François Alphier, enfant naturel
Cette énigme n'est pas encore résolue, aussi n'hésitez pas à retourner parcourir la note publiée dans le blog !
Ce mois-ci c'est à nouveau sur une origine inconnue que nous allons nous pencher. Il s'agit de François Alphier, l'ancêtre de Françoise Picot... qui en 25 ans de recherches n'a pas réussi à retrouver ses parents, ni la signification de son patronyme.
Naissance de François ALPHIER, batard (voir actes originaux ci-dessous)
Enfant naturel non reconnu déposé à la boite de l’hospice de ST JEAN D’ANGELY (17)
LE 3/04/1827. Déclarée par la sœur St Médard, religieuse à l’hospice.
Un procès verbal a été dressé pour rester aux archives du dit hospice afin d’y avoir recours au besoin.
Il lui a été donné les prénoms de François Alphier ????
Témoins : François CASTEL journalier et François LEMESLE, tamisier
Ce procès verbal n’a jamais été retrouvé ni aux archives de l’hospice, ni aux Archives départementales (les archives de 1827 de l’hospice sont lacunaires) ni dans la série X.
(les recherches y ont été faites par les responsables des AD).
Je recherche donc l’origine du nom ALPHIER qui a été transmis à ses descendants dont ma grand-mère, décédée en 1994 qui semble être la dernière à avoir porter ce nom en France !!!
Je n’ai pas trouvé trace de baptème.
Mariage de François ALPHIER LE 27/06/1849 à NIORT (79) avec MOISNARD Marie Marguerite journalière née le 30/08/1830 à NIORT. (copie acte joint)
Il est charcutier, agé de 22 ans domicilé à ST JEAN D’ANGELY (17).
MOISNARD Marie Marguerite a 18 ans, mineur, et vit avec ses parents à NIORT.
Témoins :
Pierre SEVRE charcutier
Louis LARDY , ponceur
Pierre LUCAT , teinturier en peaux
Amis des époux
Le couple François ALPHIER et MOISNARD Marie Marguerite a eu un seul enfant à ma connaissance :
Désiré ARTHUR ALPHIER (acte naissance joint)
Né le 22/01/1851 à NIORT (79)
Déclaré par Marie FEVRE , femme MOISNARD en l’absence du père François ALPHIER
Charcutier agé de 24 ans dont le domicile est ignoré.
Désiré Arthur ALPHIER s’est marié le 21/08/1872 à NIORT (79) (je n’ai pas copie de l’acte)
Avec ROBIER (NAIBANNE) Marie Adeline (gantière) née le 1/10/1848
Témoins :
VAILLANT Emmanuel (oncle de l’époux) 46 ans domestique
CHENEAU Victor 23 ans teinturier (ami des époux)
Acte de notoriété établi le 10/08/1872 par le juge de paix de NIORT attestant que son père François ALPHIER (dentiste !!!) absent de son domicile depuis 9 mois environ et que le lieu de sa résidence n’est point connu, ne peut lui donner son consentement.
Enigme :
La naissance de François ALPHIER
J’aimerai connaître l’origine de son nom qui a été transmis à sa descendance.
Il est né à ST JEAN D’ANGELY et y a domicilié semble t’il jusqu’à son mariage.
A son mariage en 1849, il était charcutier.
Au mariage de son fils en 1872, il était dentiste.
Il était toujours absent, et de plus domicile inconnu !!!!
Etait-il colporteur ??? Quels drôles de métiers pour l’époque !!!
Aucune autre information sur cet ancêtre dont j’ai perdu la trace.
Aucun document concernant sa date et son lieu de décès.
Consulter les actes originaux :
Acte de naissance de François Alphier
Acte de mariage de François Alphier et Marie Marguerite Moisnard





Bjr, Je descends également d'un enfant trouvé, et ce qui m'intrigue le plus, c'est comment leur était attribué ce qui deviendra leur nom de famille: Alphier, Mayran ou Goliai pour ce qui me concerne... Sinon, sur l'acte de naissance, êtes-vous sûr de la "boîte" de l'hospice? Ne serait-ce pas plutôt simplement la "porte" (la barre du t forme circonflexe, mais comparez avec le B de "Bâtard")?
