Recherchez vos ancêtres, publiez votre arbre généalogique et partagez votre généalogie !
Découvrir GeneaNet Découvrir
GeneaNet
Généalogie : le B.A BA Généalogie :
le B.A BA

L'inscription est entièrement gratuite...

     | Mon identifiant :
  Mot de passe :  
  Mot de passe oublié ?
GeneaNet : Communauté : Blog Généalogie Jeudi 24 juillet 2008 | Fête de Sainte Christine drapeaux English Español Français Italiano Deutsch Nederlands   

Le Blog Généalogie - Toute l'actualité de la généalogie 


2 janvier 2008

Un couple de migrants anglais à l’origine des cancers du colon

Les chercheurs du Huntsman Cancer Institute (HCI) à l’Université de l’Utah ont découvert une mutation à l’origine d’un grand nombre de cancers du colon qui aurait été introduite aux Etats-Unis par un couple de migrants en provenance d’Angleterre au XVIIème siècle.

Ils ont étudié cette mutation au cours du l’histoire. En analysant le passé de deux grandes familles, une new-yorkaise et une de l’Utah, porteuses toutes les deux de cette mutation, ils ont découvert l’existence d’ancêtres communs. Après plusieurs mois d’enquête, ils ont réussi à trouver la trace d’un couple de migrants anglais qui a débarqué dans le nouveau monde vers 1630, au temps des premiers colons.

Selon les médecins, ce couple serait à l’origine de la diffusion de cette mutation aux Etats-Unis et seraient donc indirectement responsables d’un grand nombre de cas de cancers colorectaux dans ce pays. Par exemple, en se penchant sur la généalogie de famille de l’Utah ils ont pu retrouver pas moins de 7000 membres plus ou moins éloigné. En analysant leur histoire médicale et en se fondant sur les données recueillies par les instituts de vigilance de cet état, ils ont déterminé que 0.15% des cas de cancer du colon signalés entre 1966 et 1995 concernaient cette famille.

En se basant sur ce pourcentage, ils ont estimé à huit le nombre de cas qui auraient du être diagnostiqués entre 1996 et 2003. Or grâce à une bonne information médicale et à des explorations régulières, le cancer n’a finalement touché qu’une seule personne pour en épargner sept. D’où expliquent-ils l’intérêt pour les américains d’avoir une bonne connaissance de leur histoire familiale et de consulter en cas d’antécédents.

La polypose adénomateuse familiale atténuée (PAF) est une maladie héréditaire rare au cours de laquelle se développe un grand nombre de polypes intestinaux, durant l’adolescence et le début de l’âge adulte. Les personnes atteintes de cette affection ont beaucoup plus de risques de développer un cancer du colon. Près de deux personnes sur trois en souffriront durant leur vie. La polypose est causée par une mutation gène APC (Adenomatous Polyposis Coli) que l’on peut diagnostiquer par des techniques de génétique moléculaire sur une simple prise de sang.

in NouvelObs.com

1 janvier 2008

Recensement ADN au Royaume Uni : crainte sur les droits civiques

Plus de 100 000 personnes, dont les enfants à partir de dix ans, vont devoir fournir un échantillon de salive pour une enquête annuelle sur la vie, les comportements et les croyances des habitants du Royaume Uni.

Le UK Household Longitudinal Study remplacera l’ancien British Household Panel Survey. Avec un coût initial de £15m (environ 20 millions d’€) et 40 000 foyers étudiés, ce sera l’étude la plus coûteuse et la plus ambitieuse au monde.

“Le Royaume Uni connaît des changements socio-économiques considérables” dit le professeur Nick Buck de l’Institute for Social and Economic Research à l’Essex University, qui développe l’étude. “Nous avons une population vieillissante, une diversité ethnique grandissante et des risques élevés d’instabilité dans le travail et la vie de famille. Cette étude donnera aux chercheurs des outils de compréhension sans précédent.”

Mais ce plan est dénoncé par des campagnes pour les droits civiques. “Je ne veux pas donner mon ADN dans ces conditions” dit Richard Clayton, l’avocat de l’association Liberty dans sa lutte pour empêcher la police de préserver des échantillons ADN sur les suspects après leur acquittement.

“Mon principal objectif est d’informer clairement les gens, de leur dire que cette étude est basée sur le volontariat et de leur expliquer qu’ils donneront une quantité incroyable d’information sur leur personnalité.”

