Maître Eolas, qui ne manque pas d'humour, vient de publier une note récapitulant les imbroglios consécutifs à la loi n° 2002-304 du 4 mars 2002 relative au nom de famille.
Vous en avez probablement entendu parler : les enfants d'un couple peuvent désormais porter, dès le premier enfant, le nom du père, celui de la mère, celui du père puis de la mère, ou celui de la mère puis du père. Ainsi monsieur Dupont et madame Durand auront un fils Jean Dupont, Jean Durand, Jean Dupont Durand ou Jean Durand Dupont.
Jusque là rien de compliqué. Mais cela le devient lorsque les noms de famille à accoler sont eux-même des noms composés comme (reprenons les exemples de Maître Eolas) Giscard d'Estaing ou Galouzeau de Villepin.
De fil en aiguille, on peut se retrouver dans une situation kafkaïenne : le nom de famille composé doit-il s'écrire avec un espace, un tiret, ou à la génération suivante avec à la fois un espace et un tiret... etc.
En 2004, une solution a été trouvée : le double-tiret... qui n'existe pas dans la langue française.
Nous n'essaierons pas de résumer ici le casse-tête de la loi, mais vous invitons à lire (et à rire avec) l'article de Maître Eolas, qui détaille par le menu cette affaire palpitante. Car il y a une solution, ou plutôt deux, si vous n'appréciez pas ce double-tiret et désirez aujourd'hui remettre d'aplomb le nom de famille de votre enfant, ou tout simplement peser les conséquences d'une décision d'attacher deux noms de familles composés pour en affubler votre progéniture.
[ Article de Maître Eolas ]
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