Rédigé par : BARDIN Jean-Marie | 29 novembre 2006 at 10:15
Bonjour. Pour Paris, les enfants abandonnés se voyaient attribuer un surnom qui permettait de les repérer rapidement dans le registre sans avoir à connaitre exactement leur nom d'origine ni la date de l'abandon, mais uniquement l'année de celui-ci. Ma compagne a pour ancètre Louis RAVIQUET dit REALCAMP, abandonné en juin 1820 à Paris, en consultant le registre des abandons, je me suis apreçu que le précédent avait comme surnom REAL, et le suivant REALMONT. Ce surnom ne s'est pas transmis à ses enfants. Il y a peu de temps, j'ai reçu une demande d'un généanaute dont le patronyme actuel BERSOT-FALENCOURT provenait du nom de son ancètre Alphonse BERSOT dit FALENCOURT abandonné à Paris le 14/11/1822. Peut-être l'attribution de ce nom est-elle liée à un processus semblable ?? Mais la recherche en amont serait, selon cette hypothèse, impossible. Cordialement.
Rédigé par : Bernard BUTET | 29 novembre 2006 at 11:04
Bonjour, Il s'agit bien du mot "boîte" selon moi. Ce qui m'intrigue c'est qu'on le désigne comme bâtard alors qu'on ne connaît pas ses parents (où alors ce procès verbal introuvable cache des choses - peut-être un billet écrit par la mère avant l'abandon). J'ai moi même un ancêtre né et abandonné à Paris dont les parents étaient mariés. Paris est un cas un peu particulier et l'acte de naissance de cet ancêtre a été partiellement reconstitué suite à l'incendie des archives. On n'y indique que le nom de sa mère mais il porte un nom différent d'elle. Il a été placé à la campagne et plus tard, à son mariage, il est dit de parents inconnus. La preuve qu'il ne faut pas croire tout ce qui est écrit! Son frère, également abandonné, et placé dans la même commune porte le même nom de famille à consonance germanique, ce qui est très original pour ce coin de campagne. Il est lui même dit né de parents inconnus mais son acte de naissance indique père et mère. Un coup d'oeil dans les registres de mariages de Paris(paroissiaux, lacunes obligent) et hop, le tour est joué et j'apprends que cet ancêtre est né de parents allemands, heureusement mariés à Paris! 3 enfants auront été ainsi abandonnés après la mort prématurée de leur père (à 29 ans) et 20 jours à peine entre les deux évenements auront suffit à la mère pour prendre sa décision. J'aurais mis plus de 10 ans à découvrir la clé de l'énigme, mais je n'ai pas souvent l'occasion de me rendre à Paris pour faire les recherches nécessaires sur place. Excusez cette petite histoire personnelle qui n'a pour but que de démontrer qu'il n'est pas impossible de remonter au delà d'un enfant abandonné. Bon courage!
Rédigé par : LACHAUD Anthony | 29 novembre 2006 at 11:07
Bonjour, est il objectivement possible de retrouver quelque chose ! ALFHIER est un prénom qui a ensuite été utilisé pour nom. Donc cet enfant n'a pas son nom véritable. Je ne voudrai pas vous décourager mais je pense qu'il y a reelement une impasse. Je pense que si par hasard il y avait eu une information écrite lors de l'abandon elle aurai été notifiée lors du proces verbal. Que ce soit la "porte" ou la "boite" cela ne change rien il y avait bien parfois a l'entrée des hospices une boite genre "passe-plat" pour pouvoir déposer un bébé dans l'anonimat.
Rédigé par : Brocard Pierre | 29 novembre 2006 at 11:31
Bonjour, Dans une table agiographique (http://www.abbaye-saint-benoit.ch/tables/a.htm) je trouve : Alfier ou Alfère, abbé, de La Cava, (+ 1050), 12 avril, 292. Pourquoi le rédacteur de l'acte ne connaissant pas ce saint ne l'aurait-il pas mal orthographié ?