L’étude incorporera celle qui existe depuis 1991, mais les agents du National Centre for Social Research devront demander aux personnes questionnées de donner un échantillon de salive. “L’échantillon sera envoyé à un laboratoire pour rechercher des indicateurs de maladies, comme le cholesterol, et pour des tests génétiques” said Buck.

L’échantillon ne sera pas utilisé pour rechercher des maladies telles que le sida mais les agents devront demander la permission aux personnes intérrogées de préserver une partie de l’échantillon dans l’attente de progrès dans les tests ADN concernant les maladies.” Dans le futur, si un gène associé à une certaine maladie est découvert, il sera permis de reprendre les échantillons de salive pour effectuer des tests qui pourraient aider la recherche médicale” said Buck.

in The Observer
Traduction : Jean-Yves Baxter

27 décembre 2007

Chronologie de la généalogie génétique

Le DNA Genealogy Timeline est une ressource gratuite créée par Georgia K. Bopp et hébergée par RootsWeb.com.

Cette chronologie a pour but de tracer les développements significatifs associés à la généalogie génétique. Elle commence avec “Avant 1980″ et a été mise à jour jusqu’en octobre 2007.

via The Genetic Genealogist

8 novembre 2007

Le marché de la généalogie génétique

Très intéressants articles de Blaine Bettinger, The Genetic Genealogist:

En conclusion, d’après les chiffres calculés ci-dessus, il y a eu au moins 591 500 kits vendus et/ou échantillons ADN testés. De plus, ce chiffre semble augmenter de 80 000 à 100 000 par an. Au vu de l’intérêt grandissant de la généalogie génétique, je prédis qu’un million de généalogistes vont “se faire tester” avant 2009. (lire l’article…)

Cela fait un total de 156,2 millions de $, qui représente la valeur du marché depuis ses débuts jusqu’en novembre 2007. A combien ce marché s’élévera-t-il en 2008 ? Supposons qu’il y aura 100 000 nouveaux tests en 2008, et qu’ils seront également répartis entre autosomal, Y-DNA et mtDNA. Cela représenterait un total de 26 millions de $ par an. (lire l’article…)

22 septembre 2007

Un logiciel pour calculer l’ascendance génétique

Un groupe de scientifiques, mathématiciens et biologistes du monde entier ont développé un algorithme permettant de calculer l’ascendance génétique de plusieurs milliers d’individus en quelques minutes. Les résultats de ces travaux seront publiées en Septembre 2007 dans le journal PLoS Genetics.

Contrairement aux programmes précédents qui requièrent une connaissance préalable d’au moins une ascendance individuelle, ce nouvel algorithme étudie les marqueurs ADN appelés “single nucleotide polymorphisms”, ou SNP, et ne nécessite rien d’autre qu’un échantillon d’ADN sous forme de prélévement buccal. Les chercheurs ont utilisé des données génétiques issues de précédentes études pour réaliser et confirmer leurs recherches, y compris la nouvelle base de données HapMap utilisée pour les recherches sur le génome humain.

“Maintenant que nous avons prouvé que le programme fonctionne parfaitement, nous espérons l’implémenter largement et faire des recherches sur des milliers de SNP et d’individus” déclare Petros Drineas, auteur principal de l’étude et professeur assistant en science informatique au Rensselaer Polytechnic Institute. “Le programme sera un excellent outil pour comprendre nos ascendances génétiques et trouver des nouveaux médicaments et traitements médicaux.”

Les chercheurs impliqués dans ces travaux sont Petros Drineas ; Peristera Paschou de la Democritus University of Thrace en Grèce ; Elad Ziv, Esteban G. Burchard, et Shweta Choudhry de l’University of California, San Francisco ; William Rodriguez-Cintron de l’University of Puerto Rico School of Medicine à San Juan ; et Michael W. Mahoney de Yahoo! Research en California.

in Rensselaer Polytechnic Institute
Traduction : Jean-Yves Baxter

L’ADN pour étudier les migrations entre la Grande-Bretagne et la Russie

Une étude ADN a été lancée pour pister les descendants britanniques qui ont émigré en Russie il y a quelques centaines d’années.

Méconnue en Grande-Bretagne, cette migration vers l’est est par contre très connue en Russie.

