Recherchez vos ancêtres, publiez votre arbre généalogique et partagez votre généalogie !
Découvrir GeneaNet Découvrir
GeneaNet
Généalogie : le B.A BA Généalogie :
le B.A BA

L'inscription est entièrement gratuite...

     | Mon identifiant :
  Mot de passe :  
  Mot de passe oublié ?
GeneaNet : Communauté : Blog Généalogie Mardi 6 janvier 2009 | Fête de St André Corsini drapeaux English Español Français Italiano Deutsch Nederlands   

Le Blog Généalogie - Toute l'actualité de la généalogie 


| Accueil |

Les meilleures feuilles de "Généalogie : une passion moderne"

Genealogie_passion_moderne__1 Avec l'aimable autorisation de Bourin Editeur, nous reproduisons ci-dessous quelques unes des meilleures feuilles de l'ouvrage "Généalogie : une passion moderne" de Pierre-Valéry Archassal qui sera dans toutes les bonnes librairies le 9 février prochain.

Interview de l'auteur - critique du livre - témoignage de l'éditeur - Commander un exemplaire dédicacé du livre

"Après plus de vingt-cinq ans de généalogie, je vis aujourd’hui entouré de plusieurs milliers d’ancêtres retrouvés au fil des recherches. Une famille qui est loin d’être virtuelle ou morte. Tous cohabitent avec moi, et aussi les uns avec les autres pour avoir participé à une aventure commune sans le savoir. Une aventure qui n’est ni un épisode sanglant de l’histoire de France, ni un exploit qui aurait permis de graver leur nom dans un quelconque panthéon. Une aventure toute simple, à la fois inutile et indispensable : celle qui m’a permis d’être sur terre, d’exister à mon tour.

Mes ancêtres existent donc – j’utilise volontiers le présent pour parler d’eux tant ils sont vivants pour moi –, et cette foule d’individus n’est pas une collection au sens d’accumulation : c’est un authentique environnement humain et chaleureux, avec des personnages uniques habillés de leur propre vécu. Pas question pour moi de dresser un arbre généalogique avec quelques cases à compléter et de crier victoire dès qu’une rangée ne présente plus de lacunes. C’est tout le contraire. Plus l’arbre présente de cases vides, plus il y a d’intérêt à la recherche. Passer des jours, des mois, voire des années à traquer le moindre indice afin d’identifier un ancêtre oublié de tous depuis trois siècles me comble. J’apprécie d’autant plus mes ancêtres qu’ils me donnent du fil à retordre pour retracer leur histoire.

(...)

Le chercheur se met parfois à l’affût tel un chasseur, parfois en filature tel un policier, parfois à la table d’écriture tel un romancier. Il cherche, croise les informations, découvre des documents, en déduit des éléments à retrouver, organise ses découvertes, met en forme pour présenter et apprend mille choses dont il ne soupçonnait même pas l’existence. Grâce à lui, des êtres et des événements qui avaient disparu depuis des siècles peuvent sortir de l’ombre. Mais personne ne sait exactement où il va avant de commencer les recherches. Ni le principal intéressé, ni son entourage immédiat. Débuter des recherches généalogiques est une volonté. Les poursuivre pendant de longues années est à la fois une épreuve et un plaisir sans cesse renouvelés. Après chaque découverte, il n’y a qu’une issue : poursuivre ses travaux et se laisser guider par l’histoire de sa famille. Ne pas chercher à savoir où l’on va. Faire confiance. Se laisser guider. S’aventurer dans l’arbre.

(...)

