Recherchez vos ancêtres, découvrez l'origine de votre nom de famille, publiez votre arbre généalogique et partagez votre généalogie !
Tout savoir sur la généalogie
avec Jean-Louis BEAUCARNOT

L'inscription est entièrement gratuite...

     | Mon identifiant :
  Mot de passe :  
  Mot de passe oublié ?
GeneaNet : Communauté : Blog Généalogie Samedi 21 novembre 2009 | Fête de Saint Albert

Le Blog Généalogie - Toute l'actualité de la généalogie 


| Accueil |

Numérotation Beruck

L'un de nos lecteurs passionné de généalogie, a mis au point un nouveau système de numérotation généalogique. Le projet nous a semblé intéressant, voici son message et à vous de dire ce que vous en pensez !

La numérotation Beruck

Comme tout généalogiste, je me suis posé cette question : Comment numéroter chaque individu de ma généalogie ? En effet, si un logiciel trie toutes nos données pour nous, une fois que nous souhaitons les poser sur papier, cela devient vite un véritable capharnaüm si nous ne nous organisons pas. Je me suis donc mis à la recherche d’un système de numérotation  pratique , mais n’en ai trouvé aucun qui me convienne. Pour ne citer qu’elles, les numérotations de Sosa/Stradonitz et d’Aboville comportent moultes lacunes. D’autres tentent d’y remédier, mais montrent bien vite leurs limites. En effet, s’il est possible de classer correctement nos ascendants et leur descendance, il n’est pas aisé d’inclure dans notre classement les alliés et leur famille. J’ai alors créé un système tout à fait complet, permettant de reprendre l’entièreté des individus sur des fiches classées suivant une numérotation logique.

SOSA
La numérotation Beruck se base d’abord et avant tout sur celle inventée par l’ami des généalogistes, Jérôme de Sosa. Le personnage central sur lequel vous bâtirez votre classement se nomme le de cujus et portera le numéro 1. Les ascendants de celui-ci obéiront à la règle qui veut que le père d’un individu soit représenté par un nombre égal au double de celui que porte son enfant, la mère étant représentée par un nombre égal au double de celui que porte son enfant plus un.


 

 
NUMEROTATION
Jusque-là, rien d’innovant. Passons donc au cœur du problème : les descendants des ascendants du de cujus. Pour numéroter un tel individu, il suffit de rajouter l’initiale de son prénom à celui de ses parents qui est le plus proche de la numérotation de Sosa du de cujus. La numérotation se base donc sur la filiation directe : un enfant n’aura comme début de numérotation celle de son père que si celui-ci est descendant de la lignée principale.

SEXE
Les hommes sont représentés par une lettre majuscule, les femmes par une minuscule. Si le prénom est inconnu, l’initiale sera remplacée par le symbole mâle/femelle, suivant le cas.

ALLIES
Pour numéroter un allié (un compagnon/une compagne), qui n’est donc pas un descendant d’un ascendant du de cujus (sauf exception :voir IMPLEXES), il aura la numérotation de sa moitié suivit du symbole « & » et de son initiale. Les enfants issus d’une relation entre un allié et un individu extérieur à la famille auront la numérotation de l’allié suivit de leur initiale. L’individu non allié aura la numérotation de l’allié suivit du symbole « & » et de son initiale.


INITIALES
Le problème qui se pose est le cas fort courant de plusieurs membres du même sexe d’une fratrie (recomposée ou non) ayant les mêmes initiales. Il est alors donné arbitrairement à l’un des enfants problématiques le suffixe « 2 ». Il est évident que si nous avons X individus de même sexe aux mêmes initiales, nous rajouterons les nombres correspondants derrière l’initiale de chacun. Le « 1 » n’étant pas attribué, il y aura donc un de ces enfants qui ne comptera que son initiale. De même, si un individu a eu plusieurs conjoints et que ceux-ci ont les mêmes initiales, la règle du suffixe chiffré sera d’application.

 

PARRAINS/MARRAINES
Pour ce qui est des membres extérieurs à la famille, ils porteront la numérotation de leur filleul le plus âgé suivit d’un astérisque « * » et de leur initiale. Si un membre de la famille en parraine un autre, il ne sera pas représenté par cette numérotation.

 

 

IMPLEXES
Comme les individus issus de ce genre de situation peuvent avoir plusieurs numérotations, il faut donc respecter une priorité dans celles-ci. Il convient de prendre celle débutant avec le Sosa le plus petit. Si les différentes numérotations comportent le même , la lignée la plus directe (le moins de « & ») primera. S’il n’est toujours pas possible de les départager, la numérotation la plus courte sera de mise. Enfin, dans le cas d’individus issus de cousins germains dont les deux numérotations possibles sont les mêmes hormis la dernière lettre, celle du père l’emportera.

