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Préposé aux lits militaires ?

Dans le cadre du partenariat entre GeneaNet et la Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France (CSGHF), un généalogiste professionnel, répond régulièrement à vos questions. La question du jour est posée par Barbara Roudniansky.
La question :
"Dans un acte, il est noté que mon arrière-arrière grand-père (1819-1857 Compiègne) était "préposé aux lits militaires". En quoi consistait cette activité?"

La réponse de la CSGHF :

* Première hypothèse : il est militaire de carrière et c'est sa fonction : organiser la fourniture des lits ; dans ce cas, il doit avoir (probablement) aux Archives militaires de Vincennes (SHAT) son dossier militaire.

* Deuxième hypothèse : il est dans le privé, et il vend des lits à l'armée ; dans ce cas, on ne le retrouvera pas dans l'administration, mais on peut suivre sa fortune financière dans les archives notariales, car les fournisseurs d'armée ont toujours été, de tous temps et en tous lieux, la population qui s'enrichit le plus (tout en sachant se mettre à l'abri).
En résumé, le chercher, soit dans les archives militaires, soit dans les archives notariales.
Chantal Cosnay,
Pour la CSGHF

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Il existe une troisième hypothèse que je n'ai pas eu le temps de creuser mais qui me parît plus proche de la réalité. De façon périodique les préfectures effectuaient un recensement des logements possibles pour des militaires dans toutes les localités des départements dont elles avaient la charge. Un état détaillé de ces possibles hébergements était dressé, communiqué à l'Armée et conservé à la Préfecture. Remis à jour périodiquement, cet état permettait d'organiser les hébergements de troupes en déplacement (manoeuvres, changements de résidence, guerres...). Il y avait vraisemblablement un fonctionnaire, d'où le titre de préposé, en charge du recensement et de la tenue à jour des logements possibles pour l'armée. Il est fort probable également qu'il y avait dans les communes à passages importants un fonctionnaire chargé de réquisitionner les logements prévus et de les attribuer. Compiègne, proche de Paris, était non seulement un lieu de casernement mais aussi de passage important sur la route du Nord.

Le banquier Charles Lafitte a créé en 1875 la ”Compagnie des lits militaires” (Compagnie des Lits Militaires, Société Anonyme au capital de Cinq Millions de Francs 19 rue de Provence, anciennement 18, Boulevard des Capucines à Paris). La société a été mise en liquidation en 1913. En 1875, la loi sur l'immobilisation des régiments confia le blanchissage des Armées à une entreprise spécialisée : la Compagnie des lits militaires, cette société avait des agences dans les principales ville de garnison. Les emplois : préposés, caissiers, comptables... étaient souvent confiés à d'anciens militaires.

Précisions concernant ma réponse Anonyme ”La Compagnie des lits militaires” mon ancètre Pons Auguste (1860-1942) a été militaire Maréchal des logis-chef au 6° Régiment d'Artillerie de 1878 à 1883, il était comptable à la 10° batterie à cheval. A sa sortie de l'Armée il est ”préposé à la Compagnie des lits militaires” à Nice, puis à Lyon et ensuite à Montluçon. Il est muté à Paris, toujours dans la même société et occupe successivement les postes de caissier et de chef du service des titres jusqu'en juillet 1913, date de liquidation de la société (j'ai en ma possession une lettre d'un des liquidateurs adressée à mon ancètre et qui porte bien les indications suivantes : Compagnie des lits militaires Société Anonyme, capital : Cinq millions de francs, en liquidation 19, rue de provence, 19 Anciennement Boulevard des capucines, 18). De plus dans l'acte de décès de leur mère est indiqué ”sont comparus Auguste Marius Pons, âgé de 46 ans, caissier demeurant à Paris et Henri Pons, âgé de 40 ans, préposé aux lits militaires demeurant à Tours”. Je persiste et signe donc en ce qui concerne mon interprétation, d'ailleurs une recherche sur Google vous fournira quelques précisions en particulier un extrait de thèse pour le doctorat en droit présentée et soutenue par Françoise Guilbert (université de Strasbourg) voir aussi des informations sur : www.archivesnationales.culture.gouv.fr/camt/fr/inventairesaq/115aq-3.html -

Suite à la réponse faite par le CSGHF, le SHD (anciennement SHAT) n'a aucunes archives individuelles des dossiers militaires.
Pour avoir plus amples rensigements, il faut contacter le Ministère de la Défense au 01 42 19 30 11.
Cordialement.

J'ai trouvé comme profession d'un ancêtre "directeur des lits de garnison de Briançon et Fenestrelle".Il était basé à Fenestrelle en 1690/1700. S'agissait-il d'un militaire? (à rechercher au SHAT) ou d'un civil? Il était originaire de Bourgogne mais je n"ai aucun renseignement sur lui. Quelqu'un pourrait-il me donner des précisions sur cette profession?Il semble que çà ressemble beaucoup au préposé aux lits militaires.

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