Les russes portant le patronyme Lermontov, par exemple, déclarent descendre d’un soldat écossais capturé au XVIIè siècle.

Cette nouvelle étude devra démontrer si cette migration peut être prouvée par des données génétiques.

Le projet Russian-British est mené par le Professeur Bryan Sykes, fondateur du service d’analyses ADN Oxford Ancestors.

“Un collègue de l’académie fait référence à des familles russes se réclamant d’ascendance britannique et, bien qu’ils soient incapables de parler un mot d’anglais, peuvent chanter des berceuses anglaises ou écossaises”, explique le Professeur Sykes.

Ces traditions ont apparemment été transmises oralement de génération en génération.

A part Lermontov, les patronymes qui seront analysés durant le projet inclueront les familles Greig et Crichton à Moscou, une famille Reads à Saint Petersbourg (un Nikolai Read était commandant des forces russes dans le Caucase au milieu du XIXè siècle), et les Smytovs.

Les britanniques semblent avoir émigré en Russie pour différentes raisons. L’existence de mercenaires britanniques combattant dans les guerres européennes est attestée.

Et entre le XIIIè et le XVIIè siècle, il y avait beaucoup de liens commerciaux entre la Grande-Bretagne et la Baltique via la ligue hanséatique - une alliance de guides commerciaux.

Le patronyme Lermontov est supposé dériver du patronyme écossais Learmonth (ou une de ses variantes comme Learmont, Learmond ou Learmouth).

Un porteur notable était Mikhail Yuryevich Lermontov (1814 - 1841), un des plus grands poètes russes.

Lermontov est né à Moscou dans une famille respectable et descendant de Learmonths écossais. L’un d’eux, enregistré dans les registres russes au nom de Peter Lermontoff, a émigré au début du XVIIè siècle après avoir été capturé par l’armée russe.

Malgré de nombreuses recherches effectuées par des historiens russes et des membres de la famille, il est impossible de trouver la trace d’un retour de Peter Lermontoff en Ecosse.

Lignée paternelle

Oxford Ancestors est actuellement à la recherche de participants pour l’étude ADN.

“Nous voulons savoir si les Lermontovs et les Learmounts sont les mêmes” a déclaré le Professor Sykes sur le site de BBC News.

“C’est exactement le genre de choses que nous pouvons prouver grâce au chromosome Y.”

Le chromosome Y est un matériel génétique uniquement porté par les hommes. Il est légué du père à ses fils, plus ou moins inchangé, comme un patronyme.

Mais à partir d’un certain nombre de générations, le chromosome Y accumule des petites transformations dans sa séquence.

Cela génère une sorte de lignées masculines distinctes dans la population. L’étude des relations entre ces différentes lignées peut aider les scientifiques à reconstruire les arbres généalogiques et aussi, connaître les anciens mouvements de populations.

Découverte inhabituelle

Si les Lermontovs russes et les Learmounts écossais sont liés, il doivent partager les mêmes signatures de mutations de leur chromosome pointant sur un ancètre commun.

“Nous espérons récupérer des échantillons d’ADN de quelques personnes porteuses du même patronyme et pouvoir identifier un chromosome commun aux Learmonts écossais” explique un généticien de l’Université d’Oxford.

“L’espoir est qu’il s’agisse d’un chromosome inhabituel pour que si nous le trouvions ailleurs - en Russie, par exemple - nous soyons pratiquement certains qu’il existe un ancètre commun.”

Le Professeur Sykes, dont le livre “Blood of the Isles” trace les racines britanniques, explique : “Nous avons déjà fait cela plusieurs fois en Grande-Bretagne pour définir si des patronymes avaient une origine commune ; parfois ils en ont une, parfois non.”

in BBC News
Traduction : Jean-Yves Baxter

20 septembre 2007

Le jeune homme du cercueil en fonte identifié

Des chercheurs ont résolu le “mystère du jeune homme dans le cerceuil en fonte”.

Le cerceuil en fonte a été découvert par des ouvriers à la George Washington University, il y a deux ans. Des scientifiques dirigés par l’anthropologiste Doug Owsley ont annoncé mardi dernier qu’ils ont réussi à déterminer qui reposait dans ce cercueil et le corps pourra être inhumé dans une tombe à son nom.