GENEALOGIE D’UN ALLIE
Pour remonter la généalogie d’un allié, ses ascendants seront soumis à une numérotation de Sosa. Ils se verront donc attribuer la numérotation de l’allié (devenu de cujus secondaire) suivie d’un tiret « - » et du numéro Sosa correspondant. Toutes les règles citées jusqu’ici s’appliqueront, en n’oubliant pas que tout individu issu de la branche principale reste prioritaire. Remarque : Il existe un cas particulier où deux frères/cousins s’unissent à deux sœurs/cousines et où aucune des priorités de numérotation précitées ne permet de déterminer de de cujus secondaire. Il sera donc laissé au soin du généalogiste de le choisir sur base d’autres critères ou arbitrairement.

 


PRIORITE DE CLASSEMENT
Il est fortement conseillé d’écrire chaque individu sur une fiche individuelle afin d permettre l’insertion de nouveaux individus dans le futur. Ainsi, pour avoir une facilité de lecture de vos données, il faut donner une priorité entre les différents types de caractères afin de classer efficacement ses fiches. Je préconise celle-ci : nombre > lettre > mâle/femelle > & > - > *


La numérotation que je propose n’est pas plus compliquée qu’une autre et a l’avantage d’être tout à fait complète. Le seul inconvénient est celui inhérent à la numérotation de Sosa : elle doit être entièrement revue si l’on change de de cujus. Je pense avoir envisagé tous les cas de figure possibles, mais nul n’est parfait. Dites moi ce que vous en pensez.

Généalogiquement,

Christophe Beruck

christophe.chokotoff(arobase)gmail.com

http://beruckcarpentier.forumfamille.com/Methodologie-c2/Numerotation-Beruck-f3.htm

Publicité

Cher monsieur Beruck, Pourriez-vous m'expliquer à quoi ça sert de numéroter les ancêtres ? Depuis le temps que je fais de la généalogie, je n'ai jamais compris...

Pas mal et très complet. J'utilise déjà une numérotation qui y ressemble dans le sens que ma soeur qui est l'aînée porte dans la généalogie de mes petits-enfants le n° 12.A tandis que son mari porte le n° 12.a Ses enfants sont 12.A.1 et 12.A.2 Le deuxième mari du 12.A.2 porte le n° 12.a.2 2 et le parrain ou la marraine le 12.a.2 2.* Tandis que les parents des différents maris portent les n° 12.a.2 1.+ et 12.a.2 2.+ La majuscule n'est utilisée que pour les cousins de même sang. Qui suis-je ?? Le 6

Monsieur Beruck, je vais abonder dans le sens de "Gondremarck". Je ne saisis pas bien non plus la nécessité d'une telle numérotation, que je trouve d'ailleurs complexe. Autant je pense avoir besoin de la numérotation Sosa pour "situer" mes ancêtres dans le temps et les retrouver rapidement dans mon logiciel de généalogie, autant il me suffit d'utiliser les fonctions de recherche pour retrouver Untel ou Unetelle dans mon fichier. Je n'ai nul besoin de me compliquer la vie... Et vous faites vous-même remarquer qu'il faut tout recommencer si on change de de cujus. Peut-être quelque chose m'a-t'il échappé ? Merci de nous éclairer sur l'utilité réelle d'une nouvelle numérotation.

Avantages significatifs par rapport à d’autres classement : L’alternance des caractères : Une numérotation d’Aboville devient, au bout d’un certain moment, très difficile à lire au bout de plusieurs générations. Par exemple, une succession de 1 importante fini par nous embrouiller quand nous souhaitons retranscrire ou simplement suivre une numérotation. De même pour une suite de lettres attribuées par fratrie (a pour le 1er, b le second…) Les dates : Souvent manquantes dans nos données, elles sont inutiles pour le classement. Une numérotation basée par exemple sur le registre national belge (la date de naissance AAAAMMJJ suivit de cinq chiffre) est irréalisable si nous ne les possédons pas. De même pour classer une fratrie par des lettres (a,b , c…) suivant l’ordre de naissance. Les liens entre individus : Les fiches que vous créerez pour chacun des individus de votre base de donnée ne seront pas mises dans votre classeur par hasard. Vous trouverez de part et d’autre d’une fiche les individus qui lui sont le plus proche. Aussi, un simple coup d’œil à la numérotation attribuée vous permet d’établir les liens entre n’importe qui et votre individu central (le de cujus, la plus part du temps vous ou un de vos descendants). La globalité : La numérotation Beruck vous permet d’attribuer une référence à tous les individus de votre base de données ce qui, à ma connaissance, n’est possible avec aucun autre système existant. Bien à vous, Christophe Beruck

