean, Louis et Jeanne DUMAS, célibataire, demeurant à Toulouse, rue Béarnais prolongée n° 25."
Fiche mdh/sga : matricule n° 65192/5

"9è, LALANNE Jean, matelot 2è classe fusilier né à La Teste de Buch (33) le 29/11/1898, fils de Jean, Éloi, et de feue Catherine Dourthe, célibataire, demeurant à La Teste de Buch."
Fiche mdh/sga : matricule n°64565/5.
Pour les dates ça se complique : emporté par son élan, le rédacteur de la fiche mdh/sga a gratifié Jean Lalanne d'une naissance le 29/11/..1918 !, mais dans la liste de recherche de mdh/sga, notre Jean Lalanne est né le 24/2/1889 ! J'ai trouvé sa fiche par hasard et je comprend les doutes de Gilles Jogerst le 25/9 à 7h45.

"10è, LOUSSOUARN, matelot de 2ème classe sans spécialité, né à Penmarch (29) le 23/11/1882, fils de Thomas Corentin et de Sébastienne, Marie LE GARREC, époux de Jeanne Marie LE CALVEZ, demeurant à Penmarch (29)."
Fiche mdh/sga : prénoms = Pierre, Marie, matricule n° 10532/Guilvinec.

"11è, HALIB DIAB, Pierre, matelot libanais, né à Jonnich, Monts du Liban, le 28/2/1889, époux de Barbara LOUS, demeurant à Jonnich (Liban)."
Fiche mdh/sga pas trouvée.

".............Morts pour la France le 8 mars 1918 à bord du chalutier "ALEXANDRA" dans la baie de Dagova, près d'Atalia.
Dit que le présent jugement sera transcrit sur les registres de décès de la commune de Toulon, port comptable du navire......"

J'ai essayé au mieux de rectifier des erreurs dans l'orthographe de noms, prénoms, dates, communes etc...par exemple Daouboudet et Daouloudet, Hantière et Hautière, mais il peut en subsister.

Amicalement, Daniel et Marie-Thérèse

Bonjour à tous,
Je constate avec plaisir que depuis le 27 août, le tour de la question a été quasiment fait et que vous n'avez plus besoin de nous pour vos recherches...
Je vais contacter Mr LE COUSTOUR, pour connaître une réponse à vos questions...

Pour les brocantes (qui m'ont permis de sauver des documents... ) je vous conseille aussi de rechercher de tels ouvrages sur les sites spécialisés de ventes de livres anciens et rares, ...

Bonne chance pour la fin de vos recherches. Cordialement
Gilles JOGERST

Monsieur LE COUSTOUR m'informe que le livre de GAUDIN DE VILLAINE ne comporte aucun croquis, carte ou photographie...

Encore une chose... si vous faites les brocantes ou des recherches, n'omettez pas les journeaux d'époque... L'affaire a pu être relatée, je pense notamment à l' ILLUSTRATION... Il existe également les publications concernant "le tableau d'Honneur de l'Illustration" avec photos... (réedité, en vente à la boutique Généanet).

Cordialement.

Citation
Extrait de l’arrêté ministériel du 27 février 1918 (Médaille Militaire)

« Le second Maître de Manœuvre Alfred Phérivong (Havre 6342),
Le Paris II ayant été coulé à coups de canon dans le golfe d’Adalia le 13 décembre 1917, au cours d’une opération de guerre, est resté à son poste avec le plus parfait mépris du danger, sous un feu intense. Ne s’est jeté à la mer que sur ordre de son commandant.
Avec un chauffeur arabe a soutenu son camarade Castel, chauffeur breveté bléssé grièvement et l’a remorqué à la nage au large sur un panneau de cale.
A rallié la baleinière et aidé à la remorquer à la nage sous un feu violent.
A ensuite parcouru 70 milles en 32 heures le long de la côte ennemie et réussi à rallier Castelorizo avec son embarcation. »

(Pour Daniel et Marie Thérèse)
Je pense que cet extrait répondra en partie à vos questions. J’ai l’original de ce texte.
Je n’ai aucune info sur le nombre de marins composant l’équipage de l’Alexandra, ni sur les contacts éventuels avec les auteurs des livres écrits sur le Paris II, ni sur son possible témoignage à l'enquête civile ou à la procédure militaire.
La photo des rescapés que je vous avais fait parvenir, était une photo prise à bord du Cuirassé Jauregueberry sur lequel il a fini de servir dans la Marine Nationale. Par la suite devenu Capitaine au long-cours, il s’est embarqué pour l’Afrique pour enfin diriger des ports comme Libreville, Abidjan, Pointe-Noire.

J’ai en ma possession une photo du “ Nord Caper “ autre frère d’armes du Paris II, et, redevenu à l’époque chalutier sur les côtes africaines : sur le pont un joli requin fraichement pêché et au fond une plaque représentant sa croix de guerre.

Et puis, j’ai cet autre texte :
Citation à l’ordre de l’armée pour fait d’armes

« Lorsque le Paris II a coulé sur la côte Turque, il était à 400 mètres de la terre et au lieu de nager vers la côte qui lui assurait la vie sauve mais le faisait se constituer prisonnier, a préféré nager vers le large alors qu’aucun bateau n’était là pour le recueillir.
Pendant 2h30 il a ainsi nagé en remorquant un camarade bléssé et qui ne savait pas nager, puis a eu la chance d’apercevoir la baleinière du Paris II, qui trouée de toutes parts par les balles turques était remorquée par quelques hommes d’équipage qui comme lui préféraient nager vers le large pour n’être pas faits prisonniers.
A ce moment, a pris la direction de l’embarcation. A tour de rôle les uns ou les autres nageaient autour de la baleinière pour boucher avec des balles françaises, les trous fait par les balles turques. Et malgré le froid (c’était le 13 décembre) a réussi après 32 heures à parcourir 70 milles à l’aviron et à ramener son embarcetion à Castellorizo. »

Cordialement, Philippe Phérivong

bonjour
vice président de l'association "Aux Marins" gestionnaire du Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu dédié aux marins morts pour la France, votre recherche nous intéresse afin d'inscrire ces marins à notre mémorial
je suis ami et camarade de promotion de Serge le Coustour cité plus haut
nous serions ravis de travailler avec vous (et avec tous les passionnés et parents ayant rédigé les articles précédents) dans le cadre de ce devoir de mémoire, pouvez-vous nous contacter merci et à bientôt je l'espère

**aviso Paris II** et
**aviso Alexandra**

J’avais déjà un livre de Paul Chack “ Luttes sans merci au sud et au nord ”, j’ai par bonheur remis la main sur le deuxième livre de Paul Chack “ Pavillon Haut ”. Dans ce deuxième livre il est spécifié que la baleinière a bien été recueilli par “ l’Alexandra ”, mais qu’en abordant l’aviso, prise en travers par la houle, elle a coulé à pic.
Les hommes ont alors embarqué à bord d’un cannot de servitude et ont rejoint le port de Castellorizo. pendant ce temps là “ l’Alexandra ” repartait sur la batterie turque…
Une autre découverte, Castel fait bien parti des morts, un choc pour moi j’avais toujours pensé que mon grand père et les autres l’avaient sauvé en l’amenant à la baleinière… les blessures devaient être trop graves (je n’ai pas d’infos là dessus).