Le corps est celui de William Taylor White, décédé en 1852 à l’âge de 15 ans, et qui a été inhumé dans le cimetière du Columbia College, they announced Thursday.

“Nous étions déterminés à éclaircir le mystère de la vie de ce jeune garçon. Ce n’était pas le projet d’une seule personne. Plus de 30 personnes ont travaillé pendant 2 ans pour parvenir à l’identification” a déclaré Deborah Hull-Walski, anthropologiste auSmithsonian’s National Museum of Natural History.

Les chercheurs étaient persuadés que le cercueil avait été oublié par inadvertance lors d’un déménagement du cimetière.

Suite à leurs recherches, ils ont pu annoncer que William Taylor White, venait de Accomack, Va., et était un descendant de Anthony West, un des émigrants de Jamestown. Il était étudiant au collège qui deviendra plus tard la George Washington University.

White était l’une des personnes ciblées par l’équipe de chercheurs après qu’ils aient consulté les recensements, nécrologies et autres documents publics.

Puis, ils ont procédé à des tests ADN sur des descendants connus des personnes ciblées pour prouver l’identification.

Ils ont trouvé dans une nécrologie publiée par le Daily National Intelligencer, journal de Washington, le 28 janvier 1852, la confirmation que White est décédé le 24 janvier 1852, après une brève maladie.

Des historiens ont pu déterminer que ses vêtements correspondent à ceux qui étaient portés dans les années 1850.

Le cercueil en fonte était protégé un peu comme les sarcophages égyptiens et de style Fisk breveté en 1848. Ce modèle particulier était très populaire au début des années 1850.

Comme ils sont scellés, les cercueils en plomb préservent très bien les corps. C’est pourquoi le jeune homme ressemble à une momie ancienne bien qu’il n’ait pas été embaumé.

via Newsvine
Traduction : Jean-Yves Baxter

18 juillet 2007

Migrations de l’humanité - Le peuplement du monde

La Bradshaw Foundation, en assocation avec Stephen Oppenheimer, présente un voyage virtuel sur les traces de l’homme moderne durant les 160 000 dernières années.

La carte montre pour la première fois les intéractions entre les migrations et le climat sur cette période. Nous sommes les descendants de quelques petits groupes originaires d’Afrique tropicale qui se sont réunis face à l’adversité. En se basant sur des recherches sur l’ADN mitochondrial, archéologiques et climatologiques, Stephen Oppenheimer a retracé dans le temps et dans l’espace les routes migratoires de nos ancêtres. A voir !

15 juin 2007

Les prisonniers de la guerre de Corée identifiés grâce à la généalogie génétique

Le Korean War Project, financé par le Département de la Défense américain, utilise la généalogie génétique pour identifier les prisonniers de la guerre de Corée morts en détention.

Ils utilisent particulièrement l’ADN mitochondrial pour retrouver des parents et descendants vivants.

Une des volontaires du projet, Carol Kiley, a déjà identifié 21 soldats en trois mois.

28 mai 2007

Le génome de célébrités sur DVD

Jim Watson, prix Nobel et découvreur de la structure de l’ADN en 1953, a présenté la semaine dernière au Baylor College of Medicine de Houston un DVD contenant le détail de chacune de ses 3 milliards de bases.

D’autres scientifiques et célébrités devraient suivre parmi lesquels Stephen Hawking, Larry King, Paul Allen, co-fondateur de Microsoft, Wayne Rooney et Kate Moss.

in The Observer

13 mars 2007

“Genetealogy”

Outre-Atlantique, un mot nouveau est apparu : “genetealogy” est la contraction de “genetics” et “genealogy”. Ce terme désigne donc la recherche généalogique à partir de tests ADN.

La spécialiste de cette nouvelle discipline s’appelle Megan Smolenyak (j’ai déjà parlé d’elle à un autre sujet). Elle donne des conférences dans tout le pays et, succès aidant, son planning est déjà clos pour cette année.

“Je regrette de ne pas pouvoir accepter d’autres conférences pour 2007 mais les propositions pour 2008 et 2009 sont bienvenues”, annonce-t-elle…

Et si on commençait à parler de “génétéalogie” ?

16 novembre 2006

Le génome de Neandertal au grand jour

Le premier aperçu du génome de l’homme de Neandertal, le plus proche parent de l’espèce humaine moderne, est publié aujourd’hui conjointement dans les revues Nature et Science.