Comme je l’ai écrit dans mon message original, une telle numérotation sert uniquement à se repérer si l’on transpose sa généalogie sur papier et n’a bien évidemment aucune utilité si l’on utilise uniquement un logiciel. Pour ma part, je suis un grand amateur d’informatique, mais je me suis dernièrement fait la réflexion suivante : une base de donnée peut s’effacer à tout moment, un CD-rom a une durée de vie, un serveur peut se planter… Je ne suis pas sûr et certain que mes données informatiques passeront le temps, alors que couchée sur le papier, mon travail a plus de chance d’y parvenir. C’est pourquoi j’ai mes données sur ordinateur (qui vient justement de se planter ce dimanche après-midi) et sur papier. Sur ordinateur, il n’y a rien à faire sinon que de laisser notre logiciel se charger du tri pour nous. Sur papier, il est utile d’avoir des repères. Trier ses fiches par ordre alphabétique ? Je ne sais pas pour vous, mais dans certaines familles, il existe de nombreuses personnes portant les mêmes noms et prénoms. De plus, si vous avez une base comme la mienne contenant plus de 2500 individus, faire des renvois d’une page à l’autre pour essayer de trouver le lien entre vous et un individu devient vite plus laborieux que de bien avoir fait son classement, ce que ma numérotation propose car un simple coup d’œil vous permet de dessiner illico presto les liens qui vous relie à lui. De même, il vous permet dans votre classement de rajouter des individus que vous auriez découvert par la suite sans tout bouleverser et de placer de part et d'autre de la fiche d'un individu d'autres qui s'y rapportent directement. Poser et numéroter sa généalogie sur papier vous permets d’être plus organisé et de créer un document qui traversera les âges… Bien à vous, Christophe Beruck

les HOMMES en MAJUSCULES , les femmes en minuscules . Vous prenez bien des risques !! :-)

Réponse à M Texier: Oui, je sais :-) Ca me rappelle que j'ai omis de préciser clairement que si des enfants sont issus de parents tous deux numérotés grâce à un Sosa, ce sera le code du père qui leur servira de base. Cela dit, mesdames, rien ne vous empêche de faire le contraire... Sur ce, je vais de ce pas me faire sermoner par ma compagne ;-)

Bonjour, je trouve ce système beaucoup plus compliqué que SOSA. Mais la réflexion sur la numérotation des collatéraux intéressante, car je me suis aussi posée la question et pour le moment je n'ai rien trouvé qui me convienne. Bonne chance

Bonjour! @Steph: Il est normal que la numérotation que je propose soit plus compliquée que la SOSA étant donné que celle-ci ne représente qu'une partie de la mienne car elle n'est axée que sur l'ascendance. @Marie BARDET: Merci pour votre commentaire. Après sa lecture, j'ai donc été rechercher les travaux de Pierre CALLERY pour voir ce que vous avanciez. La numérotation CALLERY est une numérotation ascendante basée sur la lignée patronymique (cfr http://www.moreau-christian.com.fr/lexique_genealogique.htm ) Je n'y vois aucune ressemblance, de près ou de loin avec la mienne(contrairement aux numérotations Sosa ou d'Aboville qui présentent quelques similitudes). Mais peut-être existe-t-il une autre numérotation établie par monsieur CALLERY à laquelle je n'ai pas accès. Si c'est le cas, veuillez me faire parvenir le fruit de ses recherches. Merci beaucoup. Cela dit, au vu de quelques réactions, je tiens à préciser que la numérotation Beruck est moins compliquée qu'elle n'y parraît au premier abord. La preuve en est que si vous prenez le temps de vous exercer sur une partie de votre arbre, la technique vient après quelques individus numérotés. Le seul cas plus complexe qu'un autre est celui de l'implexe, pour lequel je recommande de dessiner sommairement un arbre afin de bien visualiser comment numéroter l'individu problématique. Merci à tous pour vos réactions, passez une bonne journée!

Le temps que j'écrive le précédent message que deux nouveaux commentaires sont publiés :-) Au fait, merci les modos, vous faites du bon travail! Merci beaucoup tous deux pour ces encouragement, ça fait plaisir! @Claude: Merci aussi pour cette explication de l'interrêt du papier. Outre le fond, la forme m'a beaucoup plus: même si j'ai moi-même perdu plusieurs fois mes données, je n'aurais pas pu expliquer aussi bien que vous cette notion indispensable. :-D J'en profite pour rappeler que pour ceux qui souhaitent laisser plus qu'un commentaire, avoir un échange d'idées, une discussion, le forum sur le sujet est disponible à l'adresse suivante: http://beruckcarpentier.forumfamille.com/Methodologie-c2/Numerotation-Beruck-f3.htm Cela évitera d'engorger le super blog que nous proposent les gentils modos de généanet :-) Bonne journée!