Rédigé par : Florence C. | 29 novembre 2006 at 11:39
Merci pour vos premiers témoignages. J'espère que tous réunis nous réussirons à résoudre l'énigme de mon ancètre François ALPHIER. Mon but n'est pas de trouver ses parents car je crois que c'est impossible mais je cherche à savoir l'origine du prénom ALPHIER devenu son patronyme. Je cherche également à reconstituer son parcours car il est toujours absent, domicile inconnu, dû, je pense à ses métiers : charcutier puis dentiste...Quand à la date et au lieu de décès, mystère !!!! Merci encore pour vos témoignages. Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 29 novembre 2006 at 18:41
bonjour, ci-joint un petit extrait: "Au 19 ème siècle, la cause de l'abandon est identique. La misère règne toujours dans les classes populaires. Cette pauvreté est un réel barrage aux familles défavorisées désireuses d'avoir des enfants mais étant donné la précarité, ils ne peuvent se permettre de garder l'enfant. Ils préfèrent donc déposer l'enfant dans un lieu qui favorisera son épanouissement plutôt que de le laisser mourir de faim (dans certains cas, c'est l'enfant qui meurt et dans d'autres, c'est la mère car elle s'est sacrifiée pour son enfant). En général, les familles à cette époque déposaient dans les langes des enfants des signes de reconnaissance gardant l'espoir de leur identification voire d'une future restitution. La forme d'abandon, elle, a changé : la société a mis en place des " tours d'abandon ". Ces tours étaient destinés aux personnes qui voulaient laisser leur enfant dans l'anonymat et la sécurité. C'était une sorte de guichet installé dans la façade des hospices; on y pratiquait un trou où était logé une boîte pivotante. L'ouverture du tour se faisait par la rue; il suffisait de déposer l'enfant dans la boîte, de sonner et la boîte se tournait vers l'intérieur de l'hospice où une soeur recueillait l'enfant. A la fin du du 19e siècle, les tours sont supprimés pour faire place au bureau d'admission auquel les mères peuvent confier leur enfant. La police intervient parfois lorsque les parents ont commis un délit pour survivre. De plus, les domestiques ont parfois eu des relations avec leur employeur qui avaient entraîné une grossesse, ce qui poussait les employeurs à renvoyer la domestique car ils ne voulaient pas avoir de problèmes avec leurs femmes." texte trouvé ici :http://www.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/famille/modaband.html pour ce qui est des prénoms je me dit que déclarer un enfant en mairie quand on est religieuse, la première idée qui doit sûrement venir à l'esprit, est de lui donner le prénom du saint ou des saints du jour de sa naissance... le 2 avril on trouve : saint françois de paule ( ici : http://fr.wikikto.eu/index.php/2_avril) et le 12 avril : saint alfier ( http://fr.wikikto.eu/index.php/12_avril) sous le coup de l'émotion la religieuse s'est -elle trompée de 10 jours ? était-ce des saints patrons de l'hospice ? le secrétaire de mairie pouvait-il, ne connaissant pas tous les saint de la terre, faire une faute d'orthographe...tout simplement. en espérant avoir contribué à faire avancer le schmilblic.. généa..logiquement vôtre
Rédigé par : Gilles | 29 novembre 2006 at 23:55
Je pense aussi au saint du jour mais je n'ai rien trouvé sur Alfier et à la lettre alpha qui peut faire penser à un début de liste...bonnes chances
Rédigé par : Chambras.c | 30 novembre 2006 at 11:02
Selon Gilles et Florence, la Saint Alfier (le 12 avril) pourrait être une piste. Cela pourrait en effet être l'un des Saint Patrons de l'hospice !!!! Pourquoi pas !! Dommage que l'on ne retrouve pas le proçès verbal déposé aux archives de l'hospice !!! On m'a proposé une fois de me renseigner auprès du tribunal de grande instance de St Jean d'Angely, de Saintes ou de La Rochelle ou l'on pourrait peut-être trouver copie de ce procès verbal. Quelqu'un peut-il y avoir accès ??? Ou peut on trouver l'acte de baptème ? à l'évéché de la Rochelle ? Merci à tous pour vos commentaires. Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 30 novembre 2006 at 11:42
Bonsoir. Pour ce qui concerne François ALPHIER et son devenir, savez-vous s'il a eu d'autres enfants d'avec sa femme ?? Une chose m'interroge : un acte de notoriété au bout de 9 mois d'absence seulement, cela me semble peu, à moins que le mariage du fils commence à urger à cause d'une naissance prochaine ? Est-ce le cas ?? Cordialement.