Cordialement, Philippe Phérivong

**aviso Paris II et
**aviso Alexandra**

À l'association "Aux Marins"

C'est avec un très grand plaisir que nous accueillons votre présence sur le blog du Paris II et de l'Alexandra.
Avec Ph. Phérivong, au tél., nous évoquions avec tristesse "la retraite" du blog de Gilles Jogerst.
Mais nous sommes sûrs qu'il restera un fidèle lecteur et interviendra de temps à autre.
Nous lui avions préparé une foule de questions !
Sa présence, la vôtre, comme celle de S. Le Coustour et tout ceux qui ne se sont pas encore manifestés, nous sont indispensables car Ph. Phérivong, Nicole Lapierre et moi-même avons besoin, à nos côtés, de la communauté de La Marine Nationale pour mieux comprendre son "fonctionnement", la situation de nos ancêtres en Méditerrannée en 1917/1918 et nous aider dans nos recherches.

Nous vous envoyons un mail récapitulatif avec les adresses de chacun et les docs que nous avons échangés entre-nous précédemment.

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse.

Bonjour à tous,
Si je me suis retiré c'est que je pense que le but de vos recherches a été atteint, conduisant à l'identification de l'équipage des deux bâtiments évoqués (en partie pour l' "ALEXANDRA"). La suite à donner vous appartenant en propre...

Notamment avec l'association "Aux Marins", et à son Mémorial à la Poine SAINT-MATHIEU, où pourraient figurer vos ancêtres disparus. Un site un peu compliqué à joindre, plusieurs adresses et deux Vice-Présidents... (Si Mr "Rick" pouvait donner un e-mail où le joindre? --- tentative effectuée et à cette heure sans réponse).

Il n'empêche que bien que souvent submergé par des demandes de renseignements concernant les Officiers de Marine entre 1824 et 1917, je viens quasi journellement prendre connaissance de vos avancées par sympathie.

Je reste à votre disposition dans la mesure où je puis répondre.

Cordialement Gilles JOGERST

**aviso Paris II** et
**aviso Alexandra**

À Brest, aussi, l'État-Civil est formidable !

Comme à Toulon pour l'Alexandra, Brest nous a envoyé le jugement déclaratif de décès du Paris II.
Je vous livre les préambules et attendus, liste nominative suivra après vérif. + photo du doc. par mail.

Acte état civil n°917

"Extrait des minutes du greffe du tribunal civil de Brest où est écrit ce qui suit : l'an 1919, le 7 mai, le tribunal civil de Brest, vu la requête présentée par M. le Procureur de la République et les pièces à l'appui, ouï M. Halliguen juge commissaire en son rapport, le Ministère public en ses conclusions, après en avoir délibéré suivant la loi a rendu le jugement suivant : attendu que le chalutier Paris II a été coulé par une batterie turque dans la baie d'Avon (Avoor à la fin du doc.) le 13 décembre 1917, que quelques hommes ont pu se sauver dans une baleinière, que 19 d'entre eux ont été fait prisonniers d'après ceux qui sont rentrés de captivité, qu'en particulier Buino est tombé tenant la barre et n'a plus été vu quand le bâtiment a coulé, que d'après un matelot Masson, Heurtel serait tué, que Paulay a été vu s'agitant au milieu des flammes sous une grêle de balles, que Lamier aurait été tué par un obus, qu'Antonini et Le Véo ont été vus se jetant à la mer et n'auraient pu atteindre la côte, que Ferrard se serait noyé, que le communiqué turc du 16 novembre annonçait 16 prisonniers seulement alors que des nouvelles sont parvenues de 19 hommes en captivité, mais que la différence s'explique par le fait que les autorités turques n'ont pas dû considérer comme faisant partie de l'équipage trois indigènes compris dans les 19 prisonniers, que les disparus n'ont plus donné de leurs nouvelles depuis cette date, qu'il ne saurait donc y avoir de doute sur leur sort.
Par ces motifs, Vus les articles 88, 89, 90 et 92 du Code Civil, Vu la dépêche de M. le Ministre de la Marine et les pièces administratives, déclare constant les décès de ......liste de 15 noms avec filiation et situation matrimoniale......
Morts pour la France disparus dans la perte du chalutier Paris II le 13 décembre 1917 dans la baie d'Avoor (Avon au début du doc.). Ordonne que le présent jugement tiendra lieu d'acte de décès. Dit qu'il sera transcrit sur les registres de l'État civil de la Ville de Brest port d'armement. Autorise les détenteurs des registres de l'État civil à délivrer des extraits individuels de décès de chacun des disparus. Dit qu'en outre un extrait individuel sera transcrit à la mairie du dernier domicile de chacun des disparus demeurant hors de Brest, Ainsi jugé et prononcé en audience publique par Messieurs ....., visé pour timbre et enregistré à Brest le 12 mai 1919....Transcrit à Brest le 24 mai 1919, dix heures du matin par nous Hippolyte ANDRÉ adjoint au maire de Brest, Officier de l'État-Civil par délégation.
Fin du document
--------------------------------------------------
Si je comprend bien le dispositif de ce jugement, seul les disparus sont concernés.
Les marins décédés et dont les corps ont été retrouvés et identifiés ne sont pas concernés par cette procédure ?
Ce qui explique que 2 noms : Laouenan (enterré sur l'ile de Castellorizo - cf préambule du blog) et le libannais Selemen (cf liste Gaudin de Villaine) ne figurent pas dans le jugement.

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse

ma grand mère, marianne Daouloudet, soeur de Sylvain daouloudet me racontait qu'il était mort en recupérant un cannot plein d'oranges qui cachait des mines qui explosa lorsque les marins le ramenèrent à bord de leur bateau. Sylvain était d'Yvias (22)comme toute la famille et mon arrière grand mère marie anne Nicolas a fini ses jours à Plourivo(22).

Bienvenue à Pierre Architta et sa nièce Magali Boyer, 1er contact avec une famille d'un marin de l'Alexandra : Sylvain Daouloudet.
Contact établi après découverte des parents de Sylvain sur l'arbre geneanet de Magali, identifiant = galisurf.

Ci-après extraits des mails échangés précédemment :

Magali Boyer : "Daouloudet Sylvain, Marie devait à priori être le frère de mon arrière grand-mère Marie Anne Daouloudet mariée à Pierre Teissonnière.
Ils ont eu une fille Monique, ma grand mère, qui est toujours parmi nous, et serait donc la nièce de Sylvain Daouloudet.
Il y a longtemps que je n'étais pas venu voir mon arbre, cause de temps.
Merci d'avoir réveillé ces souvenirs et merci pour l'information manquante à mon arbre.
Ma grand mère ayant fait beaucoup de recherche en généalogie, je devrais pouvoir trouver des informations intéressante dans ses papiers...

...Je viens de transmettre votre mail à mon oncle Pierre qui détient beaucoup d'information, amoureux de l'histoire il sera ravi de vous les transmettre.
Sylvain était donc un de ses grand-oncles, ils étaient 9 frères et soeurs (dont sa grand-mère).
Il lui semble qu'ils étaient 2 frères mort sur l'alexandra mais il n'est sûr de rien, il a retrouvé des photos."