Bonjour, cette numérotation de l'ensemble des ancêtres et collatéraux ressemble à celle que créa en son temps le regretté Pierre CALLERY dans les années 1975-1980. Comme quoi, je pense qu'au niveau de la numérotation, même si cela reste un exercice intellectuel intéressant, il n'y a plus guère place pour l'innovation d'autant que l"informatique vient révolutionner tout cela ! Bonne journée

D'accord ou pas : Je m'extasie sur cette volonté de recherche. Continuez vous êtes dans la bonne voie....... d'un vieux papie heureux de constater que dans les temps actuels nous en avons qui ont envie de CHERCHER plutôt que d'attendre. Merci

Bonjour, J'utilise depuis longtemps un système un peu comparable, mais au lieu d'utiliser des lettres j'utilise des chiffres. exemple: le père du n° 16 est le numéro 32. Les enfants de 32 seront donc dans leur ordre de naissance: 32.1 ; 32.2 ; 32.3 etc. Leurs enfants seront notés ainsi : Les enfants de 32.1 seront : 32.1.1 ; 32.1.2 ; 32.1.3 etc. Ainsi, si 16 est un deuxième enfant il porte en même temps le n° 16 et le n° 32.2 ; je le note ainsi dans mes fiches avec un renvoi. A la fiche 32.2 (-voir n° 16) cela fait beaucoup de chiffres mais je m'y retrouve très bien avec des fiches papier classées par ordre numérique. et ceci depuis près de 20 ans. rien n'empêche ensuite d'y ajouter les alliés en utilisant votre système. Pour ce qui est de ceux qui doutent de l'utilité des fiches papier (et leur classement), je leur dis : "C'EST INDISPENSABLE !!! " sous peine de voir tôt ou tard disparaître tout votre travail. L'informatique c'est génial ; mais les machines et les logiciels évoluent à une vitesse folle. J'ai déjà perdu DEUX FOIS toutes mes données informatiques. Imaginez-vous aujourdh'ui avec toutes vos archives sur disquette souple !! qu'en feriez-vous ? Je garde les miennes précieusement mais elles relèvent plus aujourdh'ui de la saint relique que de l'archive. Chaque fois que je les vois elles sont comme un doigt pointé qui me dit "As tu bien tout noté sur tes fiches ?" La deuxième fois après un changement d'ordinateur (Au bout de un à deux ans ils prennent tous un coup de vieux ; au bout de Cinq ans ils sont obsolètes) J'ai voulu réinstaller mon bon vieux logiciel de généalogie. Impossible... j'ai voulu racheter le même puisqu'il me convenait parfaitement mais il n'était plus édité. j'ai donc acheté un nouveau logiciel et j'ai voulu récupérer mes archives soigneusement stockées sur disquettes à un format parfaitement reconnu (Gedcom). Aucun logiciel n'a pu lire ces disquettes, impossible de savoir pourquoi. tout était perdu, point final.J'ai été bien heureux de pouvoir ressortir mes vieux classeurs et leurs fiches et ressaisir n° après n° les 1600 personnes accrochées aux branches de mon arbre. Entre l'usure rapide des machines et les inévitables virus il faut savoir que malgré toutes vos précautions vous perdrez toujours un peu (voire beaucoup) de vos travaux informatiques. C'est comme lors d'un déménagement, même avec la meilleure organisation et les meilleurs déménageurs il y aura toujours un peu de casse ; sans parler de ce qui disparait comme par "magie" et que l'on ne retrouve jamais... (j'ai encore plus d'expérience en matière de déménagements qu'en matière de généalogie ! ) Mais soyons positifs, avec les nouvelles techniques de stockage de données et avec des sites comme généanet ou l'on peut archiver son arbre on peut espérer éviter ces "petits désagréments" Mais... Une anecdote en passant : toutes les données des missions "Appolo" sur la lune avaient été stockées à l'époque sur ce qui se faisait de mieux : des bandes magnétiques! Des milliards d'infos qu'aucune machine n'est aujourd'hui capable de lire (celles de l'époque sont à la casse depuis longtemps). toutes les données et recherches qui n'avaient pas été exploitées à l'époque (soit environ 75 % des données) sont aujourdh'ui totalement perdues... Alors moi je prends bien soin de tous noter sur mes bonnes vieilles fiches papier... Tant que mes descendants sauront lire ..... Cordialement Claude

Récent généalogiste je n'ai pas encore d'opinion bien arrêtée sur les différents modes de numérotation. Par contre, pratiquant l'informatique depuis plus de vingt ans, je suis tout à fait d'accord sur la nécessité de conserver les données sous forme papier. Les écrits restent, alors que les 0 et les 1 risquent de se volatiliser à tout moment. Cordialement Bernard