Elle m’apprend que mon arrière grand-père, Jean-Frédéric Daudin, est fils de Jean- Baptiste, sabotier. Première profession découverte qui éveille tout de suite en moi l’intérêt pour cette « chair des ancêtres » que constituent les métiers, les domiciles, les contrats, les baux, les choix de vie…
Je vais donc partir en quête de mes sabotiers d’ancêtres. La tâche n’est pas simple. Jean-Baptiste n’est pas né dans la même commune que son fils. En revanche, il s’y est marié deux fois, et nous sommes issus du second mariage. Grâce à ses unions, j’apprends qu’il est né dans le Cher. Autre département, mais si proche… Je reprends ma plume et mes timbres. Cette fois, l’acte de naissance met plusieurs mois à arriver. La mairie est toute petite, la secrétaire doit avoir très peu de temps à consacrer à ce genre de travaux. Mais comme l’été approche, je décide mes parents à me conduire dans un périple qui nous permettra de faire étape dans plusieurs mairies clés pour mes recherches. Premières vacances généalogiques.
À Saint-Priest-la-Marche, lieu de naissance de Jean- Baptiste, grosse déception. En dehors de sa naissance, aucun de ses hypothétiques frères et soeurs n’apparaît dans les registres, pas plus que le mariage de ses parents. Je décide de m’attaquer aux décès, et je découvre que son père est décédé en 1818. J’apprends alors très vite, à la lecture de l’acte, qu’à cette époque les rédacteurs sont peu ou mal informés. Nous ne connaissons ni son propre lieu de naissance ni le nom de ses parents. Tout juste un âge approximatif est-il mentionné, ainsi que le nom de sa femme, alors toujours vivante. Notre court séjour dans cette mairie ne nous révélera que cette découverte.
Je suis bloqué à la quatrième génération. Il me faut donc du grain à moudre pour apaiser ma faim. Je lis beaucoup, notamment des ouvrages sur les métiers anciens. Nous sommes à la fin des années 1970 et les livres sur la vie quotidienne sont beaucoup moins abondants qu’aujourd’hui, même si des collections thématiques commencent à voir le jour. J’ai la chance d’habiter à côté d’une bibliothèque très riche, où une édition complète de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert est en « usuels », c’est-à-dire en libre accès dans la salle de lecture. Je passe le plus clair de mon temps plongé dans ces grands volumes, absorbé par les articles et fasciné par les détails des planches d’illustrations. Au fil de différentes lectures, j’apprends que les sabotiers étaient des gens de très modeste condition. Ils vivaient dans des cabanes en bois à la lisière des forêts, où ils exploitaient une maigre quantité de bois mise à leur disposition. Quand les arbres dont ils disposaient étaient épuisés, le chef de famille démontait la cabane et partait, avec femme et enfants, à la recherche d’un nouveau filon de bois à exploiter. Mais alors, si mes ancêtres étaient sabotiers, ils devaient aussi vivre de forêt en forêt et déménager régulièrement?
Retour dans les papiers. Sur l’acte de naissance de Jean-Baptiste, le détail important est là, sous mes yeux depuis longtemps, et je ne l’ai jamais vu. Il est né, certes, à Saint-Priest-la-Marche, mais surtout, précisément, au bois de Vichez. Gagné ! Voilà des sabotiers en forêt, dans ma lignée familiale comme dans les livres. Normal que les registres de la commune ne conservent pas plus de traces de leur vie puisqu’ils avaient dû la passer d’un point à un autre, de bois en bois.

(...)

L’arbre s’assemble. Mes ancêtres sont vivants dans ma tête. Je suis toujours assis sur la marche de mon escalier, mais mon esprit est replongé plus de cent ans en arrière. Je tiens la lettre de mon grand-père dans la main. Je touche le papier qu’il a choisi, qu’il a peut-être arraché à son cahier d’écolier. Il donne furtivement la lettre à sa grand-mère pour qu’elle la glisse dans l’enveloppe destinée à l’oncle Félix, et s’en va en courant, finir d’user sa culotte bleue sur les bancs de la classe. C’est en cela que la généalogie me fascine. Les éléments épars qui se réunissent, les ancêtres que l’on découvre à tous les âges de leur vie. Mon grand-père, mort avant ma propre naissance, que je vois maintenant courir par-dessus des claies et y accrocher sa culotte bleue. Mon arrière arrière-grand-mère le grondant et l’envoyant au lit sans souper. La cloche de l’école qui sonne dans ce village de Seine-et-Marne, appelant les écoliers à leurs études. Et cette belle écriture. Le petit mot gentil pour son oncle, Félix Chéradame, et la « longue lettre» pour sa tante, Clotilde,elle-même fille de «maman Nini» et de « papa Charles» qui avait dû connaître, une génération plus tôt, les «vertus » de leur éducation. Ce sont des ponts dans l’histoire que j’affectionne particulièrement. Lorsque je passe près d’une école rurale, même s’il y a bien longtemps que les maîtres et maîtresses n’agitent plus les cloches dans la cour pour regrouper les élèves, moi je l’entends encore résonner, comme un écho de la vie de mes ancêtres."