"Bonjour, Pierre Architta, je suis l’oncle de Magali, et le petit fils de Marianne Daouloudet, sœur de Sylvain Daouloudet.
Voici une photo ou figure Sylvain Daouloudet, je ne me souviens pas si c’est le premier ou le deuxième, je vérifierais auprès de ma mère si elle se souvient.
Ma grand-mère me racontait lorsque j’étais petit que Sylvain était mort sur son bateau dans le détroit des dardanelles.
Ils étaient un groupe de matelots qui avaient ramené à bord une embarcation qui errait, remplie d’oranges. Les oranges cachaient une mine qui explosa au contact du navire.
C’est tout ce que je peux vous dire du souvenir traduit par ma grand-mère.
Si je me souviens bien Pierre Daouloudet était aussi à bord ? Sous toutes réserves. "

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse Francheteau

**aviso Alexandra**
et **aviso Paris II**

Pierre et Sylvain Daouloudet/Alexandra

Magali et Pierre, si vous ne connaissez pas, allez voir sur le site du Ministère de la défense : sga/mémoires des hommes à l'adresse :
http://www.memoiredeshommes.sga.def...
au moyen de "Recherche" en haut de la page "Morts pour la France 1914/1918",
vous trouverez 3 fiches Daouloudet, celles de Sylvain et Pierre, tous 2 nés à Yvias, le 3ème Albert est né à Paris.
Mais Pierre de MdH était dans l'infanterie et mort en sept. 1914 dans la Marne. Est-ce le frère de Sylvain ? Si doute, l'acte de naissance ou de décès à Yvias vous apportera la réponse.

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse Francheteau

**aviso Alexandra**
et aviso Paris II**

Photo Sylvain Daouloudet

Parmi ceux qui ont ou vu cette photo, pouvez vous nous éclairer sur la signification des inscriptions sur les bérèts des 3 marins ?

À Magali et Pierre : ces 3 marins étaient ils sur l'Alexandra ?
Sylvain y est-il seul ou avec son frère Pierre ?
Date et Lieu de la photo ? Peut-être des anotations au dos de la photo ??

Vos infos sont importantes car les circonstances et le lieu du naufrage de l'Alexandra ne sont pas claires : Béatrice Martin nous parle de la même batterie turque et le même endroit que pour le naufrage du Paris II, Gilles Jogerst nous a parlé d'un sous-marin ou d'un navire turc dans le golfe d'Adalia.

Il va falloir reparler des rôles d'équipage et des pièces annexes au jugement déclaratif de décès pour avoir des infos sur l'Alexandra.

Les livres de Paul Chack contiennent-ils des infos ??

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse francheteau

**Aviso Paris II**

Liste des disparus du Paris II/transcription du jugt déclaratif de Brest à l'état civil de Brest.
Compléments à la liste de Gilles Jogerst : filiation et situation matrimoniale.
---------------------------
Liste Jogerst le 27/8 à 15h35 :

LAMIER Octave, matricule 12543/4, fils de Édouard, Jean et de FOULON Alphore, Berthe, Julie.
Marié à CHAUVIN Raymonde, Marguerite.

BUINO Eugène, matricule p2334 - 4668/Auray, fils de Jean Pierre et de GAIN Rose.
Marié à VÉCHER Léonie.

HUBY Pierre, matricule 8573/Dinan, fils de Emmanuel et de GROSVALET Françoise.
Célibataire.

PAULAY Albert, matricule 21014/3, né à Noyalo (56), fils de Jean, Vincent et de PIERRE Anne, Victorine.
Célibataire.
----------------------------
Liste Jogerst le 30/8 :

GUILLOU Hyacinthe, matricule 41163/Paimpol, fils de Jean François et de MAHÉ Marie.
Célibataire.

CASTEL Allain, matricule 8860/Morlaix, fils de Allain, Marie et de LELOZ Françoise.
Célibataire.
--------------------------------------
Liste Jogerst le 2/10 à 9h32 :

HEURTEL Victor, matricule 5076/Binic, fils de Louis, Léon et de TIRCOQ Anne Marie.
Marié à DUPONT Élisabeth.

CLÉMENÇON Adrien, matricule 52582/5, fils de Pierre et de MURON Marie.
Célibataire.

BESSOU Eugène, matricule 5723/Marennes, fils de Jean Eugène et de SEUGNET Thérèse, Eulodie.
Célibataire.

ANTONINI Jules, matricule 63037/5, fils de Baptiste et de VODRON Valentine, Eugénie.
Célibataire.

THÉBAUD Léon, matricule 100559/2, fils de Marc, Marie et de PICOT Jeanne Marie Louise.
Célibataire.

FERRARD François, matricule 4600/St Malo, fils de Alexandre et de LEROUX Jeanne.
Célibataire.

JOSSE Pierre, matricule 38445/1, fils de Pierre, Marie et de SEVESTRE Marie, Françoise.
Célibataire.
né le 9 octobre sur jugt de Brest.
Sur fiche mémoire des hommes/sga, même erreur que pour Le Véo, indication du jugt déclaratif de Toulon du 16/2/1920 concernant le remorqueur Paris. cf commentaire du 29/9 à 14h36.
------------------------------
LE VÉO Robert, François, matelot, né le 27/9/1896 à Sotteville lès Rouen, de Jean Louis Marie et de L'HOSTIS Marie Anne, dernier domicile Graville Sainte Honorine (Seine Inférieure) -> Le Havre à partir de 1919.
Célibataire.
-------------------------
FRANCHETEAU Émile : tout a été écrit par Gilles Jogerst les 22/8 15h36 et 27/8 à 14h32.
-------------------------
LAOUÉNAN Louis n'apparait pas dans la transcription du jugt de Brest.

Cordialement à tous
Marie-Thérèse Francheteau et Daniel

Bonjour à tous,
Ravi de voir vos avançées...
Je tiens à rectifier une chose, en effet j'ai écrit que le bâtiment ALEXANDRA avait été coulé par un sous-marin ou une batterie de navire turque (cf Dictionnaire des bâtiments de la flotte française)... Toutefois Madame Béatrice MARTIN, a certainement raison, j'ai lu un texte traduit du turque (que je ne retrouve pas hélàs), portant sur un livre écrit par le Commandant de la batterie turque revendiquant ces deux évènements entr'autre....

Pour la photo transmise, l'inscription portée sur le "bachi" (béret) ne m'évoquant rien, j'ai transmis le document à Mr LE COUSTOUR, spécialiste de l'uniformologie marine ...

Enfin toujours sans nouvelles de l'association "AUX MARINS"...

Cordialement Gilles JOGERST

RE,
L'Officier commandant la batterie terrestre est Mustafa ERTUGRUL, qui a revendiqué les deux évènements...

Le sigle figurant sur les bachis (cf photo) A M B C; doit correspondre à "Armement Militaire des Bâtiments de Commerce".
Cordialement.

bonsoir à toutes et à tous... Je prends le train en route.. Quelles sont donc ces initiales inscrites sur les bérets? Pour info, si ce béret est "marinisé" et arbore le fameux pompon rouge, il 'sappelle "Bachi".

bonsoir...
est-ce-que quelqu'un a une postion assez précise du lieu du naufrage? lattitude et longitude seraient les mieux?
cordialement
titi62

**aviso Paris II** et
**aviso Alexandra**

Publication de photos et documents.

J'avais demandé à Geneanet, quelques semaines auparavent, d'égayer le blog avec 2 ou 3 photos au milieu de nos commentaires. La réponse avait été positive mais non suivie d'effet à ce jour. Je vais relancer.

Dans sa réponse, et pour pouvoir présenter un nombre de doc. + important, Geneanet m'avait invité à créer une page dédiée sur GeneaWiki, ou ailleurs sur le site, pour présenter nos documents aux visiteurs du blog.

Parmi les participant(e)s assidu(e)s à ce blog 2 ou 3 personnes sont des spécialistes des arts graphiques et internet réunis.

Parmi les visiteurs du blog, certains sont des spécialistes du site et de ses multiples ressources : quels sont les endroits pour "héberger" nos documents et les rendre facilement consultables ?