Bonjour, et bienvenue dans le monde des chercheurs (trouveurs?) de solution :-) Je me suis moi aussi frotté au problème d'un codage des cousins et autres collatéraux. Pour répondre à ceux qui n'en comprennent pas l'utilité, ma motivation première était un classement de tout ce qu'un logiciel de généalogie ne classe pas... essentiellement les sources papier: lettres cartes postales, photos, faire-part, missels, médailles, bijoux et autres souvenirs. D'après mes maigres connaissances dans le domaine, je n'ai jamais trouvé de logiciel me disant comment classer le menu de noce du second mariage de l'époux de feue mon arrière-grand-tante... :-) Mais si quelqu'un a trouvé ce bijou, qu'il me fasse signe. Je me suis donc penché sur le problème. Cette tentative me permet d'émettre une critique: j'ai évité de faire usage de lettres mnémotechniques pour les prénoms, trop changeant selon les actes ou les familles: j'ai un cas où (presque) tous les fils s'appellent Pierre et les filles Marie et cela sur 2 ou 3 générations dans le même village. Pour les différencier il était fait usage des prénoms suivants, voire de prénoms usuels non officiels. Alors plutôt que de collectionner les P1,P2,P3,... ,je n'ai conservé que la numérotation attribuée de manière purement chronologique (entendez la chronologie de mes découvertes). D'autant que bien souvent l'acte de décès d'Antoine m'amenait à découvrir qu'à sa naissance il s'appelait Pierre Antoine, tout comme son père et son cousin germain, né la même année... Et donc, il me fallait ou revoir le codage ou accepter qu'il soit "faux". J'ai préféré l'arbitraire numérique. J'ai également utilisé le signe "-" suivi de la numérotation Sosa quand il s'agissait de remonter l'ascendance d'une personne. Par contre j'ai utilisé l'alphabet pour les époux(ses)(a pour le premier, b pour le second, ...) sans usage d'un signe particulier (& chez vous), puisqu'un enfant suppose une union. En pratique cela donne pour l'arrière-petit-cousin par alliance de l'épouse de mon arrière-grand-oncle 18a.2a-6ba.1a-30a.1a.1a.1a.1 soit 18a.2a = l'épouse de mon arrière-grand-oncle; a -> première épouse; 2a -> second enfant du premier mariage de 18, l'arrière-arrière-grand-père -6ba = le premier époux de la seconde épouse du grand-père maternel de la précédente .1a = la bru du précédent 30a.1a.1a.1a.1 = l'arrière-petit-cousin de la précédente (-30 je remonte de 4 générations que je redescends par la suite, à chaque fois premier enfant d'un premier lit) Avantage de mon système qui ne fait pas usage des prénoms: il est toujours possible de refaire l'arbre de la relation. Ce qui ne me semble pas le cas avec votre système, puisque dans votre second exemple (descendance de sosa 72), il n'est pas évident de déduire que y est issue d'un premier (ou second???) mariage de W avec b2. Par contre, je trouve intéressant votre idée de repérer les parrains et marraines. Pour ma part, vus les documents à traiter, sortant du cadre généalogique pur, j'avais songé à adopter un codage étendu également pour les amis et connaissances, terminant le code de la personne de référence par une lettre mnémotechnique: p, m, a, c. Mais en définitive, je ne l'ai pas appliqué. Comme quoi chacun trouve sa solution quand un problème précis se présente.

@Pierre PUFFET: Je suis content de voir que je ne suis pas le seul fou à m'être attelé à ce genre de recherche qui passe par dessus la tête de la plupart des gens de mon entourage :-) Pour les faiblesses soulevées, je répondrai ceci: Je dois avouer que je n'avais pas pensé au prénom qui pouvait différer au long de la poursuite des recherches. Maintenant que vous m'y faites penser, j'ai failli avoir ce probème, mais il n'a eu aucune influence sur mon classement car... cela s'est passé avant que je ne l'invente (et en plus, la personne en question étant un ancêtre direct, il porte un numéro SOSA) :-D En effet, de mémoire de famille, mon arrière-arrière-arrière-grand-père se nommait Prosper, alors que plus tard, l'Etat-Civil m'apprit qu'il se nommait Messaoud. Je comprend donc votre remarque. Cela dit, votre méthode contient le même genre de faiblesse, à savoir qu'un enfant que l'on croyait d'une première couche peut se réveler d'une autre, voire même être un cousin plutôt qu'un frère (ça m'est arrivé)... Quand nos données sont erronées ou incomplètes, notre classement est faussé quel que soit le degré de perfection de celui-ci. (dès lors: vive l'arbitraire :o) Quant au fait que mon classement ne permet pas de savoir si il s'agit d'une première ou Xième couche, il me semble avoir répondu, tout du moins implicitement si il en est, que ma numérotation favorisait le lignage le plus direct possible avec le de cujus. Il élimine donc tout personnage superflu à la numérotation (il suffit de savoir que c'est l'enfant du mari d'une descendante avec une personne extérieure à la famille, pas qu'il ai couché avant ou après être avec elle). De même, si nous voulions appliquer cette notion de couches, il nous faut des éléments chronologiques qui, malheureusement, sont bien souvent manquant (ce qui est d'ailleurs la raison de l'absence de ce critère dans ma numérotation). Cette précision, si nous la possédons, ce doit à mon sens être indiquée sur la fiche de l'individu plutôt que dans sa numérotation. Finalement, le choix de lettres plutôt que de nombres est un choix délibéré: une suite de caractères alphabétiques attachée uniquement à l'ancêtre le plus direct (en ommettant donc délibérement la référence au deuxième parent, souvent extérieur à la famille, dans la numérotation de l'enfant) me parle plus qu'une série de nombres se ressemblant à n'en plus finir lorsque l'on est face à un individu issus d'une longue lignée de premiers nés d'une première couche. En tous cas, merci pour ces critiques constructives, je reste à votre disposition pour débattre plus avant avec vous, sur celles-ci ou d'autres. Bien à vous, Christophe Beruck