Publicité

Bien évidemment ces quelques lignes m'ont donné déjà envie de pleurer. Magnifique.Je ne suis "généalogiste" que depuis juin dernier et je suis déjà passionnée. Bien cordialement Evelyne

Perre-Valéry, heureuse de voir qu'à l'inverse de certains qui prônent de sans tenir aux faits connus ex : métiers, dates, noms et de ne pas extrapoler en ce qui concerne le quotidien, tu mets de la vie et de la chair sur tes "personnages" Bien sûr qu'on peut à partir du vécu, des souvenirs des anciens, des lectures et études historiques transposer maintes petites choses qui tricotent de la matière autour des ancêtres. C'est cela qui nous les rend proches et leur redonne vie. sur ancestroweb nous avons mis un quatrain de Th. Botrel dans lequel semble résonner leurs voix.

ces quelques lignes m'ont donné envie d'acheter le livre.passionnée de généalogie, je parcours les archives et je vais de découverte en découverte avec toujours la même émotion.

bravo pierre valéry, je vais acquérir le livre , j'aimerais me le faire dédicacer ! Vous aviez commenté mon site dans un précédent ouvrage ! bravo donc pour faire partager notre passion commune au plus grand nombre !

Bonjour. Que de points communs avec mon expérience en lisant ces quelques lignes. Moi aussi, je refuse de me limiter à des cases, je veux toujours aller au plus près de mes chers aïeux. Je veux pouvoir m'approcher au maximum de leur personalité, de leur caractère, de leur stature. Je suis en quête incessante de photos ou a défaut de signatures. Je ne suis généalogiste que depuis 5 ans, mais je n'ai jamais levé le pieds depuis et je crois que je n'y arriverai jamais tant ces recherches m'apporte du bonheur. Je suis très heureux de faire cette activité et mes ancêtres ne m'ont jamais décus... Amicalement, Grégory, 21 ans.

Je ne comprends pas ce que vient faire un lien avec le site de l' UMP sur ce blog ! Sarkosy/big brother ne peut-il pas s' empêcher de mettre son nez partout ?

Pour monnier : Je précise que le lien que vous mentionnez apparaît dans la rubrique "annonces Goooogle", rubrique dont nous ne maîtrisons pas le contenu puisqu'il s'agit de liens publicitaires affichés en fonction du contenu des notes et des commentaires. L'UMP achète un grand nombre de mots clés pour faire apparaître des "liens sponsorisés". Peut-être ont-ils achetés le mot "généalogie" !!!

Je suis trés interessé par les lignes ci-dessus, nius avons les mêmes curiosités jamais assouvies, l'apparition du déparement 'Cher" me fait souvenir de mes propres recherches dans ce Berry, mais excentriques, Sancoins et des relations avec le Bourbonnais .

Ces quelques lignes m'ont fascinées. une de mes lignées s'arrête avec une Geneviève D'AUDIN êpouse Henry Leclerc. J'essaie aussi de rendre ma généalogie vivante et je me sens proche de chacun de mes ancêtres. Je me sens au diapason avec votre façon de voir les choses et j'en suis très heureuse.

A défaut d’avoir, certainement les connaissances de l’auteur, j’en partage cette sensibilité, à tous les instants passés sur l’arbre de ma famille. Généalogiste depuis deux ans et demi, je ne peut-être que conforté à la lecture de ces quelques lignes. Ou toutes les sensibilités s’exprimes dans le détaille qu’il faut savoir découvrir. Pour reprendre les mots rédigés par France A « maintes petites choses qui tricotent autour des ancêtres » font parfois resurgir les histoires familiales complexes dites simplement à la veillée en tricotant. Cordialement Gérard.

Ajouter un commentaire