Si vous trouvez l'idée intéressante, c'est un appel aux volontaires !

Cordialement, Marie-Thérèse Francheteau et Daniel.

“ aviso Paris II ” et
“ aviso Alexandra ”
Boujour à tous
Extrait de “ Pavillon Haut ” “ Deux chalutiers et une île ” / Paul Chack

…« L’affaire est très simple. C’est la barque qui a coulé l’Alexandra.
Regardez cette barque le 8 décembre, un peu avant une heure après-midi. Elle est amarrée le long du chalutier, lequel, poursuivi par les obus de la batterie d’Avova, est en train d’emmener sa prise hors de portée. Jusqu’à présent, tout s’est bien passé. L’Alexandra a attendu pour amariner l’embarcation, que la brise l’ai dépalée assez loin de la côte, si bien que le tir ennemi a tout juste coupé l’antenne de la T.S.F., et éraflé légèrement la coque et la cheminée du chalutier sans blesser personne. Maintenant qu’on est en sureté, il ne reste plus qu’à hisser la barque pour la transporter à Castellorizo. Elle y sera la bienvenue, car elle est toute neuve et solide.
L’Alexandra stoppe. Doucet laisse sur la passerelle son second, le Fécampois Maillard, Maître de manœuvre, et descend sur le pont.
Dans la barque accostée à tribord ont sauté le gabier Daouloudet, le quartier-maître fusilier Moreau et le libanais Habib, munis d’élingues qu’il faut passer sous la quille de la prise, afin de pouvoir la hisser. Il faut d’abord alléger de trois grands couffins pleins d’orange de Jaffa, fruits magnifiques, aubaine pour tous les palais saturés de sel.
– Que personne n’y goûte, ordonne Doucet, penché au-dessus du bastingage ; elle sont peut-être empoisonnées.
Autour de lui se tiennent le second maître de Boissière et quatre hommes, la main sur les garants des palans.
– A la mer les paniers d’oranges, dit alors Doucet.
Dans la Barque, deux hommes saisissent le coufin de l’arrière et le soulèvent…
Une gerbe de feu…
Trois cent kilogrammes d’explosif, quatre cents peut-être… La barque a sauté.
Boucherie ! L’enseigne Doucet, le quartier maître Lolichon et les trois hommes de la barque sont émiéttés, réduit en pulpe, volatilisés »…

Cordialement, Philippe Phérivong

Bonjour à tous,
À la question de la publication de l'histoire, des documents, et photos des "PARIS-II" et "ALEXANDRA", il est vrai que l'encyclopédie GeneWiki apparaît comme une évidence... Toutefois c'est loin d'être simple... (tout au moins pour des gens comme moi --- sourire --- un peu trop ancien..) J'ai fait plusieurs essais de bio de marins célébres... Je n'ai toujours pas pigé, ...bref..

Je pense également peut-être au site NET MARINE, fort intéressant et tenu par des Officiers de la Marine Nationale...

http://www.netmarine.net

Cordialement Gilles JOGERST

**Aviso Paris II** et
**Aviso Alexandra**

Bonjour,

Retour sur les uniformes :

1/ me posant la question de l'origine du mot BACHI, j'ai feuilleté un Larousse ... de poche.
Pas de "bachi", mais celui de bachi-bouzouk y est mentionné ! Mille sabords ! Y a-t-il un lien entre les 2 mots ?

2/ la photo de Philippe Pherivong (transmise par mail sur notre liste de diffusion) de 9 rescapés du Paris II sur le cuirassé Jauréguiberry à Port Saïd montre des tenues vestimentaires peu orthodoxes ?

Serge Lecoustour, Philippe Pherivong ou alskandr pourraient-ils nous éclairer ?

Cordialement, Daniel et Marie Thérèse

**aviso Alexandra**

Photos et documents (suite)

J'ai créé la base avisoalexandra sur geneanet avec les 11 patronymes + épouses et mères indiqués dans le jugement déclaratif de décès de Toulon.

Le but est de pouvoir bénéficier des alertes automatiques de geneanet pour retrouver des descendants des familles présentes dans la base.

Mais aussi de relier cette base à un "album" ou "galerie" où seraient regroupés nos documents.
J'ai fait un essai, mais ne retrouve plus l'endroit où avoir placé ces documents !!

Gilles Jogerst, vous n'êtes pas le seul à avoir des problèmes de navigation ... en informatique !

Cordialement, Daniel et Marie Thérèse

Bonjour,
L'appellation règlementaire du couvre-chef du Matelot est "bonnet de marin": et "Bachi" est un terme d'argot de bord dérivé du mot bache (la pièce de tissu qui protège)...

Les rescapés du "PARIS-II" sont pour la plupart en tenue de travail. Certains ont probablement reçus des vêtements de rechange...

Bonne journée Gilles JOGERST

**aviso Alexandra**

Le point sur les contacts en cours :

Arthur Doucet/Alexandra : par l'intermédiaire de la mairie de Saint Vaast (Manche) un contact a été établi et nous sommes en attente d'un message.

Pierre (René) Louis Lollichon : une bouteille à la mer a été lancée sur les rivages de Moëlan sur mer (Finistère), sommes en attente du résultat.

Cordialement Daniel et Marie-Thérèse

Je n'ai pas encore lu toutes les participations sur ce blog. S'il n'y est pas, je vous signale le matelot de 3e classe sans spécialité Yves Marie Goarzin né au Conquet en 1897, matricule 1540 Le Conquet. Etat-Civil : matelot à bord du Paris 2, remorqueur de l'Etat, coulé par les Turcs dans la région d'Adalia. Le décès est inscrit à la date du 18 février 1918.
Le Paris 2 étant un patrouilleur auxiliaire, ancien chalutier du Havre réquisitionné etc...
JP C association "Aux Marins"
MPLF (site www.auxmarins.com

Message pour toutes les familles concernées par les tragédies Paris 2 et Alexandra :
Les photos des marins morts pour la France ont vocation à figurer au Mémorial national de la Pointe saint Mathieu. Leur histoire sera relatée sur le site www.auxmarins.com
Prière de demander l'envoi des dossiers à constituer soit par courriel assauxmarins@orange.fr soit au 02 98 38 07 79

Je voudrais signaler à monsieur Jogerst que : concernant l'association "Aux Marins" qui a en charge le cénotaphe de Saint-Mathieu (29) dédié aux marins "Morts Pour La France", les moyens de nous joindre : adresse postale Aux Marins , mairie de Plougonvelin 29217 Plougonvelin. Téléphone de l'association 02 98 38 07 79 (répondeur en cas d'absence), adresse mail : assauxmarins@orange.fr
site web www.auxmarins.com
JP Clochon, administrateur.

Suite à votre demande de recherche, j'ai entrepris de retrouver des descendants du marin LOLLICHON originaire de Moëlan sur mer.
Il avait un frère né le 20.10.1895 à Moëlan : LOLLICHON François qui est décédé le 07.05.1971 à Moëlan.
Je vais essayer de voir si des descendants de ce François sont encore en vie et je leur demanderai de vous contacter. Je vous transmettrai les copies d'extrait d'acte de naissance et si possible d'autres renseignement bientôt
Cordialement
michel2005

**Aviso Alexandra**

Contacts : un grand merci pour l'efficacité de nos interlocuteurs.

Gilbert Doucet à Saint Vaast nous a communiqué les coordonnées de Suzanne Thin, nièce de l'enseigne de vaisseau Arthur Doucet, commandant de l'Alexandra et qui nous rejoindra prochainement sur le blog.