M. Beruck, pourriez vous nous dire combien vous avez de fiches à ce jour, et quel est votre sosa le plus élevé. Mes valeurs personnelles sont 30000 et 540000, et je cherche désespérément comment les classer. J'étudie donc votre système.

Je compte dans mes données 2540 individus. Le plus ancien est né vers 1775 et porte le numéro 1296, soit 11 générations. Cela dit, je ne vois pas trop en quoi cela puisse vous aider, mis à part de vous montrer que je ne me suis pas exercé sur une cinquantaine d'individus :-) En tous cas, félicitations à vous pour être remonté jusqu'à la 16ème génération! PS: tiens, ça me fait penser que j'ai des Lefebvre par alliance dans ma base :-)

Bonjour, Et non justement Pierre Callery s'est appliqué aussi à numéroter les collatéraux, c'est même la base de son système et c'est pour cela qu'il l'a inventé, sauf que lui, a utilisé les caractères grecs entre autre. Mais tout cela est bien ancien... donc je pense que cela a aussi quelque chose à voir...j Bonne journée

Cette numérotation me semble une bonne méthode, dont les inconvénients sont minimes par rapport aux difficultés rencontrées. Elle me plait car elle permet de cerner le degré de rattachement à l'arborescence des sosa : en effet c'est souvent un problème que de déterminer "le sosa le plus proche" d'un individu dans une généalogie. J'essaye de limiter les alliés et cousins à deux "liens" dans ma généalogie, sauf personnage exceptionnel, et je refuse d'aller systématiquement plus loin, qui pour moi serait de la performance ludique plus que généalogique.

bonne idée mais compliquée pour des amateurs débutant ;
Au fait que fait-on pour les divorces sans enfants et sans remariage?

Monsieur,

depuis 1984, j'ai étudié un bon moment ce problème et je trouve que votre système me paraît être le meilleur. (Parmi les centaines de systèmes similaires au vôtre, j'ai regardé de près une vingtaine, mais aucun n'atteint la perfection du vôtre, à mon avis.)
Pour toutes celles et tous ceux désirant progresser dans ce sens je leur proposerais votre système.
Moi par contre, j'ai laissé tomber...
Pour le papier, eh bien, aucune difficulté de bien classer des millions, voire des milliards d'individus (et même plus) suivant des critères illimités.
Ainsi suffit-il, de donner à chaque fiche des données d'un individu un numéro (comme on l'a fait heureusement pourl'unicode !) et ce numéro accompagne les données de cette personne partout où c'est souhaité (mariages, décès, métiers, traits caractéristiques etc...) ;-))
Et pour l'ordi, c'est encoreplus aisé ! ;-)) J'ai vu le programme d'un ingénieur qui avait mis au point son propre programme et il ne l'a pas publié nulle part ! Il a dressé une "one name"-généalogie à l'échelle mondiale. Je tiens à ne pas donner le nom, mais c'est l'un de ceux les plus répandus (fr. p. ex. Dupont, Martin, all. Müller, Schulz). Il a des millions de fiches (format A7) et les mêmes données dans son progiciel ! Et tout ça au seul moyen d'un numéro d'ordre (courant).
Vous saurez sûrement qu'il y a même des tentatives d'appliquer ce même principe pour TOUS les individus de l'humanité dans sa totalité ! Elle n'a pourtant pas son centre ni au "silicon valley" ni à une trentaine de kilomètres de Salt Lake City.
Merci encore. L'étude de votre système a été très intéressante.
A un moment donné j'avais pensé au fameux Docteur Zamenof et son ESPERANTO ! Hélas ! ;-((
Mais je vous souhaite d'autres succès fracassants pour toutes vos activités ultérieures. ;-))

@tous: merci pour vos remarques et vos encouragement

@Jean-Gabriel: Le système évoque les compagnons, pas les mariages. Si il vous plait de reprendre dans votre base les compagnons et compagnes sans pour autant qu'il y ait eu mariage ou enfant, simplement le fait que les individus impliqués étaient concubins, couple adultérin ou simplement "petits amis" (sait on jamais que l'envie me prenne d'inclure Annie Cordy dans ma base par exemple car mon grand-oncle est sorti avec à une époque :-), marquer leur liaison se fera par l'adjonction du & suivit de l'initiale du compagnon / de la compagne.