Rédigé par : Bernard BUTET | 1 décembre 2006 at 07:34
Réponse à Bernard BUTET Bonjour. Merci pour votre message. A ma connaissance, il n'y a pas eu d'autres enfants au couple François ALPHIER/MOISNARD Marie Marguerite. Concernant le mariage du fils le 21/08/1872, le 1er enfant est né le 8/09/1873, donc il n'y avait pas urgence semble t'il. Cordialement Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 1 décembre 2006 at 11:50
J'ai trouvé un Gabriel ALPHIER sur le site de France Genweb, au Mémorial Genweb, localité de Cormicy (50) concernant la guerre de 14-18- Nécropole de "La Maison Bleue" tombe n° 5536 - N° id bp05 - 1546012
Rédigé par : GUIBERT Dominique | 2 décembre 2006 at 00:23
j ai un arriere g-p enfant abandonne à rouen/trouve rens.autorisation de mariage,conseil de revision,recensement de population:utile pour approcher lieu et date du deces.bonne suite
Rédigé par : chantereau edith | 2 décembre 2006 at 08:43
bonjour 1)avez vous pensez à Alfier chercher l'acte de Baptème !!! 2) saviez vous que lorsque l'on dit père absent au baptème c'est très probable qu'il était protestant souvent parrain et marraine sont sage femme et le clerc(laïc 3) Il y a enfin les professions. Le métier de colporteur, de marchand ambulant est à regarder avec une attention particulière. Il s’agit là de métiers qui ont beaucoup servi à faire circuler des livres interdits (dont la Bible). ce ne sont que des pistes mais qui s'avèrent souvent utile 4)rechercher (comment reconnaitre les enfants protestants au baptème) 5)Dans un certain nombre de cas, pour manifester leur rejet de ce baptême forcé, les pères n’apportent pas le nouveau-né à baptiser au curé, c’est alors la sage-femme (assermentée et donc forcément catholique) qui s’en charge et qui fait fonction de marraine. Le clerc laïc (scribe local appelé aussi clerc séculier) sert alors de parrain. La présence de ces parrain et marraine particuliers est un signe à ne pas négliger. Parfois aussi il est noté que le père est absent, c’est également un signe. Les choses se compliquent quand les curés refusaient de donner aux enfants les prénoms bibliques choisis par leurs parents. On trouve ainsi un enfant nommé Abraham par sa famille et identifié comme tel à son mariage, mais qui a été baptisé sous le nom de Pierre ! Il est alors nécessaire de trouver d’autres actes, pour arriver à comprendre que les deux individus n’en font qu’un. Comment identifier des ancêtres protestants ? Quelques indices pour les identifier dans les registres paroissiaux catholiques un aide-mémoire préparé par Jean-Paul Roëlly internet
Rédigé par : PETER | 2 décembre 2006 at 11:52
Bonjour, Dans son « Glossaire du Patois Picard » Paris 1851, Jules CORBLET aborde la question de l’origine des noms. « …Nous allons offrir quelques exemples de différentes sources où on été puisés les noms roturiers…. 1. Noms tirés de l’âge… 2. Du pays d’habitation… 3. Du pays de naissance… 4. Des dignités civiles et re ligieuses… 5. Des fonctions… 6. Des professions et métiers… 7. Des noms de baptême modifiés ou non par des suffixes… 8. De la conformation physique… 9. Du caractère… 10. Des mœurs et habitudes… 11. Du règne animal… 12. Du règne végétal… 13. Du règne minéral… 14. Des comestibles… 15. Des vêtements… 16. Des meubles et instruments… 17. Des fêtes de l’église… 18. D’objets divers… » Sur cette base il est possible d’imaginer l’origine du patronyme PICOT. Je ne sais si ce mot « picot » existe dans de nombreuses langues régionales, mais il est dans le dictionnaire de picard du même CORBLET : "Picot : Quelque chose de pointu, qui pique." et l’édition 1978 du Petit Robert donne : "Picot…1330 "pointe ferrée"." Voilà ce n'est qu'une suggestion. Cordialement Jacques POYELLE. PS Mon patronyme est de la catégorie 16 en picard.