Un million de paires de bases ont été séquencées à partir d’ADN nucléaire recueilli sur un os de Néandertalien vieux de 38 000 ans, retrouvé dans une grotte de Croatie. Avec ce matériau inédit, les chercheurs espèrent répondre à beaucoup de questions, à la fois sur l’homme de Neandertal et sur ce qui est propre à l’homme actuel.

Le chercheur allemand Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck, a commencé son �?uvre de déchiffrage il y a plus de dix ans avec la première analyse de l’ADN mitochondrial de Néandertalien, publiée en 1997. Au printemps dernier il annonçait avoir isolé de l’ADN nucléaire, celui qui est contenu dans le noyau de la cellule, non pas dans la mitochondrie. L’ADN nucléaire fournit beaucoup plus d’informations mais il se dégrade plus facilement avec le temps et il est contaminé par l’ADN de bactéries ou de champignons. Le travail d’identification des séquences néandertaliennes est donc complexe.

Le tour de force est confirmé aujourd’hui avec la publication des deux analyses.
L’équipe de Svante Pääbo, qui publie dans la revue Nature, a déchiffré un million de lettres du patrimoine génétique de l’homme de Neandertal, grâce une nouvelle technique appelée le “‘pyroséquençage”‘ (pyrosequencing), qui permet d’analyser les séquences d’ADN sans les amplifier.

L’équipe d’Edward Rubin, qui a travaillé avec le même matériel en partenariat avec Pääbo, a utilisé une autre méthode et a identifié 65 000 paires de bases. Ces résultats sont publiés dans la revue Science.

Les deux analyses parviennent à des conclusions très proches sur la chronologie. Pour l’équipe de Pääbo Homo sapiens et Homo neanderthalensis ont divergé il y a environ 500 000 ans, tandis que l’équipe de Rubin conclut que les deux espèces ont partagé un ancêtre commun il y a 700 000 ans et qu’elles se sont séparées il y a 370 000 ans. La différence entre les deux génomes serait inférieure à 0,5%.

Il est encore trop tôt pour savoir si les deux branches humaines se sont métissées. Rubin et ses collègues n’ont pas trouvé de traces d’un croisement entre l’homme moderne et l’homme de Neandertal. Pääbo n’exclut pas que des gènes de l’homme moderne soient passés aux Néandertaliens. A moins que ce ne soit l’effet d’une contamination de l’échantillon par de l’ADN humain actuel.

Il faudra donc réunir davantage de séquences de l’ADN néandertalien pour répondre aux nombreuses questions qui se posent. Pääbo et ses collègues espèrent publier une séquence complète d’ici deux ans. La première pierre de la paléo-génomique humaine a été posée.

in Sciences et Avenir

26 octobre 2006

Les restes d’un soldat américain de la Première Guerre Mondiale on été identifiés

Un morceau de chaussure militaire trouvée lors de la construction d’un site en France, a permis aux scientifiques du Pentagone d’identifier un soldat, originaire de Cincinnati, Ohio, tué pendant la Première Guerre Mondiale.

Les restes du soldat Francis Lupo ont été incinérés avec tous les honneurs militaires mardi dernier au Arlington National Cemetery, à côté de Washington, près de 90 ans après qu’il soit mort au combat durant une attaque contre les allemands dans les environs de Soissons, en France.

Une équipe d’archéologistes français à découvert les reste de Francis Lupo en 2003, lors d’un sauvetage préventif avant mise en oeuvre d’un projet de construction.

Les restes comprenaient des fragments d’os, des morceaux de dents, un portefeuille avec son nom gravé en or et un morceau de chaussure militaire de pointure 37 ou 38.

En recherchant le fichier personnel de Francis Lupo, les scientifiques de l’arméé américaine ont découvert que le jeune soldat ne mesurait que 1,52 m et ne pesait que 54 kg.

“Il s’agit apparemment de la taille la plus petite jamais enregistrée pour un soldat de la Première Guerre Mondiale”, a dit Larry Greer, porte parole du Pentagone au POW-MIA. “Cela facilitera le processus d’identification. Les restes de squelette en notre possession révèlent qu’il s’agit bien d’une très petite personne.”