La bouteille à la mer est tombée entre de bonnes mains à Moëlan sur Mer : un membre éminent du Cercle Généalogique du Finistère, merci à Michel pour sa célérité.

Un contact avait été établi aux AD du Var à Draguignan pour essayer de retrouver le jugement du tribunal de Toulon, et surtout les pièces annexes (rapport du juge Pellissier), qui sont à l'origine de la transcription, par l'état civil, des déclarations de décès des marins disparus de l'Alexandra. Malheureusement ces documents sont introuvables. Un grand merci aux AD du Var pour leur coopération.
Nous allons retenter notre chance avec le tribunal de Toulon.

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse

**Aviso Paris II** et
**Aviso Alexandra**

À l'association "Aux Marins" : dossier bien reçu et vous le retourne dans les meilleurs délais.

Nous encourageons les familles représentant les marins Le Véo, Phérivong, Daouloudet, Doucet et les prochains qui nous rejoindront, à contacter Aux Marins pour se faire envoyer le dossier du Mémorial de La Pointe Saint Mathieu.

Dans le cadre d'expositions ou de commémoration d'un évènement particulier, les documents concernants des survivants vous intéressent-ils ?

Amicalement, Daniel et Marie-Thérèse

**Aviso Paris II**

À Philippe Phérivong : Y avait-il 2 Castel sur le Paris II ?

Le livre de R. Gaudin de Villaine indique un Castel Allain, matelot gabier, dans la liste des disparus du Paris II, et un Castel, matelot chauffeur, dans la liste des survivants. (G. Jogerst du 2/10/07 à 8h30 + Ph. Phérivong du 10/10/07 à 19h13 + 14/10/07 à 11h52)
Il semble que les documents concordent puisque le jugement, le livre et la fiche du site "mémoire des hommes" indiquent un Castel Allain dans les disparus, le livre et le doc/médaille militaire de votre grand-père indiquent un Castel chauffeur secouru par Alfred Phérivong et recueilli par l'Alexandra.

Mais rien n'indique si Castel chauffeur a survécu à ses blessures.

On en revient à la nécessité de se procurer le rôle de l'équipage !

Auront nous prochainement un(e) volontaire pour aller à Vincennes ?

Amicalement, Daniel et Marie-Thérèse

A l'attention de "Daniel et Marie-Thérèse : oui les documents concernant les survivants des drames maritimes sont les bienvenus à l'association "Aux Marins".
D'autre part concernant le matelot Goarzin réputé mort dans la perte du Paris 2, et figurant au monument aux morts du Conquet. Je ne vois nulle part son nom sur vos différents rapports. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
JP C

A Monsieur CLOCHON,
Vous faites référence au Matelot de 2ème classe s.s. Yves Marie GOARZIN, qui serait dcd sur le "PARIS-II"... Or vous faites une confusion quant au bâtiment...
Ce Matelot a disparu sur le REMORQUEUR "PARIS" LE 6 FÉVRIER 1919 ET NON LE CHALUTIER "PARIS-II" LE 13 DÉCEMBRE 1917...

Cordialement Gilles JOGERST

A monsieur Jogerst, vous avez tout à fait raison l'acte d'Etat-Civil mentionne bien "remorqueur "Paris" dont on est sans nouvelles depuis le 6 février 1919" Je vous remercie d'avoir levé cette confusion. Je rectifie mes notes. à@ JP C

Bonjour, merci de me donner les spécifications techniques de l'Alexandra. Où il a été construit? Quelle année? Sa dimension .. Avez-vous pris des photos de Paris II ou Alexandra?

Merci beaucoup.
Cordialement,
Savas Karakas

Monsieur KARAKAS,
Les seules choses qui me sont connues sont bien minces et ne pouront vous servir... Ce patrouilleur auxiliare "ALEXANDRA", était un harenguier réquisitionné à BOULOGNE le 1er février 1915 (il avait été mis à flot en 1905), et affecté à cette date au groupe des chalutiers de la Méditerranée Occidentale.
Cordialement. Gilles JOGERST

J'ai trouvé ces informations sur le Web. Mais je suppose que l'Alexandra mentionnés ici, ce n'est pas le navire coulé.

http://www.gwpda.org/naval/alexpar....

Loss of French Trawlers Paris and Alexandra
There was Discussion on MARHST-L in July 2002 about these two French naval trawlers. In short, and using the information provided by Andreas von Mach:

Paris II

Built as PARIS by A.Normand, Le Havre
for Lobez, Poret & Cie., Boulogne (KNJQ)
Requistioned as PARIS II
Built 1913 with a sistership ASIE
551 grt/208nrt (1135t displacement) 164x27.6x15.4ft
Triple Expansion 3 Cyl 15 2/5",31 9/10"&40 1/10"-27"
By Caillard & Co, Havre 800ihp= 10,65kts

Sunk by Turkish batteries 13 December 1917, posthumously awarded the "Croix de Guerre".
Alexandra

Not a sister but ex British Trawler (ON 112465)
by Smith's Dock Company, Ltd. North Shields
Yard No. 734 launched 17 Feb 1904
182grt/34nrt 110.5x21.0x11.6 (depth) ft
Triple Expansion 3 Cyl 12",19"&32"-22 1/2"
400ihp (180lbs) by MacColl & Pollock, Ltd,
Wreath Quay Engineering Works, Sunderland
First owner J,Thomas, Milford (VSBJ)
1908 W.Purdy , N.Shields
by 1913 Purdy Stm Fishing Co.Ld(G.R.Purdy, Mgrs.)
North Shields

torpedoed March 8th, 1918.

Monsieur KARAKAS,
S'il semble bien que les caractéristiques données a/s le "PARIS-II" correspondent au bâtiment évoqué ci-dessus; encore que la Croix de Guerre n'a pas autant que je sache été décernée à titre posthume; mais pour des actes de guerre datés du 17 décembre 1915... Bref.
Je ne puis rien vous confirmer à propos de cet ex-chalutier anglais décrit.
Il n'existe aucun document au SHM de VINCENNES... Peut-être dans les archives de l'inscription maritime.

“ aviso Paris II ” et
“ aviso Alexandra ”
Bonjour à tous et… bonne année 2008

Je viens de faire traduire un document officiel…
Pour Gilles JOGERST entre autres, pouvez-vous m’éclairer ?

« Sa majesté l’altesse Pierre I.
Avec la bienveillance de Dieu et par la volonté du peuple du royaume Serbe,
moi, Alexandre, le dauphin du trône, je remets (FAOn°56124), en ce 1 juillet 1918
au « 2me Maître de Manœuvre, chef de Quart
(promu depuis Enseigne de Vaisseau) Pherivong Alfred 6342-H (Paris II) »
la médaille du mérite.
Et cela, nous le confirmons :
KN° 3496
Le 20 juillet 1926
A Belgrade
Chancelier de l’ordre Royale
Général. (signature)
Secrétaire du Chancelier de l’ordre Royale
(signature) »

Cordialement, Philippe Phérivong

Monsieur Philippe PHÉRIVONG,
Le blog arrivant à expiration dans quelques jours, je ne m'attendais pas à une nouvelle question...
J'imagine qu'il s'agit de
L'ordre National du Mérite Bulgare qui a été crée le 14 août 1891 par le Prince Ferdinand 1er. Cet Ordre quasiment "calqué" sur notre Légion d'Honneur comprend les grades de Chevalier; Officier; Commandeur de 2ème classe; de 1ère classe; Grand-Officier; Grand-Croix.
L'Ordre National du Mérite est décerné comme en FRANCE, à titre civil ou militaire.