Rédigé par : Jacques POYELLE | 2 décembre 2006 at 16:34
Réponse à GUIBERT Dominique : Merci pour votre message. Gabriel ALPHIER dont vous avez trouvé la trace est en effet mon arriere grand-père, petit fils de François ALPHIER, objet de l'énigme. Il est décédé au Chemin des Damesen 1917, et je suis allé me reccueillir sur sa tombe. Réponse à Edith CHANTEREAU : Je n'ai pas cherché au niveau du Conseil de révision et du recensement car François ALPHIER est toujours précisé, absent, domicile inconnu !!! Il faudrait peut-être chercher au niveau du PASSEPORT car je pense qu'il devait être sur les routes (????) . Le mystère reste entier sur sa vie et sa mort pour le moment. Concernant l'origine du nom, on m'a proposé ci-dessus l'idée du Saint ALFIER au mois d'avril. C'est peut-être une piste en effet. Merci de tous vos témoignages Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 3 décembre 2006 at 09:17
Bonjour, Il serait interessant de chercher d'autre actes de naissance des enfants "déposés" dans cet hospice pour avoir une idée de la façon dont les soeurs décidaient des prénoms et noms. L'acte de baptême pourrait apporter quelques précisions. Les coordonnées des archives diocésaines de la Rochelle : http://catholique-larochelle.cef.fr/ARCHIVES/ARCHIVESD.htm
Rédigé par : Florence C. | 4 décembre 2006 at 14:59
Message pour Florence C Merci pour votre idée. Je vais contacter les archives diocésaines de la Rochelle afin de rechercher le baptème de François ALPHIER Peut-être y a t'il aussi la trace du procès verbal établi par l'hospice et que l'on n'a pas retrouvé aux AD. Peut-être pourra t'on également trouver des archives de l'ospice ou lest indiqué d'autres naissances d'enfants abandonnés et confiés à cet hospice.. Merci pour votre témoignage Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 4 décembre 2006 at 20:55
Bonjour. Toujours pour ce François ALPHIER, avez-vous repéré dans les témoins de l'état-civil, une quelconque présence ?? Car tout cela ressemble fort à un départ sans retour. J'en ai plusieurs cas dans mes recherches : Augustave RAVIQUET, fils d'un enfant abandonné à Paris, sans domicile connu en 1894, il était ouvrier et semble avoir disparu entre 1885 et 1890 Jean LAGUETTE, mercier, fileur de laine, vendeur de chansons, mendiant, quelques unes des professions indiquées sur les différents actes le concernant, marié en 1786 avec Marie LEGUE, a des enfants à Lamblore (28) jusqu'en 1798 (il est rarement présent lors de leurs naissance). En 1813 "selon l'acte de notoriété délivré par le juge de paix, Jean Laguette père est absent depuis environ 8 ans sans avoir donné depuis de ses nouvelles". Normal, il était en train de se refaire une nouvelle vie dans l'Orne à Coulimer où il a eu plusieurs enfants issus de son union "légitime" avec Jeanne LANGLOIS !! A noter qu'il devait se tenir au courant du devenir de sa 1e épouse, car il se marie en décembre 1831 avec la mère de ses derniers enfants 1 an après la mort de la 1e en indiquant la date exacte de son décès !! Et en 1842, lors du remariage d'un fils du 1er lit : "ledit Jean Laguette père est disparu en 1805 du lieu dit le Plessis son dernier domicile connu, sans qu'on ait jamais entendu parler de lui depuis cette époque, ni quil nait donné de ses nouvelles, suivant qu'il est attesté par un acte de notoriété reçu le 6 du présent mois de mars par Maitre Brandeau juge de paix du canton de la Ferté Vidame". Peut-être votre ancètre a-t'il fait de même ?? Comme son patronyme est peu courant, il serait intéressant de rechercher les autres ALPHIER de France et d'ailleurs. Cordialement.