Larry Greer a ajouté que c’est la première fois que le groupe chargé des recherches de soldats disparus au combat identifie les restes d’un soldat tué pendant la Première Guerre Mondiale.

Le Joint POW/MIA Accounting Command a été créé en 1960 pour rechercher et identifié des soldats disparus en pays étranger. Larry Greer affirme qu’aucune archive gouvernementale ne signale de découverte de restes de soldats de la Première Guerre Mondiale avant les années 1960.

Nous savons peu de choses sur Francis Lupo, si ce n’est qu’il est né à Cincinnati le 24 février 1895 et qu’il a été employé quelques temps par le journal Cincinnati Times-Star. Il a été tué à l’âge de 23 ans.

Francis Lupo ne s’est jamais marié et n’avait pas d’enfant.

Son parent vivant le plus proche est une nièce, Rachel Kleisinger, de Florence. Rachel Kleisinger explique que Francis Lupo avait huit frères et soeurs, tous décédés, et que sa famille vivait dans une maison sur Ninth Street, dans la banlieue de Cincinnati.

Rachel Kleisinger, âgée de 73 ans, n’était pas née quand son oncle a été tué. Mais elle dit que sa grand-mère lui a parlé de lui de temps en temps : “Elle était tojours triste quand on parlait de lui. Elle ne pouvait jamais imaginer qu’il était parti.”

Francis Lupo était attaché à la Army’s Company E, 18th Infantry Regiment, 1st Infantry Division.

Il a été tué le 21 juillet 1918 pendant la Seconde Bataille de la Marne. Malgré de lourdes pertes du côté allié, cette bataille fut un tournant de la guerre en stoppant et en renversant l’avancée finale des allemands vers Paris.

Selon un rapport historique du Pentagone, sur les 12 228 officiers et soldates de la 1st Infantry Division qui ont combattu dans la Seconde Bataille de la Marne, 8 305 sont morts, ont été blessés, faits prisonniers ou portés disparus.

Francis Lupo a été enregistré comme “perdu au combat” et il n’existe aucun rapport de témoignage sur les circonstances de sa disparition, d’après le Pentagone.

Dans les environs de Soissons, son nom figure sur un monument à la mémoire de tous les américains qui ont combattu dans la région pendant la Première Guerre Mondiale, et qui n’en sont pas revenus.

Après sa mort, l’armée a fait venir sa mère en France, d’après Rachel Kleisinger.

“Durant toutes ces années, j’ai pensé qu’elle allait en France pour se recueillie sur sa tombe,” ajoute-t-elle. “Mais non. Ce n’était qu’un nom sur un mur.”

Les archéologistes français ont découvert les reste de Francis Lupo et ceux de quelques autre soldats au même endroit, en 2003.

Les scientifiques militaires ont utilisé l’ADN pour séparer les restes et réussir à identifier Francis Lupo. Larry Greer explique que les autres soldats n’ont pas encore pu être identifiés avec certitude.

Cette découverte a été présentée dans un documentaire de la BBC en début d’année.

Un généalogiste a retracé l’arbre familial de Francis Lupo jusqu’à Rachel Kleisinger, qui a assisté au service funéraire, au Arlington National Cemetery, avec sa soeur Rose Nicely, de Edgewood.

“Je suis désolée de ne l’avoir jamais connu”, a dit Rachel.

in The Kentucky Post

15 octobre 2006

Découvertes dans la recherche génétique appliquée à la généalogie

Family Tree DNA, leader des laboratoires d’études génétiques appliquées à la généalogie, est prêt à proposer un nouvel élément déterminant : le premier test ADN du chromosome X.

Jusqu’à présent, les études portaient sur le chromosome Y qui permet de tracer une ascendance par les hommes, et sur l’ADN mitochondrial qui permet de tracer une ascendance par les femmes.

L’étude du chromosome X permettra de révéler directement des liens familiaux tels que la fratrie, par exemple quand l’ADN du père n’est pas disponible.

in Yahoo! News

Je prépare actuellement un dossier complet sur la génétique appliquée à la généalogie. Technique mais passionnant…

3 octobre 2006

Le boum de la généalogie génétique

Une nouvelle mode frappe les retraités nord-américains: la généalogie à la sauce génétique. Avec un simple test coûtant quelques centaines de dollars, et un échantillon de muqueuse buccale, on peut déterminer de quel continent proviennent nos ancêtres. Les Québécois peuvent même bénéficier d’un service plus précis, qui identifie la région de la France d’où sont partis leurs aïeuls.