Il existe des Ordres "purement serbes", même principe ou quasiment, l'Ordre de Miloch le Grand; l'Ordre de l'Aigle Blanc, l'Ordre de Takovo, l'Ordre de Saint-Sava...
Mais la traduction de votre document fait ressortir "Médaille du Mérite"...

Vous pouvez retrouver des photos du Mérite bulgare sur le site
http://perso.numericable.fr/semoeri... DECORATIONS_BULGARESS.htm

Cordialement. Gilles JOGERST

**Aviso Alexandra**
et **Aviso Paris II**

Suite aux infos de Savas Karakas, ci-après résultats d'une ballade avec moteur de recherche sur Lobez Poret & Cie.

Le site "Mémoires de pierre" sur sa page du monument aux morts de Boulogne (2 ou 3 derniers écrans) : http://pagesperso-orange.fr/memoire...
présente la liste des navires de Boulogne et Calais coulés au cours de la Grande Guerre [sources : la France du Nord, 29 janvier 1919].
"Vapeurs 1915 : ...
Alexandra, 275 tonneaux, Poret Lobez et Cie, Boulogne
Paris, 551 tonneaux, Poret Lobez et Cie ...
Au total, 12 voiliers jaugeant 1645 tonneaux, et 16 vapeurs jaugeant 6200 tonneaux, soit en tout 28 navires d’une jauge de 7845 tonneaux."

Le site "Les épaves du grizzly" :
http://epaves.grizzly.free.fr/Epave...
nous raconte l'histoire du chalutier à vapeur Rorqual qui présente des similitudes avec nos 2 bateaux : le Rorqual a appartenu à l'armement Poret Lobez & Cie et a été construit par les chantiers J T Eltringham de South Shields, machine compound triple expansion de 750 CH, réquisition en 1916, patrouilleur en méditerrannée.

De ces informations, on pourrait en déduire que celles du site www.gwpda.org semblent exactes. Le Paris II se serait appelé Le Paris (1 de +) avant sa réquisition, et que l'Alexandra aurait été construit en Angleterre.
Je vais essayer un contact avec les Affaires maritimes du Nord-Pas de Calais.
Les sigles (KNJQ) pour le Paris II et (VSBJ) pour l'Alexandra pourraient ils correspondre à leur indicatif radio (suggestion d'un contact marine marchande sur Boulogne-Calais) ?

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse

**Aviso Alexandra**

Un grand merci à michel2005 (son identifiant geneanet et son commentaire du 21/11/07 à 10:17) : ses démarches vont nous permettre d'entrer en relation avec un descendant, à Moëlan, de Pierre Lollichon, quartier-maître canonnier à bord de l'Alexandra et qui a été tué aux côtés du commandant Arthur Doucet par l'explosion de la mine.

Ces premières retrouvailles de l'année 2008 portent à 6 les familles du Paris II et de l'Alexandra qui se sont réunies sur ce blog.

Cordialement Daniel et Marie-Thérèse.

PS : une base Alexandra-Paris II a vu le jour sur geneanet, accès sur lien ci-dessous.

**aviso Paris II** et
**aviso Alexandra**

Oups ! rectifications :

1/ petite erreur sur adresse site "mémoires de pierre", il manque le l de html à la fin de l'adresse, en espérant que maintenant ça va marcher
http://pagesperso-orange.fr/memoire...

2/ Autre erreur dans commentaire du 25 octobre 2007 à 12h01 : Robert Le Véo est bien né le 27 octobre 1896 comme nous l'avait indiqué Nicole Lapierre.

D'autres photos sous-marines de l'épave du Paris II vont bientôt être mises en ligne sur la base avisoalexandra sur geneanet.
Lien ci-dessous en cliquant sur mimipinson85.

Cordialement Daniel et Marie-Thérèse

**aviso Paris II** et
**aviso Alexandra**

Suite de nos découvertes avec moteur de recherche sur "Lobez Poret & Cie".
Surprise !
Des sites de plongées sous-marines qui, tous, reprennent, en copier-coller, les infos du site www.gwpda communiquées par M. Savas Karakas le 14 décembre 2007.

Le site russe http://www.appexdiving.ru/InspectTe...
est amusant : les infos concernant le Paris II sont d'autant + visibles que le reste du site est écrit en cyrillique ... que nos navigateurs traduisent avec des ?????.
Sur ce site, des photos sous-marines qui ressemblent beaucoup à celles de Béatrice Martin.
On les retrouve sur la base avisoalexandra http://gw0.geneanet.org/index.php3?... avec indication des sources.

Le site http://menzi.punt.nl/?gr=674932 est écrit en hollandais ? Pas compris comment ça marche, invitation à la plongée en Turquie, à Kemer, mais pas trouvé la page sur le Paris II bien que ce site apparaisse sur Google avec Lobez Poret.

Le site http://www.balikadam.com.tr/BilgiDe... est écrit en turc ? en + des infos reprises de www.gwpda, on y parle aussi de Mustafa Ertugrul (cf doc de M. Gilles Jogerst). Les photos du Paris II présentes sur la page sont inaccessibles avec mon navigateur. Si l'un de nous a + de chance merci de nous en faire profiter.

Autres nouvelles :

Contact établi avec les Affaires maritimes de Boulogne, siège de l'armement Lobez Poret & Cie, propriétaire du Paris II et de l'Alexandra avant leur réquisition.

Contact établi avec la nièce de Pierre Louis Lollichon, originaire de Moëlan sur Mer, quartier-maître canonnier, tué aux côtés d'Arthur Doucet et de Sylvain Daouloudet par l'explosion de la mine ayant provoqué le naufrage de l'Alexandra.
Nous lui avons communiqué la photo de Sylvain Daouloudet et des 2 marins en attente d'identification.

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse

**aviso Paris II**

Précision sur le lieu de naissance du Paris II, trouvée sur le site www.netmarine : http://www.netmarine.net/g/dossiers...
et qui confirme les infos du site www.gwpda.org en nous donnant le nom complet du chantier au Havre :

"De 1871 à 1913, une période faste voit le jour pour les chantiers navals havrais ...
Les chantiers Augustin-Normand vivent leurs heures de gloire ..."

Quelques lignes au sujet d'Augustin Normand sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/August...
et également sur le site de la ville du Havre :
http://www.ville-lehavre.fr/delia-C...

Quelques lignes sur les archives du chantier Augustin Normand à l'adresse : http://daf.archivesdefrance.culture... ou encore http://daf.archivesdefrance.culture...

Il y a peut-être un trésor au Havre !! aux AD et à l’Espace maritime et portuaire des docks Vauban.

Cordialement, Daniel et Marie-Thérèse

PS : le site anglais www.gpda nous donne le nom de l'armateur Lobez, Poret ... bien entendu, en français, il faut lire dans l'ordre inverse : Poret, Lobez & Cie.

bonjour,
Mon grand père Pierre PICOL époux le Bourhis Marie Françoise Philomène est décédé à l'hôpital du Dey à Alger le 12/02/1912. Il a été enterré là bas mais j'ignore tout du cimetière, de l'emplacement.
il était quartier maitre de la marine nationale et occupait la fonction de chauffeur du commandant.
merci de me contacter,S.V.P. si vous pouvez m'aider.
Andree.