Rédigé par : Bernard BUTET | 5 décembre 2006 at 08:19
Réponse à Bernard BUTET Merci pour votre témoignage, je voIs que je ne suis pas la seule à me trouver en face d'un tel mystère. Votre idée est bonne mais le nom ALPHIER est très rare et quand je vois ce nom quelque part, je vais voir. J'ai trouvé trace d'un mariage en 1698 d'un ALPHIER Joseph à MARSEILLE Accoules (13) qui était matelot à L'isle au Comtat (84) fils d'un ALPHIER jean (sans autre précision). J'ai trouvé également la trâce de la naissance de Léonie Henriette ALPHIER née en 1896 à Paris (j'attends la copie de l'acte). 2 actes de naissance ont été trouvés en 1891 et 1893 à RUMILLY (Haute Savoie) dont la mère portait le nom ALPHIE !!! (pas de précisions non plus). Pas d'autres ALPHIER à ma connaissance. Peut-être quelqu'un trouvera ce nom ailleurs. Cordialement Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 5 décembre 2006 at 10:31
Dernière nouvelle (mauvaise) concernant François ALPHIER Suite à l'information de Florence C, j'ai contacté l'archevéché de la Rochelle afin d'obtenir le baptème de l'enfant qui aurait pu nous apporter des informations. La réponse est négative : Ils ont les baptèmes effectués en 1827 par l'hospice de St Jean d'Angély, mais aucun baptème concernant François ALPHIER !!! Voici un nouveau mystère, comment un enfant reccueilli par une religieuse dans un hospice a t'il pu ne pas être baptisé ???? Cordialement Françoise PICOT
Rédigé par : PICOT Françoise | 7 décembre 2006 at 20:35
Pour ce qui concerne le prénom Alfier (ou Alphier, c'est la même chose: l'orthographe française n'était pas encore codifiée au début du 19e siècle), voici ce que donne la base de données "Nominis.cef.fr", mise en place par la conférence des évêques de France (cef) pour St Alfier, mort en 1050: "Confesseur. D'abord moine à Cluny sous l'abbatiat de saint Odilon, il fut rappelé par les princes de Salerne pour ranimer la vie religieuse dans sa principauté d'origine. Ce pourquoi il fonda le monastère de la Sainte-Trinité de la Cava. - fête locale" Par "confesseur", il faut comprendre "confesseur de la foi catholique", c'est-à-dire quelqu'un qui dit publiquement sa foi. À l'origine, le titre était attibué à quelqu'un qui agissait ainsi pendant les temps de persécutions. C'est devenu un titre attribué aux saints qui ne sont ni apôtres, ni martyrs. Bonnes recherches
Rédigé par : soulas | 9 décembre 2006 at 10:09
Bonjour, 2 choses m'intriguent : l'absence de baptème à l'hopice et la mention de "bâtard" sur l'acte de naissance : pourquoi ne pas mettre seulement de "parents inconnus" ? à moins que ce ne soit une habitude locale d'employer ce terme dans les actes d'état civil, ce que je n'avais jamais rencontré ? La conjonction des deux pourrait faire penser qu"il y avait des choses bien connues sur cette naissance. Les soeurs de l'hospice n'auraient-elles pas su que l'enfant était déjà baptisé quand il a été déposé ? Peut-être faudrait-il vérifier les actes de baptème en date du 2 avril, dans les paroisses avoisinantes, voire plus éloignées (nous dirions actuellement, dans le "secteur couvert" par l'hospice) ? Y a-t-il une paroisse ou une chapelle portant le nom de St Alphier ? (je n'ai pas trouvé de lieu-dit dans le dictionnaire des toponymes) D'une manière plus générale, si le patronyme Alphier est rare, y a-t-il, par exemple localement, des porteurs du prénom Alphier ? Soit, c'est localement relativement courant (comme les Cyr dans certaines paroisses, ou les Ursin dans le Cher), soit ce pourrait être une allusion à un personnage qui aurait eu un lien de parenté... le géniteur ? un aïeul ? Il me semble que cela vaudrait le coup de feuilleter les registres un peu plus anciens pour voir si le prénom apparait... Bon courage
Rédigé par : BARBIN Claudine | 13 décembre 2006 at 09:43
Je pense que l'enfant a déjà été baptisé, car à l'époque on baptisait très tôt l'enfant ... Et que souvent, les sages femmes ou bonnes soeurs connaissaient les parents de ces enfants inconnus... Bon courage et bonne recherche
Rédigé par : surian géraldine | 19 décembre 2006 at 20:20
S'il s'est marié religieusement, il a dû fournir un acte de baptême. Il faudrait donc chercher ce mariage sur les registres de catholicité. Je ne pense pas qu'on puisse aller encore beaucoup plus loin de ce côté, mais on peut toujours espérer trouver où et quand il est mort. Des nouvelles de l'énigme précédente?
Rédigé par : crichroux | 20 décembre 2006 at 09:57
moi aussi j'ai une grand-mère enfant trouvée (au tour de l'hospice de St-Flour). J'ai pu avoir copie du procès-verbal de l'hospice, qui décrit tout le vêtement de l'enfant. Mais en ce qui concerne le nom donné, on m'a confirmé, comme d'autres vous l'ont déjà dit pour Paris et d'autres hospices, qu'il était choisi sur une liste alphabétique, dans l'ordre où les enfants arrivaient... Bonne chance.
