Cette semaine, une question de Valérie Pirès-Marchesseau :
J'aimerais savoir si le choix des parrains et marraines pouvait avoir une motivation de "charité". En effet, j'ai trouvé dans un acte de baptême daté du 27 août 1774, dans la paroisse de Bonnelles (Yvelines), concernant le fils posthume d'un journalier, un parrain "régisseur de la terre de Bonnelles et dépendance, procureur fiscal" et la marraine "épouse de l'écuyer de Monseigneur le duc d'Uzès, seigneur de cette paroisse". L'enfant prend le prénom de son parrain.
Quelles conséquences cette pratique pouvait elle avoir pour l'enfant ? Y a t-il dans ce cas une sorte d'engagement de part et d'autre ? Serait-ce une sorte de "récompense" pour une famille méritante ou dans le besoin? (au moment du baptême, le père de l'enfant était décédé depuis 3 mois et la mère avait déjà un fils d'un an). Je n'ai pas trouvé trace d'autres enfants ayant parrains et marraines nobles et je n'ai pas trouvé d'autre mention de cet enfant (ni décès, ni mariage) dans la paroisse. Merci de m'éclairer sur les liens qui unissaient ces proches du seigneur du lieu et une famille très modeste.
Cette semaine, une question de Alain Ladegaillerie :