**Aviso Paris II** et
**Aviso Alexandra**

Suite à entretien tél. avec SHM à Vincennes, l'Alexandra n'apparait pas dans le contenu en ligne des archives de la Marine car ce contenu n'est pas complètement numérisé.

Déplacement à Vincennes obligatoire pour savoir si documents existent ou avoir la chance de tomber sur un interlocuteur (trice) sympa au tél. : pour l'Alexandra les infos sonr réunies sur un microfilm SSG72, pour le Paris II microfilms SSG62 et SSG59.

Coût des photocop. : 0,25 E. pour A4, gratuit pour photos numériques sauf si utilisation pour livres.

Pour le personnel, c'est + compliqué.
Matelots et sous-officiers = Toulon (CITRH)
Officiers : Vincennes.
Règle de confidentialité = 120 ans à partir de la date de naissance, dérogation pour la famille, mais dossier à constituer + délai.

Vous reparlerai des contacts et documents concernant le commandant Doucet et le quartier-Maître Lollichon suite à entretien tél. avec nièces de ces 2 marins.

Amicalement, Daniel et Marie-Thérèse

Arrière petit-fils de Paul Lobez, armateur (société Poret-Lobez et Cie) du Paris et de l'Alexandra, je viens d'envoyer deux photos de ces deux bateaux avant leur réquisition.

Alexandra avec 275 tonnes de poids doit être d'un autre ex-chalutier anglais. À mon avis d'information sur le gwpda n'est pas correct. S’il vous plaît vérifiez www.miramarshipindex.org.nz IDNo: 1869

Vous pouvez également faire des recherches sur www.aberdeenships.com pour que chalutier. Nous avons achevé notre documentaire et se feront un plaisir de vous envoyer une version sous-titrée anglais grâce Bea Martin.

**Aviso Alexandra**

M. Benoît Lobez nous a indiqué que l'Alexandra a été construit à Aberdeen, et que Poret Lobez & Cie a acheté ce bateau à l'armement Alexandre Pichon à Boulogne/Mer en 1914.

Donc ces infos se recoupent avec celles des sites cités par M. Savas Karakas : http://miramarshipindex.org.nz et http://aberdeenships.com
Notre Alexandra, construit par Duthie Thorry à Aberdeen, est celui indiqué sur ces 2 sites .

La photo de l'Alexandra battant pavillon Alexandre Pichon, communiquée par B. Lobez, est visible sur la fiche Alexandra de la base avisoalexandra http://gw0.geneanet.org/index.php3?...
Sur une 2ème photo, sur la fiche du Paris II, ce dernier arbore le pavillon de Poret Lobez & Cie, pavillon visible sur la fiche "Paul Lobez".

Nous attendons avec impatience les photos sous-marines de Béa Martin et Savas Karakas de l'Alexandra dont l'épave a été retrouvée récemment.

Amicalement, Daniel et Marie-Thérèse

bonjour a tous,
il est vrai que je n'interviens pas souvent sur ce blog, mais dimanche dernier eu lieu a Kemer une conference en rapport avec l'epave du Paris II, aussi il etait de mon devoir de vous faire un resume de cette conference, en remerciements de tout le travail de recherche que chacun de vous fait sur ce blog !
Conférence du dimanche 13 Avril 2008 - lieu Kemer , Turquie.

Sujet : Mustafa Ertugrul

Conférence organisée par le club des sports aquatiques de l’université Akdeniz d’Antalya.

Depuis 2 jours plus d’une centaine de jeunes étudiants participaient à la deuxième
Edition des journées subaquatiques, en plongeant sur l’épave du Paris II, et ce matin tous étaient réunis dans le Palais des Congrés de la municipalité de Kemer pour assister à l’exposition de photos et à la conférence sur le thème des épaves coulées par le Commandant Mustafa Ertugrul, dont les exploits sont relatés dans le livre de Mustafa Aydemir.
L’épave du Paris II, ainsi que celles des autres bateaux français, coulées le long de cette côte à la même période (guerre 14-18), sussitent depuis leurs découvertes beaucoup d’intérêt du côté turc car elles furent la cible et l’objectif militaire d’un seul et même homme; le commandant Mustafa Ertugrul.Ce commandant Turc resta inconnu de la population, jusqu'à trés récemment. En effet,ce n'est que 7 ans aprés sa première plongée sur l'épave du Paris II et sa minutieuse enquête, qu'au printemps 2002, Mustafa Aydemir, en feuilletant le livre du Dr Burhanettin Onat intitulé : Antalya , tomba sur un chapitre relatant les opérations militaires dans la région durant la première guerre mondiale, et découvrit ainsi le nom de l'officier qui avait coulé le Paris II.
Enfin la piéce manquante du puzzle était apparue !
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je fus l’une des premiéres a plonger sur l’ épave du Paris II lors de sa découverte en 1994, ne sachant pas encore que cette épave était française; puis aprés avoir enquêté j’ai pu réunir assez de documents pour pouvoir comprendre l’histoire tragique de cette épave. Etant épaulée du côté turc par mon ami plongeur et photographe Levent Konuk je pus enrichir mon dossier sur le Paris II, non seulement de documents militaires et de témoignages turcs mais également de prises de vues exceptionnelles de l’ épave.
Les années ont passées, et le hasard faisant trés souvent bien les choses ( ou alors, il n’y a pas de hasard,… !?) en Septembre dernier je faisais la connaissance de Mustafa Aydemir et de Savas Karakas. Mustafa (dont je connaissais le nom) avait depuis sa premiére plongée sur le Paris II (1995) fait la même enquête que moi et avait tout écrit dans un livre trés intéressant relatant les exploits de l'officier turc. Savas Karakas, plongeur spécialiste des épaves militaires et journaliste, faisait un reportage pour la télevision, sur le sujet. Nous fument présentés par un ami commun; en apprenant ma passion pour le Paris II, Mustafa et Savas explosèrent d’intéret et me demandèrent de participer au reportage.
Un évènement historique venait de nous rassembler et l’idée de joindre un témoignage turc et un témoignage français sur le sujet nous a semblé à tous les 3 quelque chose d’essentiel pour le devoir de mémoire.
En janvier 2008, le film de Savas Karakas “The hero of the depths” fut diffusé à la télevision turque et reçu un énorme succés tant pour son côté historique que pour la qualité du reportage.
Aussi ce matin, sachant que Mustafa Aydemir était à Kemer, je ne pouvais qu’aller le saluer et l’ écouter.
Le Palais des Congrés n’était pas seulement rempli de jeunes étudiants plongeurs, mais également de personalités locales :
- le gouverneur de Kemer, Seddar Yavuz
- le maire de Kemer, Hassan Seker
- le recteur de l’université d’Antalya , Prof.Dr. Mustafa Akaydin
- le professeur d‘archéologie, Nevzat Cevik
- le petit fils du Commandant Ertugrul, Orhan Iyiler, qui a fait le déplacement tout spécialement depuis l’Allemagne où il vit.
- Mustafa Aydemir, écrivain, historien,plongeur, collectionneur (il possède l’une des plus grande collection d’amphores au monde)
Ainsi que d’autres personnes du monde de la plongée dont je fais partie.
Je dois avouer que mon arrivée au Palais des Congrés a sussité quelques regards parmis les étudiants, n’étant, en effet, que la seule personne étrangère dans l'assistance !