Rédigé par : Drocourt Annie | 18 janvier 2007 at 12:01
Sous l'Ancien Régime, avec la généralisation du nom de famille dès la fin du XV siècle, il n'est plus possible pour les curés de baptiser d'un seul prénom les enfants abandonnés. Certains utilisent alors la multiplicité des prénoms admise dès le XVIIe siècle ou choisissent un surnom qui devient le patronyme de l'enfant trouvé. Ce surnom peut aussi être en rapport avec le lieu de l'exposition ou avec des particularités du petit. Au XIXe siècle, en ce qui concerne l'état civil, l'officier municipal hérite des fonctions dévolues au curé sous l'Ancien Régime. De même il doit inscrire dans son registre le procès verbal détaillé de la découverte d'un enfant trouvé, selon l'article 58 du Code Civil. Le 30 juin 1812, une circulaire ministérielle intervient contre l'usage, dans certains endroits, de donner aux enfants trouvés le même patronyme. En effet, le souci du ministre de l'Intérieur est d'éviter les fraudes à la conscription. De plus cette circulaire guide les officiers pour ne pas utiliser les noms portés dans la région afin d'éviter les risques de confusion. On cherche des noms dans l'histoire ancienne ou dans les caractéristiques de l'enfant, lieu ou conformation; surtout la circulaire stipule qu' « il convient néanmoins d'observer qu'il faut rejeter avec soin toute dénomination qui serait indécente ou ridicule ou propre à rappeler, en toute occasion, que celui à qui on la donné est un enfant trouvé. » (28) COMPTE TENU de l'évolution au XIXe siècle de la pratique de l'abandon et du décret de 1811, c'est l'administration des Hospices qui attribue un nom à l'enfant trouvé. A l 'Hospice Général de Rouen, avant la Révolution, les enfants recevaient pour identité deux prénoms, les administrateurs ne tenant jamais compte des prénoms inscrits sur le billet des parents. En l'an II, certains reçoivent des prénoms révolutionnaires ridicules; l'année suivante quelques noms de personnalités politiques sont donnés aux enfants, avant la reprise du calendrier républicain. Sous l'Empire, quelques « Joséphine » et « Napoléon » apparaissent, puis les enfants reçoivent un patronyme et un prénom (29). A partir de 1825, une codification est mise en place pour donner un patronyme aux enfants trouvés; elle est constituée de combinaisons logiques de groupes de lettres, par exemple. ABA, ABEU, ABI, OLMICE, OLMEROT, OLMOIS, etc. (30). De plus l'initiale du nom devait correspondre à une année. Marc est ainsi nommé NOLLIS ; et selon la codification on trouve d'autres NOLLIS, ainsi que des DILLIS, DULLIS, NILLIS, NULLIS, ULLIS (31). En ce qui concerne l'initiale du nom, en 1826, le principe n'est pas ou plus compliqué. Cette méthode de constitution des patronymes s'exercera jusqu'en 1862.
Rédigé par : MARIANNE | 1 mars 2007 at 17:01
j'ai lu qu'on donnait souvent aux enfants trouvés un nom pas trop connu et en rapport avec la façon dont on l'avait trouvé.... ou en regardant son visage!!! Pour ce qui est de la "boite"... la grand mere de mon ami a aussi ete trouvé et si c'est comme en Italie, il existait dans les hospices, à l'exterieur des gilles ou roues ouù l'on posait l'enfant pour rester dans l'anonymat... les personnes de l'hospice recuperait l'enfant le marquait de 2 croix sur le pieds et le reposait dasn la boite afin que quelqu'un l'adopte.... je crois que ces "boites" ont été remise au gout du jour notament à Florence mais aussi en Allemagne ....
Rédigé par : e.martin | 9 mars 2007 at 13:04
Bonjour, il se trouve que je travaille dans un service d'archives communales, et dernièrement nous avons reçu un courrier d'un monsieur qui demandait l'origine de son nom car son arrière-grand-père était ce que l'on appelle un enfant exposé c'est à dire déposé dans le tour de l'hospice. Pour trouver son acte d'enfant trouvé j'ai eu l'occasion de voir défiler d'autres noms et il n'y a rien qui peut nous dire pourquoi ce nom a été choisi.
