Registre des déserteurs
La question de cette semaine est posée par Philippe Cappe :
"Existe-t-il une base de données concernant les déserteurs des conflits du 19ème siècle et de la guerre 1914-1918 ? Armée ? Justice ?"
"Existe-t-il une base de données concernant les déserteurs des conflits du 19ème siècle et de la guerre 1914-1918 ? Armée ? Justice ?"
La réponse de la CSGHF :
Il existe effectivement des informations sur les déserteurs du XIXème siècle ; ils sont conservés aux Archives départementales du lieu de naissance, dans la sous série 1 R
Pour la guerre de 14-18, la question est délicate : pour les raisons suivantes : * période de moins de 100 ans,
* question judiciaire : les dossiers de moins de 100 ans sont interdits à la consultation,
* l'armée a sa propre justice et ses propres archives judiciaires.
La question est encore douloureuse aujourd'hui :
* l'armée acceptera-t-elle de reconnaître "l'inhumanité" des opérations militaires de 1914-1917, en particulier celles déclenchées par Nivelle ?
* Le principe de l'armée est de défendre "les siens" en protégeant les secrets et les dossiers 'douloureux' ;
* Le principe de la justice (jusque il y une dizaine d'année) est de ne pas revenir sur un jugement, * Pétain a joué le rôle de sauveur de vies humaines des soldats en 1917 ; ayant eu un autre rôle en 1939-1945, l'évoquer soulève encore des émotions dans la France d'aujourd'hui, (un peu comme les Dreyfusards et anti-Dreyfusards à la fin du XIXème siècle),
* Tout traumatisme familial ou social a des conséquences familiales ou psychologiques sur trois générations, qu'on le veuille ou non : 14-18, c'est nos grand parents, cette histoire résonne encore aujourd'hui
Nous sommes donc encore loin de trouver la paix par rapport à cette question ; délicat dans ce contexte de publier des listes de noms.
Plusieurs associations d'anciens combattants y travaillent que vous pouvez contacter : par exemple les Amis de Vauquois, et bien d'autres.
Une courageuse tentative : le livre : "ARCHIVES INTERDITES, les peurs françaises face à l'histoire contemporaine", chez Albin Michel (loi du silence, fonds perdus, guerre sans nom, 14-18...
Chantal Cosnay,
Pour la CSGHF
Il existe effectivement des informations sur les déserteurs du XIXème siècle ; ils sont conservés aux Archives départementales du lieu de naissance, dans la sous série 1 R
Pour la guerre de 14-18, la question est délicate : pour les raisons suivantes : * période de moins de 100 ans,
* question judiciaire : les dossiers de moins de 100 ans sont interdits à la consultation,
* l'armée a sa propre justice et ses propres archives judiciaires.
La question est encore douloureuse aujourd'hui :
* l'armée acceptera-t-elle de reconnaître "l'inhumanité" des opérations militaires de 1914-1917, en particulier celles déclenchées par Nivelle ?
* Le principe de l'armée est de défendre "les siens" en protégeant les secrets et les dossiers 'douloureux' ;
* Le principe de la justice (jusque il y une dizaine d'année) est de ne pas revenir sur un jugement, * Pétain a joué le rôle de sauveur de vies humaines des soldats en 1917 ; ayant eu un autre rôle en 1939-1945, l'évoquer soulève encore des émotions dans la France d'aujourd'hui, (un peu comme les Dreyfusards et anti-Dreyfusards à la fin du XIXème siècle),
* Tout traumatisme familial ou social a des conséquences familiales ou psychologiques sur trois générations, qu'on le veuille ou non : 14-18, c'est nos grand parents, cette histoire résonne encore aujourd'hui
Nous sommes donc encore loin de trouver la paix par rapport à cette question ; délicat dans ce contexte de publier des listes de noms.
Plusieurs associations d'anciens combattants y travaillent que vous pouvez contacter : par exemple les Amis de Vauquois, et bien d'autres.
Une courageuse tentative : le livre : "ARCHIVES INTERDITES, les peurs françaises face à l'histoire contemporaine", chez Albin Michel (loi du silence, fonds perdus, guerre sans nom, 14-18...
Chantal Cosnay,
Pour la CSGHF





J'aimerais savoir quand les déserteurs de la guerre 14/18 ont-ils été amnistiés?
Rédigé par : Dominique | 17 mai 2006 at 09:40
j'ai trouve sur "memoires des hommes " un frere a mon grand père tué en 1914 sur la partie genre de mort, il y a Déces fixé par jugement du tribunal de Sidi Bel Abbes le 10 décembre 1920 alors qu'il a été tué le 5 Octobre 1914 que comprendre? as t-il refusé de se battre?
Rédigé par : berthet helene | 26 mai 2006 at 20:20
Certainement pas. Je prends l'exemple de mon oncle Louis Emile Paint classe 1912. Il a été porté disparu le 15 septembre 1914 à Servon Melzicourt (Marne). On n'a jamais retrouvé nulle trace de son corps. Il aurait "sauté" sur un dépôt d'obus. Sur la fiche "mémoire des hommes" on peut lire : jugement rendu 30 avril 1920 par le Tribunal de la Seine, acte transcrit le 18 mai 1920 Mairie du 4e arrondissement de Paris. Cela veut dire qu'il a été reconnu mort .
Rédigé par : Paint | 27 mai 2006 at 10:48
Mon grand-père Jules Auguste DUMOULIN a été déserteur en 14/18.
J'aimerais en savoir plus, je sais qu'il a été déporté en ALGERIE, qu'il est revenu malade.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider
Rédigé par : nanie | 1 juin 2009 at 13:23
Je cherche des informations sur mon arrière grand père, un monsieur Garcin, d'une famille aisée de marchands en savon, dans le sud, qui aurait été déserteur. à tout hasard....
Rédigé par : Elbe | 2 juillet 2009 at 22:54
Sur les disparus de la guerre 14, une petite précision, le code civil (depuis 1804) règle la question d'un "disparu" par le prononcé du décès via le "Tribunal Civil" (aujourd'hui TGI); .
Ce sera le cas pour le Paris Rio...
Dans le cas de la guerre 14, beaucoup de corps n'ont jamais été retrouvés, les tribunaux ont dû faire ce travail;
Comme il n'y en avait que quelques centaines (encore moins aujourd'hui), cela a pris près de 10 ans.
Pour mémoire, en + du prononcé du décès, il fallait aussi nommer un tuteur ("pupilles"etc) d'où un second jugement.
Pour la Justice militaire, je crois que le délai a été ramené à 75 ans, c'est donc jouable;
les archives des tribunaux sont dans l'Indre ou Indre et Loire.
Bonnes recherches,
Rédigé par : Prignau | 5 juillet 2009 at 07:39