L’audience : essentiellement composée de jeunes étudiants (filles et garçons) venus des quatre coins du pays, mis à part les 2 dizaines de personnalités qui viennent de faire leur entrée.
Le décor : affiche représentant Mustafa Kemal, plus connu sous le nom d’Ataturk (le père de la nation laique ) aux côtés du drapeau turc.
L’ambiance : tout le monde se lève pour 1 minute de silence et entonne l’hymne national. De 7 à 77 ans tout le monde est debout avec la même solenité, et chante avec beaucoup de respect, fierté et conviction.
Je suis touchée par ce moment qui montre combien ce peuple est fier d’être laique et fera tout pour le rester, face à cet Islamisme grandissant.

La conférence débute avec Hassan Seker, originaire de kemer et maire de la ville depuis une dizaine d’années, Hassan Bey a grandit en écoutant les paroles des anciens relatant les évènements de la guerre qui eurent lieu sur les plages fréquentées aujourd’hui par des milliers de touristes de toutes nationalités. Dans la mémoire collective on savait que des bateaux ennemis avaient été coulés mais où exactement ? Personne ne le savait. La population de l’époque étant tournée plus vers les terres côté montagne, ne s’intérressait guère aux plages (toutes ces terres, côté mer,étaient la dotte des filles ce qui a dailleurs fait leur forturne avec l’arrivée du tourisme !).C’est ce même tourisme, et plus particulièrement le tourisme aquatique, qui a réveillé les mémoires et a permis la découverte de la première épave. En hommage aux victoires militaries du Commandant Mustafa Ertugrul, une rue porte son nom aujourd'hui à kemer.

Puis c’est au tour du gouverneur de la ville, Seddar Yavuz, de prendre la parole. Il souhaite tout d’abord la bienvenue au petit fils de Mustafa Ertugrul, venu tout spécialement d’Allemagne où il réside depuis 36 ans. Son discours fort et engagé lance un appel à la jeune géneration ,pour que les batailles et les sacrifices des héros de la nation, Ataturk et Mustafa Ertugrul, ne soient pas oubliés. Que la jeunesse retrouve le respect de leur patrie afin de l’aimer, la protèger, et qu’elle garde son indépendance face à toutes tentatives d’impérialisme. Toujours en s’adressant à la jeune génèration, il leur rappelle que ce n’est qu’ avec de l’éducation que la liberté est possible. Ses mots furent longuement applaudis.

Le troisième intervenant fut le recteur de l'université Akdeniz, d'Antalya, Prof. Dr Mustafa Akaydin. Celui-ci fit remarquer que l'intêret porté à la mer et à toutes activités aquatiques était trés récent en Turquie. Puis il décrivit le côté artistique et humaniste de Mustafa Ertugrul. En effet ce dernier n'était pas seulement un extraordinaire tacticien militaire, mais aussi un homme d'art et de coeur. Peintre, il a peint à l'huile plusieurs toiles dont une représentant le Paris II en flamme dans la baie de Kemer. Ses croquis militaires sont également trés précis et d'un incroyable réalisme.
Le recteur aborde également le sujet de la laicité, et souligne que le travail de tous et de garder cette république laique par respect pour l'héroisme de Mustafa Ertugrul et Ataturk.
Puis Orhan Iyiler, petit-fils du commandant Turc monte sur scène, c'est la gorge serrée et les yeux remplis de larme qu'il remercie l'assemblée de l'honneur qui lui est fait. Il est trés ému par l'hommage rendu à son grand-père, il s'excuse d'avoir perdu la pratique de sa langue maternelle (il vit depuis 36 ans en Allemagne), et quitte l'estrade ovationé.
Mustafa Aydemir se lève; avec une grande prestence, beaucoup de classe et de charisme, il entame le récit de sa rencontre avec le Paris II et à travers lui, les accomplissements de Mustafa Ertugurl. De même que ce dernier en coulant le Paris II, n'a jamais imaginé un instant qu'il allait devenir un héro national, Mustafa Aydemir, n'imagina pas que cette épave allait l'emmener jusqu'à la publication de son livre et devenir ainsi le porte-parole de l'histoire ! (afin que les jeunes puissent connaitre une partie de leur histoire,il a offert 1000 copies de son ouvrage aux étudiants à travers la Turquie )
Il décrit sa première plongée sur le Paris II, avec pour fond d'écran des photos de l'épave, puis relate sa longue enquête et fait une description trés précise de la situation de la région d'Antalya pendant la première guerre mondiale , et plus particulièrement celle des troupes turques qui manquaient de tout. Il mentionne l'audace de l'officier Mustafa Ertugrul qui, au début de l'année 1917 fut le premier au monde a couler un porte-avion ennemi (Ben My Chree ), d'un seul coup de canon tiré depuis la terre.
Mustafa Aydemir expliqua combien la personalité de l'officier Ertugrul le toucha au fur et à mesure qu'il découvrait le détails des évênements de sa vie et carrière militaire. Un des faits qui le toucha plus spécialement fut celui où, le soir du 13 décembre 1917, après avoir coulé le navire Français, certains de ses survivants, épuisés, se résignèrent a nager vers les côtes turques afin d'éviter la noyade, (la peur au ventre car à cette époque les turcs étaient décris comme étant des barbares). Qu'elle ne fut pas leur surprise en arrivant sur la plage, voyant les soldats turcs se mettre à l'eau pour les secourir. Arrivés à terre, les blessés furent soignés, le commandant du Paris II, l'officier Rollin, et ses soldats, furent acceuillis par Mustafa Ertugrul comme des hommes et non comme des prisoniers militaires.
Encore une fois l'officier turc se distinguait par son hospitalité et humanité.
Et c'est pour honorer la mémoire de ce héro local, que Mustafa Aydemir annonce le projet d'un mémorial sur l'eau dans la baie de Kemer, où serait exposé photos et documents et où les descendants des soldats disparus pouraient se recceuillir
(beaucoup de familles des marins Français disparus sur le Paris II ou L'Alexandra pensent qu'ils ont péris dans le détroit des Dardanelles !).
Mr Aydemir explique que bien sur ce projet soulève beaucoup de réactions, mais il garde espoir.
Trés chaleureusement applaudis il cède sa place au Professeur d' archéologie, Nevzat Cevik qui fait un exposé sur l'influence maritime le long de la côte Lycienne (Antalya - Fethiye). Qu'elle surprise d'apprendre que les fonds marins, le long de cette côte sont jonchés de quelques 15 000 épaves dont la plus ancienne est celle du Uluburun, coulé à l'âge de bronze (14 BC), gisant par 50m de fond en face du petit port de Kas.
Puis, pour clôturer la conférence, une vidéo de la plongée sur le Paris II est diffusée; voyage dans l'histoire par - 30 métres, rythmé par le son de la respiration du cameraman.Au fond,les étudiants du club des sports aquatiques de l'université d'Antalya, déployent le drapeau de leur club à coté de l'épave, sous le regard impassibles des poissons, qui ont vu défiler des milliers de plongeurs depuis la découverte du Paris II.

En Octobre 2007 l'épave de l'Alexandra a, enfin, été localisée.

Et je vous promets de vous tenir informe des resultats !

Bonjour a tous,
Il ya une emission tv sur CNNTURK qui peut vous aidez
Il ya des video du Paris 2
le lien:
http://www.cnnturk.com/VIDEO/index....

Voila, Vive la turquie, et ces anciens combattants.
:-)

bonjour à tous et à toutes c'est avec beaucoup d'intérêts que j'ai lu l'histoire du naufrage de mon grand père GUILLOU JEAN MARIE sur le PARIS II ,matelot chauffeur à bord,né le 13 juillet 1895 dans la commune NEVEZ -sud FINISTERE

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