La généalogie génétique a aussi permis de confirmer que Gengis Khan avait un harem hors du commun, puisqu’il est l’ancêtre de 8% de la population habitant dans les pays de l’ancien empire mongol. Mais des dérives sont possibles: aux Etats-Unis, des blancs utilisent leurs gènes amérindiens pour accéder à des avantages fiscaux, ou leurs gènes africains ou asiatiques pour bénéficier de la discrimination positive.

La recherche de ses ancêtres selon le bagage génétique réserve parfois bien des surprises. Si on peut se découvrir des aïeuls zoulous ou amérindiens, on risque aussi d’apprendre qu’on n’est pas le fils de sa mère. Portrait d’une pratique en pleine croissance.

Voilà quelques années, l’un des dirigeants de l’Association des Daigle du Québec (un des nombreux regroupements généalogiques de la province), a décidé d’essayer une nouvelle technique du domaine: l’analyse génétique. Les résultats l’ont profondément choqué: il n’avait aucun des gènes normalement associés aux Daigle.

“J’ai eu l’occasion de lui parler pour lui expliquer comment cela était possible”, commente Jacques Beaugrand, un professeur de psychologie à la retraite qui s’intéresse beaucoup à la généalogie génétique. “Il était très surpris. Je lui ai dit que cela illustrait peut-être l’un des principaux problèmes de la généalogie, que les travaux sont souvent faits par des amateurs qui ne sont pas toujours fiables. L’autre possibilité, c’était qu’il y ait eu à un certain point une adoption ou une fausse paternité.”

Aux �?tats-Unis, la généalogie génétique fait encore plus de vagues. Ce printemps, le New York Times rapportait le cas d’une jeune étudiante qui avait inscrit “asiatique” dans son formulaire d’inscription universitaire, même si elle était blanche et ne se connaissait aucun ancêtre asiatique. La raison: elle venait de faire un test génétique qui montrait que ses gènes provenaient à 98% d’Europe et à 2% d’Asie de l’Est. L’étudiante a été admise et a même reçu une bourse. Elle soupçonne qu’elle a bénéficié d’un programme de discrimination positive.

“On parle de la généalogie génétique depuis des décennies, mais ça fait seulement cinq ans qu’on en fait vraiment, parce que les coûts des tests ont beaucoup diminué”, explique M. Beaugrand, qui dirige la section francophone du “Projet ADN d’héritage français”, mis sur pied par deux sociétés généalogiques californiennes. “Et depuis trois ans, ajoute-t-il, il y a beaucoup de développements. Il y a de plus en plus de compagnies fiables qui font ce genre de tests, particulièrement aux �?tats-Unis.”

En 2004, une revue de la généalogie génétique parue dans Nature Genetics recensait une dizaine de compagnies fiables, dont certaines étaient inscrites en Bourse. Les tests coûtent entre 100 US et 700 US.

Selon M. Beaugrand, qui a beaucoup travaillé avec la génétique quand il enseignait à l’UQAM, cette nouvelle technique amène beaucoup de rigueur à la généalogie. “Des fois, les tests de deux compagnies vont donner des résultats légèrement différents, mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas sérieux. C’est simplement parce qu’ils utilisent des marqueurs génétiques différents.”

D’une manière générale, les compagnies utilisent soit des marqueurs paternels, sur le chromosome Y, soit des marqueurs maternels, sur les mitochondries, un élément des cellules humaines qui joue un rôle important dans la gestion de l’énergie, et qui n’est transmise que par les mères, pas par les pères.

L’intérêt des Québécois pour la généalogie génétique est mitigé, selon M. Beaugrand. “Ici, les gens ont l’impression qu’ils connaissent bien leur généalogie, parce que leur famille est ici depuis plusieurs générations. Mais ailleurs au Canada, et aux �?tats-Unis, il y a plus souvent des migrations. Il n’est pas rare que les enfants d’un couple vivent aux quatre coins des �?tats-Unis. Alors la généalogie est plus difficile. Les gens ont l’impression d’être coupés de leur racine. Quand ils arrivent à l’âge de la retraite, comme c’est le cas de beaucoup de baby-boomers, ils se plongent dans le récit de leurs origines.”

