Le bottin de 1894 disponible sur Internet
L’ancêtre de notre annuaire téléphonique existe depuis… la fin du XVIIIème siècle, à une époque où, bien évidemment, aucun moyen de télécommunication n’existait.
Ce que l’on appelle aujourd’hui « les pages blanches » ou « l’annuaire », que l’on appelait couramment il y a peu de temps encore le « bottin », a vu le jour en 1796 sous le nom de « Didot-Bottin », du nom de ses concepteurs. Le terme de bottin est resté, et est passé dans le langage courant, tant son succès fut important.
A l’origine donc, le Didot-Bottin est le premier annuaire à grande échelle, puisqu’il couvre toute le France. Son contenu était simple : il donnait les adresses des commerces et personnalités.
Les chineurs avertis, surtout en cette saison, rêvent de trouver un annuaire du XIXème siècle au détour d’une brocante. Las, le produit est rare, et il faut le chercher aux archives départementales.
M. Fourmaux a, lui, eu de la chance, puisqu’il a déniché un tel ouvrage, noyé sous la masse d’autre vieux papiers. Et cette chance, il a voulu nous la faire partager, car c’est aujourd’hui très facilement réalisable : il suffit d’un scanner, d’un espace sur le web, d’une bonne dose de patience et surtout, d’altruisme.
Le bottin de 1894, ou plus précisément l« L’annuaire almanach Didot Bottin, Bottin du commerce, de l'industrie, de la magistrature, et de l'administration » pour les départements de l’Aude, de l’Aveyron, des Cotes du Nord, de l’Hérault, de l’Indre, des Pyrénées Orientales, de la Savoie et d’une partie de la Belgique, est donc disponible sur son site web (on attend d’autres départements avec impatience !), agrémenté de rappels passionnants sur l’actualité de l’époque (l’industrialisation, les colonies, l’affaire Dreyfus, les premières lignes téléphoniques, les présidents), et de la genèse dudit site. Un exemple qui devrait inspirer chaque généalogiste soucieux de faire partager ses découvertes !
Evidemment, la pièce de choix, ce sont les pages extraites de ce bottin. Les députés et sénateurs trouvent leur place dans une rubrique à part (élite oblige) ainsi que les « réclames », toutes plus croustillantes les unes que les autres. Quant au contenu purement « généalogique », il est bien présent au travers des pages numérisées.
On y trouve ainsi, pour chaque commune (par ordre alphabétique, répertoriées par cantons et arrondissements), tous les noms des professionnels du commerce.
Si aucun renseignement d’état-civil n’est disponible, cela peut se révéler très utile pour retrouver la commune de résidence d’un ancêtre ou d’une famille, un élément non négligeable quand on se trouve face à une recherche bloquée. Et puis, quand on ne connaît pas la profession de ses ancêtres, elle y figure clairement, et sans ambigüité.
On se prend à rêver à la lecture de ces pages, d’autres bottins en ligne, sur toute la France et sur toutes les époques, avec un index complet. Pour conclure, laissons la parole à M. Fourmaux qui présente son site de la meilleure façon :
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Commentaires
Je recherche les archives du var, les avez-vous? Alin