Valmy, 1792-2005
"D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde". C'est à Valmy, dans la Marne, que le poète Goethe, impressionné par la cannonade à laquelle il venait d'assiter, tint ce discours. Deux-cent treize ans plus tard, en sus de cet anniversaire, un micro-événement se déroule à Vamy, car le nouveau moulin est inauguré aujourd'hui, par la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.
"Le moulin de Valmy", image célèbre inscrite dans tous les livres d'Histoire, a été détruit deux fois. La dernière, c'était en décembre 1999, par mère nature, pendant la tempête qui a traversé la France, de triste mémoire.
La première, c'était par l'Homme, qui n'a pas son pareil pour détruire tout ce qui l'entoure. Le moulin de Valmy, banal moulin, se trouvait donc là où il ne le fallait pas. Car en ce 20 septembre 1792 allait se dérouler une bataille décisive pour notre pays, comme pour l'Europe entière.
Revenons un peu en arrière. En France, depuis la réunion des Etats-Généraux au printemps 1789, rien ne va plus. Comme un château de cartes qui s'effondre, les éléments s'enchaînent et se déchaînent inexorablement, tels une machine folle, qui va balayer sur son passage des siècles de façon de vivre.
Les Révolutionnaires ont déclaré la guerre à l'Autriche en avril, et depuis le mois d'août c'est une riposte féroce, et la France est envahie par les "étrangers", en l'occurrence Prussiens et Autrichiens, ainsi que bon nombre d'émigrés Français, qui avancent à travers le territoire.
Longwy est tombée, Verdun vient de se rendre, le 3 de ce mois. Désormais, c'est de l'Argonne que s'approche Brunswick, chef des armées ennemies. Heureusement, le général Dumouriez, fin stratège, a vite compris la manœuvre. Ayant demandé secours à son alter-ego Kellermann, les armées des deux hommes se détournent de leur but premier et se joignent à Sainte-Menehould, le 19 septembre 1792.
De manœuvre en manœuvre, les armées des deux camps se retrouvent face à face. les Français ont pris position sur un plateau adossé à un moulin, juste à côté du village de Valmy. C'est alors à une canonnade incessante et très intense à laquelle doivent faire face les hommes de Brunswick.
Ceux-ci se replient finalement, laissant la France crier victoire.
Les armées révolutionnaires ont maintenu leurs frontières, et l'invasion est stoppée nette. Cette première victoire ne sera pas la dernière, même si les décennies à venir mettront une fin à la Révolution Française et permettront le retour de la monarchie.
Paradoxe de cette bataille décisive, moins de 500 morts seront décomptés dans les deux camps.
Quant au petit moulin, il est fier aujourd'hui de se rappeler à notre bon souvenir, tout refait de neuf.

Jean-Baptiste MAUZAISSE, La bataille de Valmy, 20 Septembre 1792. 1835

Jean-Baptiste MAUZAISSE, La bataille de Valmy, 20 Septembre 1792. 1835






Tous les historiens a-politiques s'accordent à dire qu'il n'y a pas eu de bataille à Valmy . Parmi les diverses explications du retrait spontané de l'armée prussienne , la plus vraisemblable est celle du cadeau par Danton au maréchal Brunswick des bijoux de Marie-Antoinette.
Rédigé par : garnier | 20 septembre 2005 at 00:14
Merci pour ce billet très intéressant, je suis tombé sur cet article par hasard sur google. Je mets votre site en favoris et vous dis à bientôt.
Rédigé par : Bijoux fantaisie | 1 mars 2008 at 23:47
Je pense que dans cet article, on oubli de parler de la démobilisation faite vers les Austro-hongrois pour qu'ils désertent l'armée prucienne dans laquelle ils sont enrolés de force. Mon ancètre déserta lors de cette bataille et devint Français.
Rédigé par : DescendantdeValmy | 4 mars 2008 at 11:15