@Garling: un grand merci ad personnalis pour vos compliments. La création d'un système pouvant reprendre toute l'humanité est bien sûr possible, mais extrêmement longue et il faudrait évidement, dans un premier temps tout du moins, adresser un code impersonnel sans autre logique que d'être une suite de caractères codant pour un individu et un seul. Un tel code est utile, infini et infaillible, mais ne relie pas les individus entre eux directement: il faut donc pour que le lien se crée faire des renvois de la fiche de chaque individu vers les autres auxquels il est relié. Une fois qu'un tel système aura été mis en place, un programme annexe permettrait de renommer l'ensemble de l'arbre à partir d'un de cujus choisi suivant le gré de l'utilisateur avec un autre système de numérotation, comme le mien par exemple. Mais cela est une entreprise titanesque et en perpétuel changement, étant donné les découvertes progressives dans les différentes généalogies. Qui plus est, imaginez un peu la taille et la puissance que devrait posséder un tel ordinateur pour pouvoir traiter et réorganiser une telle quantité d'information! A mon avis, on se contentera de la numérotation impersonnelle, ce sera déjà ça ;-)

Bien à vous,
Christophe BERUCK

bonsoir,

je lis tous ces messages.
pour moi débutante, je voudrais savoir pourquoi vous n'employez pas le même début de n°pour tous les enfants d'un même mariage : en reprenant votre exemple :
le père du 8 est le 16; il a eu d'autres enfants : pourquoi ne pas les numéroter avec 8*1, 8*2.....par exemple.
passer au 16a pour la soeur du 8 me trouble un peu alors que nous sommes dans une même génération.

Sinon, le papier m'est indispensable et c'est pourquoi je cherche des n°

merci de votre réponnse et vos reflexions

Chère Danie,

Je viens de lire à l'instant votre message et vous répond donc avec, je le regrette, beaucoup de retard.

Le fait de numéroter par l'ascendant permet justement de retrouver l'ancêtre commun au de cujus et à l'individu mentionné. De même, si cette logique n'était pas respectée, comment feriez vous pour numéroter les cousins? Si "a" avait un fils, vous l'auriez nommé "8*aB", donc vous utiliseriez deux logiques qui est celle de se baser sur ceux de la même génération puis de faire la descendance ("B" est le fils de "a" qui est la soeur de "8"), au lieu de faire "16aB" qui n'utilise que la logique de filiation ("B" est le fils de "a" qui est la fille de "16", et donc ipso facto le neveux de 8)

Les identifiants "8 et 16a" nous renseignent sur ce qu'ils sont frère et soeur car ils ont en commun "16". "8" découle obligatoirement de "16 et 17". "16a", par convention (afin de raccourcir la numérotation en ne mettant que partant du père si celui-ci est connu au lieu de doubler celle-ci en indiquant le père et la mère), est la fille de "16" mais n'a peut-être pas la même mère, il faudra donc se référer à la fiche elle-même pour le savoir. De même, si "a" avait été la demi-soeur de 8 du côté de sa mère, alors elle se serait nommée "17a" qui indique de façon claire qu'elle n'est pas la fille de "16" mais uniquement de "17" et d'un autre homme.

Je reste à votre disposition pour tout approfondissement ultérieur,

Christophe BERUCK

Bonjour monsieur Beruck,

J'ai découvert récemment votre système de numérotation alors que je ne m'étais jamais beaucoup intéressé aux numéros "Sosa", "d'Aboville" et autres.
J'ai d'emblée été séduit par l'idée de numéroter l'ensemble des personnes de ce que j'appelle un réseau généalogique.
Je ne fais pas usage de fiches papier, mais situer les individus les uns par rapport aux autres me paraît utile dans un "réseau" un peu étendu (chez moi je compte quelque 2.350 personnes liées entre elles).
Je me suis donc lancé dans la programmation de votre méthode dans mon application personnelle de généalogie (je n'utilise pas de produit commerciaux ou publics).

A cette occasion, je me suis très rapidement rendu compte que certaines adaptations du système pouvaient le rendre encore plus attrayant (de mon point de vue en tous cas).