Rédigé par : bellier josephine | 25 mai 2007 at 11:13
Bonjour. Avez-vous fait des recherches pour savoir s'il y aurait eu un décès, d'une femme, qui serait survenu dans les jours précédents l'abandon de l'enfant devant l'hospice ou bien quelques jours après. Ça pourrait peut-être être une piste. Aussi, faire des recherches sur la généalogie de la religieuse que a amené l'enfant à la mairie. Le nom Alphier vient peut-être de là. Ou de l'homme qui a mené la cérémonie. Ça pourrait peut-être, ça aussi être une piste. Bonne chance. Hélène LeBoeuf Trois-Rivières, Québec.
Rédigé par : Hélène LeBoeuf | 26 mai 2007 at 03:59
Bonjour. Je ne peux qu'aider tardivement sur les "tours d'abandon" ou "boîte" selon les gens
…"Vers 1800, plusieurs villes mettent en place des tours d'abandon. Il s'agit d'un guichet tournant installé dans la façade des hospices. Ce dispositif permet aux parents de déposer leur enfant dans l'anonymat et en toute sécurité. Ils laissent parfois dans les langes des nouveau-nés des signes de reconnaissance gardant l'espoir de leur identification, voire d'une future restitution. Le décret impérial du 19 janvier 1811 officialise l'usage du Tour d'abandon. A Paris, ce dispositif ne semble avoir fonctionné qu'une cinquantaine d'années (entre les années 1810 et 1860)."…
http://www.aphp.fr/site/histoire/en...
Rédigé par : Makine | 26 août 2007 at 03:22
Bonjour,
Avez-vous cherché vers l'ascendance des ALPIER nés entre 1890 et 1890 dans l'Aube à Méry sur Seine (10) et dans les Deux-Sévres à Niort (79).
Cordialement
Solange Meslin
Rédigé par : Solange MESLIN | 28 novembre 2007 at 12:41
je "tombe" par hasard sur ce sujet ce matin alors que je viens de recevoir la copie de l'acte de naissance de mon arrière grand père ,enfant trouvé à l'hospice de confolens en 1827. il y est question de la "boite destinée à recevoir les enfants abandonnés".... je me demande où on peut trouver la suite à savoir à quelle famille d'accueil ils ont été confiés ou placés comme domestiques, à quel âge... Il m'a été dit que le maire de l'époque leur donnait des noms de pièces de bateaux.je suis très heureuse d'avoir cet acte même si ça ne me permet pas d'aller plus loin.A bientôt
Rédigé par : louisette7 | 29 novembre 2007 at 14:02
Bonjour,
Où en est rendu vos recherches dans le dossier de la naissance de François Alphier?
Au mois de mai 2007, j'avais écrit un commentaire.
Comme le dernier commentaire date déjà du 29 novembre 2007, j'aimerais savoir si vous avez découvert de nouvelles données.
Rédigé par : Hélène LeBoeuf | 28 décembre 2007 at 04:39
Bonjour je descends moi aussi d'un ancêtre non pas trouvé mais confié le jour de sa naissance par le bureau de la direction générale des nourrices .Il se nomme Pierre Nicolas Beloeuil n' le 29/11/1816 à Paris (ancien 8eme arrondissement) de Marie Elizabeth Beloeuil lcouturière demeurant 47 rue de Bercy (12eme)et de père non denommé.Il est confié à Mme Pierre Lejeune nourrice à Beugneux par Ouchy le Chateau (Aisne) (où d'ailleurs il est revenu ensuite et s'y est marié). En 1818 la nourrice le ramène à Paris car les mois de nourrice n'ont pas été payés.Il est reçu le 3/3/1818 à l'hopital des enfants trouvés car sa mère n'a pas été retrouvée à son domicile.Il est enregistré sous le n°984 du registre 134 et acte de naissance rétabli le 20/5 1876.A ce jour je n'ai toujours pas trouvé trace de sa mère .Grace à un internaute sympa je suis en possession de tous les actes et si quelqu'un à une idée pour retrouver sa mère cela me rendrait bien service .merci
Rédigé par : Michèle | 7 janvier 2009 at 14:26
Alfiero est le second prénom de mon père,italien.C'est aussi le nom du Fou au jeu d'échec,et cela désigne aussi un porte-drapeau,un enseigne de vaisseau.
En 1826,Françoise Livardi était abandonnée dans un hospice du sud ouest en
France,et en 1869,ma grandmère maternelle,Elisabetta Livardi était abandonnée à l'hospice de Vicenza en Italie,aucun lien entre elles,mais aux
Archives de Vicenza on m'a précisé que c'était l'année des"L"
Rédigé par : Zenana | 20 février 2009 at 19:09