(...) "Il ne faut pas s'attendre à se voir proposer la reconstitution de son arbre généalogique, prévient Lluis Quintana-Murci, généticien des populations, chercheur à l'Institut Pasteur et porte-parole du projet en France. Ce qu'on obtient, c'est l'histoire de son chromosome Y ou de son ADN mitochondrial."
Que peut-on apprendre ? Par exemple, un homme européen porteur d'un chromosome Y appartenant au "haplogroupe J" saura que ses lointains aïeux paternels sont originaires du Proche-Orient. Qu'ils comptent peut-être au nombre des agriculteurs qui ont colonisé le sud de l'Europe et le nord de l'Afrique, il y a environ 10 000 ans, y introduisant les premières techniques agricoles...
Une Européenne porteuse d'un ADN mitochondrial appartenant au "haplogroupe I" apprendra, pour sa part, que sa lignée matrilinéaire est assez rare et principalement distribuée en Europe du Nord et de l'Ouest - plus rarement en Egypte et dans la péninsule arabique. Et que, peut-être, l'une de ses ancêtres maternelles a fait partie d'une des premières vagues migratoires d'Homo sapiens en Europe, il y a 30 000 ans environ, passée par l'est de la Turquie et le Caucase actuels. (...)
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