Il m’est apparu tout d’abord, que le recours à la numérotation de « Sosa » pour les ascendants, si elle rend hommage à un précurseur et est très compacte, est singulièrement pauvre en information – tout le monde a exactement la même série de Sosa alors que si mon père s’appelle Jean et sa mère Emma, la séquence « Gje » me parle beaucoup plus que « 5 ».
J’ai donc pensé à adopter pour les ascendants la même stratégie que pour les descendants en alignant leurs initiales à partir du « de cujus ».

Ensuite, je me suis rendu compte que les signes « & » et « - » pour signaler une alliance et le début d’une généalogie « alliée » pouvaient être avantageusement remplacés par une simple indication des séquences ascendantes et descendantes. J’ai choisi placer les séquences ascendantes entre parenthèses et de laisser les séquences descendantes à l’extérieur des parenthèses.

J’ai enfin dû adapter quelque peu les règles de résolution des implexes.

Si je reprends l’un de vos exemples, l’individu « 62fGc&DmN&p-3&woq » sera numéroté chez moi « (Gmor)fGc(D)mN(pj)A(w)oq » (j’ai dû suppléer des initiales pour représenter le « Sosa » 62 de votre schéma).
Vous constaterez que le numéro commence toujours par une ouverture de parenthèse suivi de l’initiale du « de cujus ».

A quoi bon proposer un autre système si le vôtre est bon ?
On peut se poser la question en effet, mais voici quelques arguments :
* En premier lieu, cette nouvelle numérotation est réversible (c’est à dire que si on connaît le numéro d’une personne B à partir du « de cujus » A, on peut calculer le numéro de la personne A à partir du « de cujus » B). Cette question revient à répondre à un lointain cousin B qui dit : « dans ma généalogie toi A, tu portes le numéro XXX. », donc dans ma généalogie ce cousin doit porter le numéro YYY. Il suffit, en effet de la lire de droite à gauche en tenant compte du fait que les personnes au sommet d’une séquence ascendante sont aussi au début d’une séquence descendante et inversément ;
* La lisibilité me paraît meilleure parce que les seuls signes spéciaux utilisés sont des parenthèses et que leur appariement rythme le numéro ;
* La structure de ce numéro permet de reconnaître très rapidement certaines situations caractéristiques:
- (ABCDEF) : est un ascendant de lignée masculine pure (donc de même patronyme que le « de cujus ») ;
- (abcdef) : est un ascendant de lignée féminine pure ;
- (ABcDef)abcDe : est un parent (= cousin) au degré 10 (il y a 11 personnes dans le numéro, y compris le « de cujus ») ;
- (aBCDEF)ABCDe : est un(e) cousin(e) qui porte le même patronyme que le/la « de cujus ») ;
- (aBc)A : est un grand’oncle du « de cujus » (et (aBc)a est une grande tante);
- (aBCDEF)AB(CD)e : est un apparenté du « de cujus » et non un cousin ;

On peut évidemment aussi citer des arguments « contre » : ainsi un numéro « Lemmers » est généralement un peu plus long qu’un numéro « Beruck » parce que les séquences ascendantes sont énumérées au lieu d’être codées numériquement.

Les nouvelles règles peuvent être comme suit :
* Toutes les personnes (y compris le « de cujus ») sont identifiées par l’initiale de leur prénom en majuscule ou en minuscule selon le sexe avec un suffixe numérique en cas de doublon (de même sexe) ;
* Les séquences ascendantes sont placés entre des parenthèses ;
* Le « de cujus » est le premier membre d’une séquence ascendante ; le numéro commence donc toujours par une parenthèse ouvrante ;
* le début d’une numérotation secondaire (généalogie d’un allié) est simplement annoncé par une parenthèse ouvrante ;
* Les principes de résolution des implexes sont :
- Le lien de sang (= le – de paires de parenthèses) ;
- Le lien par l’ascendant le plus proche (le – de lettres dans la première parenthèse) ;
- Le numéro le + court ;
- La lignée du père (donc présence d’une majuscule en avant dernier caractère alphabétique).
Il peut arriver que ces critères ne suffisent pas pour discriminer deux numéros !

Je dois d’ailleurs observer que l’application de la règle « le + petit Sosa » de votre système à conduit sur mes données à certains résultats étranges comme celui d’un ascendant direct « 230 » dont le numéro est supplanté par une voie collatérale telle que « 28AA&c-2W&m-70 » ce qui n’est pas le cas avec ma première règle « le lien de sang ».

La numérotation que je propose ici répond pleinement à mes attentes et réattribuer des numéros à partir d’un autre « de cujus » (parce qu’évidemment ceux-ci restent liés à un « de cujus » donné) ne prend que quelques secondes sur mon ordinateur (tout comme changer de système de numérotation), mais elle ne serait probablement pas née si je n’étais pas « tombé » sur votre système.

Voilà, ,je serais heureux d’avoir vos commentaires ainsi que ceux des autres lecteurs de ce « blog ».

Georges Lemmers

Ajouter un commentaire