Projet ADN français

Le Projet ADN d’héritage français retrace les ancêtres des participants qui sont nés en France, à l’aide de nombreux marqueurs génétiques. Mais le projet est compliqué par des lois françaises qui interdisent les analyses génétiques non sanctionnées par un organisme de recherche ou un juge. “Il y a un flou juridique en France, à cause de lois interdisant les tests de paternité, afin d’empêcher les enfants adoptés de retrouver leurs parents biologiques, et de permettre aux femmes d’accoucher “sous le nom X”, sans nommer le père”, dit M. Beaugrand.

Pour les autres groupes ethniques, l’identification est plus vague. “En général, les tests peuvent difficilement aller plus loin que la région, dit M. Beaugrand. Quand je vois des compagnies affirmer qu’elles peuvent retracer des ancêtres juifs, je trouve que c’est douteux. Il s’agit de marqueurs du Moyen-Orient, qui peuvent aussi bien représenter des Arméniens ou des Iraniens que des juifs. Je suis tout aussi sceptique devant le projet de faire le portrait génétique des clans écossais.”

Ce flou n’a pas empêché un Californien, John Haedrich, de réclamer la citoyenneté israélienne sur la base de tests génétiques montrant qu’il avait des gènes juifs. Israël a refusé parce que M. Haedrich est chrétien, mais ce dernier n’en démord pas et soutient que ses ancêtres européens ont dû renier leur foi durant l’Inquisition.

Des racines amérindiennes

Le manque de précision territoriale complique aussi un autre stratagème de certains clients des compagnies de généalogie génétique: la revendication d’ancêtres amérindiens. Certaines tribus américaines versent à leurs membres une partie des profits des casinos qui se sont ouverts, ces dernières années, dans les réserves; il suffit souvent, pour être membre, d’avoir des arrière-grands-parents amérindiens. Mais le fait d’avoir des gènes amérindiens ne permet pas d’identifier une tribu particulière. Ce genre d’approche est appelé “syndrome de la princesse amérindienne” dans l’industrie.

N’empêche, le sang amérindien est l’une des surprises les plus courantes de la généalogie génétique. “C’est très fréquent au Québec, comme dans le reste de l’Amérique du Nord, dit M. Beaugrand. Aux �?tats-Unis, on voit aussi beaucoup de noirs qui se découvrent des ancêtres blancs. C’est avec la généalogie génétique qu’on a pu certifier que Thomas Jefferson a bel et bien eu un enfant avec une esclave noire.”

La nouvelle technique est particulièrement populaire chez les noirs américains, qui peuvent savoir approximativement d’où ils viennent en Afrique. L’animatrice Oprah Winfrey s’est ainsi découverte du sang zoulou, alors que les ancêtres du cinéaste Spike Lee proviendraient du Niger et du Cameroun.

Les registres des compagnies de navigation qui faisaient de la traite d’esclaves étaient relativement détaillés, ce qui permet de savoir le nombre d’esclaves qui provient des différents pays de l’Afrique centrale et occidentale. Les compagnies de généalogie génétique ont fait des analyses génétiques détaillées dans ces pays africains. Mais certains critiques soulignent que les populations actuelles sont peut-être venues d’ailleurs en Afrique.

L’�?ve “mitochondriale”

La généalogie génétique a aussi des perspectives plus larges. Des recherches génétiques ont permis d’identifier l’”�?ve mitochondriale”, une femme ayant vécu en Afrique orientale voilà 150 000 à 200 000 ans, et qui serait l’ancêtre de tous les humains qui vivent aujourd’hui sur la planète. Des harems extraordinaires ont été mis au jour: un homme ayant vécu en Asie vers le 13e siècle, probablement Gengis Khan, est l’ancêtre de 8% des hommes vivant aujourd’hui dans les pays de l’ancien empire mongol, alors qu’un homme ayant vécu en Irlande au Ve siècle, probablement le roi Niall, est l’ancêtre de 9% des Irlandais. Et l’identification de quatre femmes ayant vécu au Moyen-Orien au VIe siècle, qui sont les ancêtres de 40% des juifs askhénazes, a permis de réfuter la théorie antisémite voulant que l’émigration juive en Europe ait été composée d’hommes qui ont pris pour épouse des femmes européennes converties.

in cyberpresse.ca